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Douce Namwezi, l’autre face de la presse pour briser le tabou sur la menstruation !

«Le hasard fait bien les choses ou encore rien n’arrive au hasard», ces deux maximes collent parfaitement à une dame de taille moyenne auréolée d’un sourire permanent aux lèvres sous un teint clair naturel. Dotée d’un charme discret,  Douce Namwezi est une femme dévouée, entrepreneure et surtout convaincue du travail bien fait. Ainsi, la rédaction de vôtre journal, kivu5.net, a fait un voyage dans le jardin secret de cette jeune dame, simple d’approche et trop accueillante qui a décidé de placer les intérêts des communautés au-dessus de tout.

Elle est dans le journalisme depuis son jeune âge, à la Radio Maria avant d’intégrer Mama Radio où elle a gravit tous les échelons de la hiérarchie jusqu’au plats exquis de l’excellence.

« j’ai commencé le journalisme, en étant très jeune, à la Radio Maria depuis l’âge de 16 ans. il y avait un programme initié par le Père Luigi Lostoco. à l’époque, il voulait initier les jeunes à raporter des histoires des autres enfants à travers des reportages que nous réalisions par rapport à la situation des enfants dans la rue mais aussi les phénomènes des enfants accusés de sorcellerie. donc, nous faisions des reportages et chaque dimanche, nous diffusions le journal des enfants…»

Douce Namwezi est titulaire d’un diplôme en relation internationale de l’Université Officielle de Bukavu. Elle détient également un diplôme dans la non-violence à l’université Rhodes Island aux USA y compris plusieurs formations connexes.

Celle-ci ne cesse de se distinguer des autres femmes vu ses différentes interventions dans la défense et la promotion des droits de la femme et de la jeune fille.

Par ailleurs, elle est chargée de programme pays de la Fondation « Internationale des Femmes dans le médias » et directrice de l’organisation non gouvernementale, dénommée Uwezo Africa Initiative, qui œuvre essentiellement pour la promotion de la femme avec un accent particulier sur la santé sexuelle et reproductive.

Pour madame Douce, entre elle et le journalisme, il y a une histoire de passion qui s’est révélé au grand public grâce à la Radio Maria de l’église Catholique émettant en ville de Bukavu. Après la Radio Maria, la porte de l’Association des Femmes des Médias s’ouvre où une aventure professionnelle médiatique comme pour cette dame.

« pendant ce temps, j’ai entendu parler de l’Association des Femmes des Médias (AFEM), une organisation qui regroupait les femmes journalistes venant des différents médias. j’ai adhéré à AFEM dans les années 2009, et rejoint l’équipe de la production parce qu’à l’époque, nos émissions étaient enregistrées avec les femmes rurales ainsi qu’au niveau de la ville pour que ces dernières s’expriment sur tous les sujets possibles comme ceux relatifs à leur droits, à la gouvernance, au leadership, la politique. Ces émissions étaient diffusées au niveau des radios partenaires », dit-elle.

 

Quelques années plus tard, après son intégration à l’Association des Femmes des Médias (AFEM), Madame Douce Namwezi s’est attachée à accomplir sa mission avec dévouement allant jusqu’au bout de sa conviction. C’est ainsi qu’elle a gravit tous les échelons de la hiérarchie jusqu’à devenir la coordinatrice de AFEM.

« vu la progression de l’organisation, il y a eu des mutations à l’interne. j’ai arrêté d’être productrice. dans la foulée, j’étais la chargée de toutes les productions. plus tard, suis devenue, la chargée de suivi et évaluation. Suite à la nécessité des partenariats, on devrait apprendre le standard de différents bailleurs de fonds, celui-ci m’a poussé à faire beaucoup de formations. Cela m’a valou le poste de la chargée de programmes. Pendant ce temps, au niveau de l’AFEM, ll y avaitune idée de créer une radio vu que plusieurs médias demandaient à diffuser ses émissions et ça devenait intense », a-elle indiqué.

Un retour réussi avec Mama Radio pour Douce Namwezi !

« une fois à la radio mise en fonction, j’étais devenue respectivement la chargée des programmes à la Radio et chef de programmes de AFEM, comme organisation.Par contre, après un moment donné, une nouvelle mutation à l’interne est intervenue. Cette dernière m’a vu être élevée au rang de coordinatrice d’AFEM, en même temps directrice de Mama Radio ».

En même temps, Douce trouve son âme sœur,un juriste de formation avec qui elle se marie et et aujourd’hui mère des enfants. Coordinatrice et mère de famille, celle-ci essaie toujours d’équilibrer ses tâches ménagères et celles de sa fonction de coordinatrice d’AFEM et directrice à Mama radio.

Pourquoi avoir créé Uwezo Afrika Initiatives?

Toujours prête à rendre service à la communauté, Douce nous a fait savoir que la motivation de la création de Uwezo Afrika Initiative, est née de son expérience en tant que journaliste au moment où elle réalisait de reportages qui avaient un volet auquel les médias ne pouvaient pas répondre.

« Quand par exemple, tu parles avec les femmes sur les questions liées à la santé sexuelle et la reproduction, en tant que journaliste, je faisais mon travail d’éduquer, d’informer et de sensibiliser (….). je réalisais qu’il était important d’agir autrement et d’apporter une pierre à la construction de cet édifice du respect des droits de femmes »

Il faut briser le tabou sur la menstruation !

Partant du constat selon lequel les questions liées à la santé sexuelle et la reproduction sont quasi tabou dans la communauté,  Douce a disponibilisé des serviettes hygiéniques et des espaces d’échanges pour briser le tabou sur la menstruation.

« j’ai constaté que c’était un peu un secteur tabou et les conséquences de ne plus en parler, serait un obstacle. je me suis dit pourquoi ne pas rendre disponible des serviettes hygiénique à l’école pour les jeunes filles et dans les différentes communautés de la province du Sud-Kivu où l’accès à des serviettes est quasiment difficile voire impossible à trouver»

Elle renchérit qu’à part cela, il fallait s’ateler à l’intégration des femmes et filles dans d’autres domaines où elles sont moins nombreuses à l’instar de la nouvelle technologie de l’information et de la communication mais aussi à la question de l’entrepreneuriat féminin.

Par ailleurs, Douce Namwezi reste convaincue que le chemin à parcourir reste long afin de permettre à toute la communauté et plus particulièrement au niveau des familles, de démystifier la question liée à la santé de la reproduction en créant des Clubs au niveau des écoles et dans les villages.

Vue d’une sensibilisation de l’organisation Uwezo Africa initiative à Panzi en ville de Bukavu

« Ceci va permettre d’accorder aux jeunes filles des informations fiables et lutter ainsi contre des grossesses non désirées et les infections sexuellement transmissibles vu qu’elles sont les plus exposées ».

Madame Douce appelle les jeunes filles à croire en elles, et à faire de leur mieux pour réaliser leurs rêves grâce aux nouvelles technologies (NTIC).

« La nouvelle technologie peut amener les filles à créer des applications pour réaliser leurs propres rêves et avoir des informations sur la sante sexuelle et de la reproduction grâce aux plateformes virtuelles», a-t-elle conclu.

Avec kivu5.net

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Bukavu : Phoenix forme des jeunes filles en situation difficile sur la menstruation et la prévention des MST

Sensibiliser les jeunes filles vivant dans les rues et celles en situation difficile sur l’importance des bonnes pratiques sur l’hygiène corporelle et la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles, Tel est l’objectif d’une formation que l’organisation Phoenix vient d’organiser du 19 au 20 mars en faveur de 20 jeunes filles dans la grande salle de l’Institut Français de Bukavu

A en croire Prisca KANGA coordinatrice de l’organisation Phœnix cette séance avait pour objectif de sensibiliser sur les bonnes pratiques d’hygiène corporelles et les maladies sexuellement transmissibles tout en insistant sur la menstruation de la femme dans la dignité.

« Le but de la formation était de le conscientiser sur l’importance d’une bonne hygiène parce qu’une belle fille c’est pas seulement l’extérieur mais surtout l’intérieur et en parlant de l’intérieur on parle des parties intimes car une femme avec de parties intimes sales aura des maladies et complications en accouchant ou pour nous les jeunes on peut avoir des infections surtout que parmi elles il y a ceux qui n’ont pas la chance d’avoir les mères ou grandes sœurs qui peuvent leur parler sur la thématique »a-t-elle affirmée

De son côté Akonkwa Aksanti l’une de bénéficiaires de cette formation se dit satisfaite par la pertinence de la matière surtout que la majorité des filles présentes sur les lieux ne savent pas,ou n’accordent pas assez d’importance sur l’hygiène intime et la menstruation

« Sincèrement je ne savais pas compter mes jours lors de la menstruation et je n’ai jamais utilisé de serviettes appropriées et j’ai toujours utilisé des pièces des pagnes usés lors de mes menstruations. Ce que je viens d’entendre vient de m’ouvrir les yeux sur les bonnes pratiques de l’hygiène menstruelle » a-t-elle affirmée

A cette occasion, ces jeunes filles ont bénéficiées de quelques outils pour l’hygiène corporelle tel que des savons, sceau, rasoir, serviette hygiénique  lavable, purifiant d’eau et ont émis le vœu que ce genre de sensibilisation se fasse à l’intention d’autres filles qui n’ont pas eu la chance de participer à cette séance

Pour rappel cette formation s’est tenue sous l’appui de l’Institut Français de Bukavu, l’association des femmes des médias (AFEM) et l’organisation pour la promotion de la femme Uwezo Afrika Initiative.

Avec Kivu5.net

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Bukavu : 20 jeunes filles en situation difficile formées sur la propreté des parties intimes du corps.

L’organisation Phoenix œuvrant pour la défense de droits de la femme a procédé à la formation des jeunes filles en situation difficile sur comment s’auto-comporté lors de la menstruation ainsi que la prévention des Maladie Sexuellement Transmissible MST.

» Nous avions opté à sensibiliser les jeunes filles vivant dans les rues de bukavu et celles en situation difficile sur l’importance des bonnes pratiques sur l’hygiène corporelle et la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles. Tout en insistant sur la menstruation de la femme dans sa dignité. » a dit PrisaKANGA coordinatrice de l’organisation Phœnix.

Le but de la formation était de le conscientiser sur l’importance d’une bonne hygiène et propreté interne.

» Une belle fille c’est pas seulement l’extérieur mais surtout l’intérieur et en parlant de l’intérieur on parle des parties intimes car une femme avec de parties intimes sales aura des maladies et complications en accouchant ou pour nous les jeunes on peut avoir des infections surtout que parmi elles il y a ceux qui n’ont pas la chance d’avoir les mères ou grandes sœurs qui peuvent leur parler sur la thématique.»a-t-elle affirmée

De son côté Akonkwa Aksanti l’une de bénéficiaires de cette formation se dit satisfaite par la pertinence de la matière surtout que la majorité des filles présentes sur les lieux ne savent pas,ou n’accordent pas assez d’importance sur l’hygiène intime et la menstruation

 » Je n’ai jamais utilisé de serviettes appropriées et j’ai toujours utilisé des pièces des pagnes usés lors de mes menstruations.Ce que je viens d’entendre vient de m’ouvrir les yeux sur les bonnes pratiques de l’hygiène menstruelleSincèrement je ne savais pas compter mes jours lors de la menstruation. » a révélé à la presse presente une de partcipante qui a requis l’anonymat.

Quelques outils pour l’hygiène corporelle tel que des savons, sceau, rasoir,cotex lavable, purifiant d’eau ont été donné à ces jeunes filles qui n’ ont émis le vœu de poursuivre à la longue ce genre de sensibilisation qui ont attiré l’intention d’autres filles qui n’ont pas eu la chance de participer à cette séance de deux jours soit du a9 au 20 Mars 2021.

La formation de Phoenix et ses 20 jeunes filles sélectionnées en dents de scie s’est deroulee dans la grande salle de l’Institut Français de Bukavu sous l’appui de l’association de femmes des médias (AFEM) et l’organisation pour la promotion de la femme Uwezo Afrika Initiative.

Avec bkinfos.net

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COEXI Internationale : Trophée internationaux des excellents de la RDC présente le profil de la nominée Douce N’IBAMBA

TROPHÉE CONGO BINGWA EDITION SUDKIVU 2021 PRESENTE LE PROFIL DE LA NOMINÉE  DOUCE NAMWEZI N’IBAMBA

Qui est Douce Namwezi N’Ibamba?

Née à Bukavu au Sud Kivu, de nationalité congolaise, Douce Namwezi est issue d’une famille des parents infirmiers. Elève des pères jésuites du Collège Alfajiri, parlementaire au sein du Carrefour des enfants du Congo, licenciée en relations internationales de l’Université Officielle de Bukavu, journaliste à Mama Radio de l’Association des femmes des médias, activiste et défenseure de l’égalité du genre et épouse d’un avocat.

Ce parcours forge le destin de l’initiatrice et directrice d’Uwezo Afrika Initiative. Elle brise les tabous autour de la santé menstruelle et accompagne les jeunes élèves.

Touchée par la situation sanitaire des femmes, Douce Namwezi abandonne le micro et la direction de Mama Radio en 2018.

Elle effectue un saut dans l’inconnu et crée Uwezo Afrika Initiative pour apporter d’abord une réponse concrète à l’hygiène menstruelle. Cette association fabrique des serviettes hygiéniques lavables et réutilisables, vendues à un prix très abordable voire distribuées gratuis aux personnes vulnérables.

Uwezo Afrika Initiative mène une enquête sur l’hygiène menstruelle qui reste un tabou dans les familles. Seulement 3 % des parents ont le temps d’échanger avec leurs enfants sur les questions de santé sexuelle. 89% des filles sont informées sur la gestion de l’hygiène menstruelle par des amies ou des condisciples de classe. 60% des filles ratent des cours parce que surprises par les menstrues à l’école.

Douce Namwezi crée des clubs Maisha dans les écoles de trois communes de la ville de Bukavu. Des échanges sont tenus régulièrement sur la gestion du cycle menstruel et l’utilisation des serviettes hygiéniques dans le but de briser le tabou autour de la menstruation. Les jeunes filles élèves reçoivent chacune un paquet des serviettes hygiénique de la marque Maisha Pad fabriqué par Uwezo Afrika Initiative.

Douce Namwezi N’Ibamba combine les identités de sa mère Claudine Namwezi et son père Lambert N’Ibamba. Le nom étant un présage, les blouses blanches de ces deux infirmiers lui inspirent l’hygiène. Les pères jésuites lui inculquent qu’elle compte dans la société.

Le Carrefour des enfants du Congo (Careco) lui apprend les joutes parlementaires. L’Université Officielle de Bukavu (Uob) lui enseigne l’analyse des contextes. Mama Radio lui donne le micro.

Elle a dirigé l’Association des Femmes des Médias « AFEM ». La cerise sur le gâteau, elle épouse Me Placide Nyenyezi Ntole, un avocat près la cour d’appel de Bukavu.

Douce Namwezi n’est pas encore celle qu’elle doit être dans et pour la société. Elle rêve d’avantage pour la promotion des droits des femmes et l’accès des dames aux soins de la santé de la reproduction.

COEXI Internationale

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RDC : Douce Namwezi élevée au rang de «Patriote en Or»

Douce Namwezi, Directrice de Uwezo Afrika Initiative, a été élevée au rang de « Patriote en Or», une récompense annuelle décernée par la Nouvelle Dynamique de la Société Civile en République Démocratique du Congo. L’annonce a été faite ce vendredi 12 février 2021 via un communiqué rendu public par les organisateurs de cette récompense décernée aux personnes qui se sont distinguées dans plusieurs domaines d’activités sur une période d’une année.

Nominée dans la catégorie «Genre, Jeunes et Femmes engagés», cette récompense dont la remise aura lieu dans une soirée qui se tiendra le dimanche 21 février 2021 a pour objectif de célébrer l’engagement, le dévouement et la promotion des jeunes et des femmes congolais dont Douce Namwezi a fait preuve dans l’exercice des ses différentes activités sur l’ensemble du territoire national congolais.

« Le Prix Patriote en or est une initiative de la NDSCI qui vise à encourager l’excellence dans la société congolaise. Il vise également à montrer à la face du monde que tout n’est pas pourriture en RD Congo et qu’il y a des  hommes et des femmes qui, en dépit des conditions précaires, essayent de sortir du lot en se comportant dignement au sein de la communauté.», peut-on lire dans le communiqué conjointement signé par Arnold Nyaluma et Jean-Chrysostome Kijana, respectivement Président du jury de la cinquième édition de Patriote en Or et Président National de la NDSCI.

Un engagement au service de la communauté

À la tête de Uwezo Afrika Initiative, une association sans but lucratif qui milite en faveur de l’autonomisation des femmes et des jeunes en République Démocratique du Congo depuis 2018, Douce Namwezi s’est illustrée dans plusieurs secteurs de la vie, à travers la mise en oeuvre des projets innovants à l’instar du Requiem pour la paix, une initiative du devoir de memoire en l’honneur des victimes des guerres et tueries qui endeuillent la RDC depuis plus de deux décennies.

Aussi, elle s’est illustrée dans son combat en faveur de l’accès des femmes aux droits à la santé sexuelle et de la reproduction. Maisha Pad, une serviette hygiénique produite par l’organisation qu’elle coordonne a permis à plusieurs femmes du Sud-Kivu d’accéder, à moindre coût, aux serviettes hygiéniques lavables durant leurs cycles menstruels.

Une reconnaissance de plus

Plusieurs autres personnalités congolaises seront récompensés dans des catégories telles que la culture et le sport, la démocratie, la bonne gouvernance et la paix, la science, l’économie et les arts ou encore les droits humains, la justice et la sécurité. Parmi elles, on note la présence des journalistes, des activistes des droits de l’homme, des entrepreneurs, des acteurs politiques ou encore des professeurs d’université.

Cette récompense décernée à Douce Namwezi vient s’ajouter à d’autres récompenses qu’elle a reçu par le passé. Elle a récemment figuré sur la liste des 100 femmes les plus influentes du monde, une liste établie par le média britannique BBC et dont l’objectif est d’honorer les femmes qui excellent dans différents domaines.

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RDC : Douce Namwezi, la seule congolaise parmi les 100 femmes influentes du monde plébiscitées par BBC pour 2020.

La BBC a dévoilé sa liste de 100 femmes inspirantes et influentes du monde entier pour 2020. Cette année, 100 femmes mettent en lumière ceux qui mènent le changement et font la différence en ces temps de turbulence.

La liste de la BBC comprend Sanna Marin, qui dirige le gouvernement de coalition entièrement féminin de la Finlande, Michelle Yeoh, star des nouveaux films Avatar et Marvel et Sarah Gilbert, qui dirige la recherche de l’Université d’Oxford sur un vaccin contre le coronavirus, ainsi que Jane Fonda, une militante pour le climat et actrice.

Douce Namwezi N’Ibamba est la seule femme de la République Démocratique du Congo sur cette liste de 100 femmes influentes au monde.

Douce Namwezi N’Ibamba est journaliste multimédia et fondatrice de Uwezo Afrika Initiative, une entreprise à but non lucratif promouvant l’autonomisation des femmes par le journalisme, la formation professionnelle et l’entrepreneuriat social. Elle combat les tabous autour des menstruations en mettant à la disposition des étudiantes et des femmes en République démocratique du Congo des kits d’éducation sexuelle et d’hygiène.

Qu’est-ce que 100 femmes de la chaîne britannique BBC?

BBC 100 femmes nomme chaque année 100 femmes influentes et inspirantes à travers le monde.

« Nous créons des documentaires, des longs métrages et des interviews sur leur vie, donnant plus d’espace pour les histoires qui mettent les femmes au centre », peut-on lire sur le site de la BBC.

Comment les 100 femmes ont-elles été choisies?

L’équipe des 100 femmes de la BBC a dressé une liste restreinte basée sur les noms recueillis par eux et suggérés par le réseau des équipes linguistiques du Service mondial de la BBC.

« Nous recherchions des candidats qui avaient fait la une des journaux ou influencé des histoires importantes au cours des 12 derniers mois, ainsi que ceux qui ont des histoires inspirantes à raconter, qui ont réalisé quelque chose d’important ou qui ont influencé leur société d’une manière qui ne ferait pas nécessairement l’actualité. Le pool de noms a ensuite été évalué par rapport au thème de cette année – les femmes qui ont conduit le changement – et mesuré pour la représentation régionale et l’impartialité due, avant que les noms définitifs ne soient choisis », fait savoir BBC 100 femmes influentes.

Qui est Douce Namwezi N’Ibamba?

Née à Bukavu au Sud Kivu le 11 février 1989 et de nationalité congolaise, Douce Namwezi est issue d’une famille des parents infirmiers. Elève des pères jésuites du Collège Alfajiri, parlementaire au sein du Carrefour des enfants du Congo, licenciée en relations internationales de l’Université Officielle de Bukavu, journaliste à Mama Radio de lAssociation des femmes des médias, activiste et défenseure de l’égalité du genre et épouse d’un avocat.

Ce parcours forge le destin de l’initiatrice et directrice d’Uwezo Afrika Initiative. Elle brise les tabous autour de la santé menstruelle et accompagne les jeunes élèves. Touchée par la situation sanitaire des femmes, Douce Namwezi abandonne le micro et la direction de Mama Radio en 2018. Elle effectue un saut dans l’inconnu et crée   Uwezo Afrika Initiative pour apporter d’abord une réponse concrète à l’hygiène menstruelle. Cette association fabrique des serviettes hygiéniques lavables et réutilisables, vendues à un prix très abordable voire distribuées gratis aux personnes vulnérables.

Uwezo Afrika Initiative mène une enquête sur l’hygiène menstruelle qui reste un tabou dans les familles. Seulement 3 % des parents ont le temps d’échanger avec leurs enfants sur les questions de santé sexuelle. 89% des filles sont informées sur la gestion de l’hygiène menstruelle par des amies ou des condisciples de classe. 60% des filles ratent des cours parce que surprises par les menstrues à l’école.

Douce Namwezi crée des clubs Maisha dans les écoles de trois communes de la ville de Bukavu. Des échanges sont tenus régulièrement sur la gestion du cycle menstruel et l’utilisation des serviettes hygiéniques dans le but de briser le tabou autour de la menstruation. Les jeunes filles élèves reçoivent chacune un paquet des serviettes hygiénique de la marque Maisha Pad fabriqué par Uwezo Afrika Initiative.

Douce  Namwezi N’Ibamba combine les identités de sa mère Claudine Namwezi et son père Lambert NIbamba. Le nom étant un présage, les blouses blanches de ces deux infirmiers lui inspirent l’hygiène. Les pères jésuites lui inculquent qu’elle compte dans la société.

Le Carrefour des enfants du Congo (Careco) lui apprend les joutes parlementaires. L’Université Officielle de Bukavu (Uob) lui enseigne l’analyse des contextes. Mama Radio lui donne le micro.

Elle a dirigé l’Association des Femmes des Médias « AFEM ». La  cerise sur le gâteau, elle épouse Me Placide Nyenyezi Ntole, un avocat près la cour d’appel de Bukavu.

Douce Namwezi n’est pas encore celle qu’elle doit être dans et pour la société. Elle rêve d’avantage pour la promotion des droits des femmes et l’accès des dames aux soins de la santé de la reproduction.

Avec Libre Grand Lac

 

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Feuillet Bimensuel Maisha 4: 17 cas des Violences Basées sur le Genre à Bukavu ainsi que dans le territoire de KABARE

Des cas de violences sexuelles dont le viol sur mineures et les grossesses précoces et non désirées continuent à être quotidiennement répertoriés dans la ville de Bukavu ainsi que le territoire de kabare. La fermeture des écoles, la fermeture des frontières Rwanda-RDC (les conditions actuelles pour traverser n’étant pas adaptées à toutes les bourses) et la conjoncture économique, ont des répercussions néfastes sur les droits des femmes et des jeunes filles. Du 16 Aout au 31 Aout 2020), Uwezo Afrika Initiative a répertorié 17 cas des Violences Basées sur le Genre à Bukavu (Ibanda, Kadutu, et Bagira) ainsi que dans le territoire de KABARE (Groupements de Mudaka et Ludaha) et dont voici la synthèse dans ce quatrième feuillet.

Pour plus des détails, cliquer sur le lien ci-dessous.

feuillet bimensuel sur les Violences Basées sur le Genre,numero 4 (1)

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Feuillet Bimensuel Maisha 5: 23 cas de violences basées sur le genre répertoriés à Bukavu et à Kabare(axe Mudaka et Ludaha)

23 cas de violences basées sur le genre répertoriés dans les trois communes de la ville de Bukavu (Ibanda, Kadutu, et Bagira) ainsi que dans le territoire de Kabaare (l’axe Mudaka et l’axe Ludaha (Du 1er au 15 Septembre 2020)
Grâce au monitoring réalisé quotidiennement depuis le début du mois de juillet, 23 cas des Violence Basées sur le genre ont été répertoriés dans les différents milieux concernés durant la premiere moitié de ce mois de Septembre. La plupart de ces cas sont relatifs aux violence s sexuelles dont les grossesses précoces, les mariages forcés des filles mineurs et des violences domestiques à l’encontre des filles et femmes. Les femmes exerçant le petit commerce sont particulièrement affectées économiquement par la fermeture des frontières entre le Rwanda et la RDC, les tracasseries policières et la hausse du taux de change entre les dollars américains et les Francs congolais ainsi que des besoins sexo-spécifiques des femmes liés à la maternité.

Pour aller plus loin, cliquer sur le lien ci-dessous

Feuillet bimensuel sur les violences basées sur le genre N°5

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Sud-Kivu/JIFR 2020 :«Nous devons reconnaître les efforts des femmes rurales »Douce Namwezi

Depuis plusieurs années, des femmes rurales font des kilomètres à pieds pour approvisionner des villes en légumineuses et autres aliments. Ceci prouve leur engagement dans le développement de leurs pays. Occasion pour madame Douce Namwezi, coordinatrice de l’organisation Uwezo Afrika initiative, d’appeler la communauté à reconnaître et soutenir la lutte des femmes rurales pour le bien de la société. Ceci en marge de la journée internationale de la Femme rurale célébrée ce Jeudi 15 Octobre 2020.

A en croire, madame Douce Namwezi, les femmes rurales jouent un rôle important dans le développement de tout pays. Ceci grâce à leur implication dans différents secteurs de la vie.

Ainsi, elle invite la communauté à reconnaître les efforts des femmes rurales et soutenir ces dernières en vue d’obtenir le respect des droits de cette catégorie de la population.

« Les femmes rurales font face à beaucoup des défis liés à l’accès aux services de santé , à l’accès à l’eau potable, à l’accès à plusieurs de leurs droits. Mais grâce à cette journée, c’est un moment de réflexion pour reconnaître tout les efforts que ces femmes sont entrain de fournir au jour le jour et aussi la lutte qu’elles sont entrain de faire pour que leurs droits aussi soient respectés »

La coordinatrice de l’organisation Uwezo Afrika initiative plaide également pour l’accompagnement des femmes rurales après des perturbations de leurs activités par la pandémie de la maladie à corona virus ces derniers temps.

Notons que la journée internationale des femmes rurales est l’occasion de célébrer le rôle décisif joué par celles-ci en matière de sécurité alimentaire et de nutrition mais aussi de sensibiliser la communauté internationale afin que cette dernière continue à investir dans le rôle de chef de file des femmes et à aider leurs réseaux structurés ou informels à contribuer à la lutte contre la covid-19.

Avec kivu5.net

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Sud-Kivu : L’impunité est le facteur favorisant de la persistance des violences sexuelles à Bukavu (Douce Namwezi)

L’organisation sans but lucratif Uwezo Afrika Initiative, déplore, la persistance des violences sexuelles et celles basées sur le genre qui ne cessent de prendre de l’ampleur dans la ville de Bukavu et dans certains territoires de la province du Sud-Kivu.

Dans un entretien accordé à Radio Star Bukavu ce vendredi 28 août 2020, Douce Namwezi, coordonnatrice de Uwezo Afrika explique que, la plupart des auteurs de ces actes bien que connus sont connus, ne sont pas poursuivis par les autorités.

« La persistance des violences sexuelles et celles basées, sur le genre est favorisée, par l’impunité, car, les auteurs des viols ne sont pas punis au Sud-Kivu, ce qui conduit à ce que les filles, femmes et petits garçons continuent d’en être des victimes. Si on arrive à punir les commanditaires de ces actes, les autres ne pourront pas suivre ce chemin » Explique Douce Namwezi.

Dans leur feuille de monitoring et d’analyse des violences basées sur le genre, Uwezo Afrika a documenté 26 cas de violences sexuelles et celles basées sur le genre dans la ville de Bukavu et dans le territoire de Kabare vers Ludaha dans une période allant du 15 au 31 juillet 2020.

Ce rapport souligne que la plupart de cas ont été enregistrés lors de la période de confinement décrétée par les autorités congolaises suite à la présence de la covid19.

Cette structure recommande aux autorités politico-administratives des 3 communes de la ville de Bukavu et du territoire de Kabare de prendre des mesures pour limiter ces cas de violences et aux autorités judiciaires de sanctionner leurs commanditaires.

Avec Radio Star