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ByThèrese

En RD-Congo, la production de serviettes menstruelles réutilisables améliore l’hygiène et l’autonomisation des femmes

Dès l’entrée de l’atelier, on peut apercevoir des sacs contenant une quantité importante de serviettes hygiéniques. En ce matin de septembre, 1.300 unités produites localement sont prêtes à être livrées. « Aujourd’hui, nous faisons exclusivement la coupe. Nous aurons un jour réservé à la couture », explique une couturière pour justifier les bruits des ciseaux qu’on peut entendre dans la pièce. C’est ici que se fabrique, depuis 2018, Maisha Pad, une gamme de serviettes hygiéniques réutilisables conçues à partir de tissus récupérés sur le marché local de Bukavu, à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

« Elles sont fabriquées à 100 % par des fibres renouvelables en coton et en polyester ainsi que des absorbants et des imperméables. Ils sont nettoyés avant la couture, afin d’éviter que les serviettes ne soient la cause des maladies », explique Douce Namwezi, directrice de Uwezo Afrika Initiative, l ’organisation non-gouvernementale qui a lancé l’initiative. Cette ONG, basée à Bukavu, milite pour l’autonomisation des femmes et des jeunes et pour l’accès au droit à la santé sexuelle et reproductive.

En RDC , l’accès aux serviettes hygiéniques demeure un casse-tête pour les femmes. D’après un sondage de U-report, 31 % de personnes interrogées, ont estimé que le manque d’argent était la principale difficulté qu’elles rencontraient pendant leurs règles.

Pour le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA). « L’accès limité à des moyens sécurisés de gérer son hygiène menstruelle et aux médicaments contre les douleurs limitent les opportunités professionnelles des femmes et filles. »

Désireuse d’améliorer les conditions des femmes, Uwezo Afrika Initiative distribue ses serviettes hygiéniques dans les écoles, les orphelinats et les familles à faibles revenus. « Lorsqu’elles sont surprises par leurs règles à l’école, beaucoup de filles sont obligées de rentrer à la maison et ne reviennent plus à l’école jusqu’à la fin des règles. Grâce à notre solution, ces filles peuvent tenir toute une journée », explique Douce.

Il y a également des avantages sur la santé. « Quand j’utilisais les serviettes que nous importons, je développais des allergies. Depuis que j’utilise celles-ci, tout cela n’existe plus », témoigne Thérèse Lushoka, une utilisatrice. Autre avantage : la réduction des déchets. « Avec les serviettes importées, on peut jeter trois serviettes par jour et ainsi polluer l’environnement. Ce qui n’est pas le cas avec Maisha Pad dont un lot contenant trois serviettes peut être utilisé pendant une année. », explique Douce Namwezi. En trois ans, Uwezo Africa a produit plus de 30.000 serviettes qui ont été distribuées dans la ville de Bukavu et la province du Sud-Kivu.

Opportunité d’emploi pour les femmes

Dans une société congolaise largement patriarcale, la grande partie du travail formel est occupé par les hommes. « En RDC, les femmes sont en très grande majorité contraintes à ne pas travailler et à ne s’occuper que des travaux ménagers », explique Marcelline Budza, coordinatrice de Rebuild Women’s Hope, une organisation non-gouvernementale qui milite pour l’autonomisation de la femme congolaise par la culture du café. Son organisation a mis en place une maison des femmes où celles-ci sont initiées à la coupe de tissus, la couture, la pâtisserie, au leadership, etc.

« Le temps dédié aux travaux ménagers non rémunérés a un impact sur la possibilité pour les femmes de se dédier au travail productif et pour les filles adolescentes de pouvoir poursuivre leurs études et suivre leurs désirs et ambitions  », souligne, pour sa part, un rapport rendu public par UNICEF, intitulé « Egalité des sexes : où en sommes-nous en RDC ? ». Le projet Maisha Pad génère huit emplois directs.

« De l’acquisition des matières premières à la distribution, nous faisons intervenir les femmes dans toute la chaîne de production. Grâce à ce qu’elles gagnent, elles participent aux mutuelles de solidarité, épargnent un peu d’argent et contribuent aux dépenses du ménage », explique Douce Namwezi.

Selon la Banque Mondiale, 73 % de la population congolaise vivait avec moins de 1,90 dollar par jour en 2018. Une situation que tente de résoudre Uwezo Afrika Initiative. « Avec les serviettes réutilisables, je ne dépense que cinq dollars par an. Ce qui n’était pas le cas avec les serviettes jetables, car je pouvais dépenser six dollars américains par mois. », explique Thérèse Lushoka. Un lot de trois serviettes de Maisha Pad coûte 2,5 USD à l’année. Aussi, l’ONG a mis en place un service permettant aux femmes de revendre les serviettes au sein de leur communauté et ainsi promouvoir l’entrepreneuriat. « Nous offrons aux femmes et aux pharmaciennes la possibilité d’être des revendeuses de nos produits. À chaque vente, elles peuvent gagner 2 cents de dollar de commission », explique Douce Namwezi.

Divine Ntakobajira, 22 ans, est une couturière spécialisée dans la conception des serviettes hygiéniques. Depuis quelques mois, elle travaille à Uwezo Afrika Initiative. Elle n’a pas pu aller au bout de ses études faute de moyen. Mais grâce à son travail, Divine arrive désormais à soutenir ses parents en assistant certains de ses cadets.

« Grâce à ce travail, j’arrive aujourd’hui à me prendre en charge. Pour m’habiller et répondre à mes besoins, je n’ai pas besoin d’un homme », explique cette autodidacte qui marche désormais la tête haute. « J’ai décidé de travailler pour alléger la tâche de mes parents. Une femme qui ne travaille pas rencontre beaucoup de problèmes dans la vie », dit-elle. Elle rêve désormais de créer son propre atelier de couture où elle pourra initier des femmes comme elle à la couture.

Avant d’y arriver, Divine lance des petites activités génératrices de revenus grâce à l’épargne qu’elle arrive à collecter. « Par mois, j’arrive à épargner 30 dollars américains. Grâce à cet argent, je me suis lancée dans la commercialisation des chaussures pour femmes. J’achète des chaussures que je distribue à crédit aux femmes du quartier. Après deux semaines, elles paient. Cela me permet de diversifier mes sources de revenus », explique-t-elle.

Briser le tabou autour des règles

Malgré les nombreux succès rencontrés, Uwezo Afrika Initiative rencontre plusieurs défis. « Toutes les matières premières que nous utilisons sont importées. Ce qui rend nos coûts de production très élevés. Aussi, nous évoluons dans une communauté où la grande partie de la population vit sous le seuil de la pauvreté. Ce qui fait que beaucoup veulent avoir nos produits gratuitement. Chose que nous ne pouvons pas faire actuellement car nous finançons la production avec des moyens très limités », explique Douce Namwezi.

Le plus grand défi demeure cependant le tabou lié à l’hygiène menstruelle. « En Afrique, les règles sont un sujet tabou qui ne s’aborde pas en public. Quand on essaie de sensibiliser, les gens nous prennent pour des dépravées alors que la femme doit accéder aux services d’hygiène menstruelle de qualité pour pouvoir s’épanouir », estime Douce. Par des campagnes sur les médias sociaux et des sensibilisations sur le terrain, Uwezo Afrika Initiative brise chaque jour davantage les mythes autour des règles et permet aux femmes de prendre part au processus de développement de leurs communautés.

Par Moïse Makangara /equaltimes.org

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Journée Internationale de la jeune fille : Uwezo Afrika se joint à toutes les jeunes filles pour célébrer leurs droits

En décembre 2011, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution fixant le 11 octobre comme journée de la jeune fille. Pour cette année le thème retenu est « Génération numérique, notre génération ».

Uwezo Afrika Initiative se joint à toutes les jeunes filles du monde entier pour célébrer cette journée, qui consiste à promouvoir les droits de la jeune fille, d’encourager ses initiatives de développement et de lutter contre toutes les violations de ses droits. C’est également une occasion de dénoncer toutes les discriminations dont elles sont victimes quotidiennement et qui constituent un frein pour leur émancipation et émergence.

Selon cette organisation de la société civile, cette journée interpelle tous les membres du gouvernement congolais, les responsables du secteur de l’éducation scolaire ainsi que les parents afin de garantir un accès équitable des filles à l’internet, aux appareils numériques en vue de leur offrir des opportunités d’accéder, de manière effective et en toute sécurité, aux nouvelles technologies, d’en faire usage  et ainsi jouer un rôle moteur et innovateur dans ce domaine.

Les filles rencontrent davantage d’obstacles économiques et sociaux pour accéder à l’internet et aux appareils numériques et ainsi faire entendre leurs voix, connaitre leurs droits particulièrement ceux liés à la santé sexuelle et reproductive.

Notons que la résolution 66/170 de l’Assemblée générale des Nations unies stipule que la Journée (des droits) de la fille reconnaît que l’autonomisation des filles, l’investissement dans leur éducation, sont essentiels pour la croissance économique, l’éradication de la pauvreté, ainsi que la participation significative des filles dans les décisions qui les concernent. Ce sont les clés pour briser le cycle de la discrimination et de la violence, pour promouvoir et protéger leur capacité à jouir pleinement de leurs droits.

Marie Thérèse CITO

 

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« Je me bats pour la gratuité des serviettes hygiéniques pour les filles et les femmes » (Douce Namwezi)

Douce Namwezi est une femme engagée dans la promotion des droits de la femme dans la partie Est de la RDC.

Tout a commencé il y a une dizaine d’année lorsque la jeune femme a intégré le club des jeunes reporters de la province. A l’époque, c’est une évidence, elle veut défendre les droits des femmes dans son pays.

« Je suis journaliste de profession, je suis  également directrice d’une organisation locale dénommée Uwezo Afrika Initiative qui oeuvre dans le domaine de la santé. De ce fait, je travaille pour différentes organisations locales et internationales en tant que consultante, manager de programme. En tant qu’activiste j’essaie de contribuer à la promotion des droits des femmes et des jeunes filles dans ma communauté.»

Des médias au domaine associatif, un seul pas

«J’ai d’abord commencé dans le monde des médias. Je n’avais que 15 ans et je faisais partie  des jeunes reporters de la Radio Maria. Quelques années plus tard j’ai rejoint  l’association des Femmes des médias AFEM qui a non seulement formé les femmes des médias mais qui a également beaucoup travailler sur les questions relatives aux violences sexuelles. Au sein de l’AFEM j’ai tout d’abord rejoint l’équipe de production. Au fils des années, la demande n’a cessé de croître en terme d’audience, c’est ce qui nous a inspiré dans la création de Maman Radio où j’ai été promue en tant que chargée de suivi et évaluation. Quelques années plus tard, suite à des changements au niveau interne j’ai été nommée chargée des programmes puis directrice de l’organisation » confie Douce Namwezi .

Détentrice d’un diplôme de licence en relations internationales de l’université Officielle de Bukavu au Sud-Kivu, ses convictions s’articulent essentiellement sur la valorisation de la femme.

« Je me suis battue sans tenir compte du fait que je suis une femme. Il suffit  d’être dans un environnement favorable, il suffit d’avoir un mari, un père, une tante qui te soutient, qui t’encourage pour que tu puisses réaliser tous tes rêves. Une autre conviction c’est le fait que lorsque on parle des droits humains ne doit pas nous limiter. Ma dernière conviction  est morale ou religieuse, dans la Bible  il est dit que Dieu créa l’homme et la femme à son image. Ensuite on pourrait se demander, si cette image est celle d’une femme meurtrie, violée, violentée. Je suis convaincue que l’image de la femme que j’ai, c’est celle d’une femme qui  se lève, qui est capable de nourrir ses enfants, de travailler, de participer activement à la vie de la communauté.»

Douce Namwezi est  également la coordinatrice de l’organisation Uwezo Afrika Initiative qui lutte pour un accès gratuit aux serviettes hygiénique pour les femmes.

« Actuellement je me bats pour la gratuité des serviettes hygiéniques pour les filles et les femmes. En travaillant dans ce domaine, je me suis interrogée sur l’existence des campagnes sur la gratuité des préservatifs. Utiliser un préservatif c’est avoir le choix d’avoir un rapport sexuel protégé. Mais pourquoi pour une chose aussi naturelle que les menstruations on ne peut pas trouver  une solution comme on le fait dans d’autres pays en les  rendant disponibles et  gratuites. J’essaye de travailler pour réduire ce genre d’inégalités qui sont forts présentes dans ma communauté, c’est pour cette raison primordiale que j’ai créé Uwezo Afrika dont je dirige les activités»

 

Douce Namwezi est consultante dans plusieurs organisations tant au niveau national et international. Elle est aussi formatrice et engagée au sein du mouvement « Rien Sans les Femmes » qui milite pour la participation des femmes aux postes de décision. En 2020, elle a été nominée  parmi  les 100 femmes les plus influentes par la BBC.

Avec actualité.cd

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Bukavu: les jeunes de l’église Penuel Swahiliphone rompent le silence et échangent sur la menstruation

Une trentaine des jeunes de l’église Penuel Swahiliphone dans la ville de Bukavu, ont pris part le dimanche 31 Mai à une conférence débat autour du thème ‘brisons le tabou sur les menstrues’, sous l’initiative de l’organisation Ladies & Future. C’était dans le cadre de la journée mondiale de l’hygiène menstruelle célébrée le 28 Mai de chaque année.

3 conférencières ont animées les échanges à savoir Madame Yvette MAPENDO, Mme Viviane NSIMIRE et Mme Douce NAMWEZI.

Pour la directrice d’Uwezo Afrika Initiative, Douce NAMWEZI, ce fut une occasion de rappeler aux participantes et participants que l’hygiène menstruelle c’est l’ensemble des stratégies mises en place pour que les les femmes et les filles restent propres et en bonne santé pendant les menstrues, comment elles acquièrent, utilisent et jettent les produits qui absorbent le sang.

Et d’ajouter, que les femmes et les filles font face à de nombreux défis pour gérer leurs menstruations. Elles peuvent être dépourvues des toilettes adéquates pour filles à l’école ou ne pas recevoir des protections hygiéniquesà la maison.

Dans la communauté, les filles et femmes font face à des normes ou des pratiques culturelles discriminatoires qui rendent difficile le maintien d’une bonne hygiène. Pourtant  Il s’agit de quelque chose de naturel ; il n’y a aucune honte à les avoir.

Douce NAMWEZI a informé les jeunes participantes des différents types des protections hygiéniques à utiliser par les filles et femmes lors de leurs menstrues, en insistant sur les serviettes hygiéniques lavables Maisha.

Les jeunes, les responsables de l’église Penuel ainsi que l’organisation Ladies and Future ont manifestés leur satisfaction et promis de restituer les informations reçues auprès d’autres personnes absentes.

Notons  que le thème de la journée mondiale de l’hygiène menstruelle pour cette année est « Action et investissement en faveur de l’hygiène menstruelle et de la santé ».

Marie Thérèse CITO

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Bukavu: Des élèves du CS La Lune outillées sur les bonnes pratiques de l’hygiène menstruelle par Uwezo Afrika Initiative

Dans le cadre de la célébration de la journée internationale de l’hygiène menstruelle, l’association sans but lucratif Uwezo Afrika Initiatives vient de tenir une journée éducative sur la gestion de l’hygiène menstruelle au profit des élèves du Complexe Scolaire la Lune en commune de Bagira en ville de Bukavu dans l’Est de RDC.Une journée éducative ponctuée par une distribution des serviettes hygiéniques et des bracelets menstruels afin d’éviter les avortements criminels et les grossesses Indésirables.

A en croire madame Douce Namwezi la coordinatrice de l’ organisation Uwezo Afrika Initiative,cette activité est un moyen de sensibiliser les jeunes élèves filles sur l’importance des bonnes pratiques de l’hygiène menstruelle et rappeller aux jeunes filles la fierté d’être femme mais surtout démystifier tous les tabous liés à la santé sexuelle et de la réproduction

« Nous avons voulu partager le message rétenu au niveau du monde par rapport au bracélet du cycle pour rappeler combien c’etait important de montrer qu’on est fille et ne plus avoir honte de nos menstrues mais plutôt avoir accés à des informations fiables lorsqu’il s’agit de sujets qui portent autour de l’hygiène menstruelle»

Par ailleurs à travers cet activité l’organisation Uwezo Afrika Initiative a distribué des serviettes hygiéniques lavables et des bracelets du cycle pour rapeler aux jeunes filles de ne plus avoir honte de leurs menstrues mais surtout une occasion fortuite d’avoir des informations sur l’hygiène menstruelle

« Nous avons également saisi l’occasion pour remettre les serviettes hygiéniques lavables aux jeunes élèves et aussi les accompagner dans la gestion de leur cycle menstruelle grâce à l’utilisation des serviettes qui sont sanitaires, ainsi elles peuvent aller à l’école sans problème mais aussi rester à l’école sans problème lorsqu’elles sont surprises à l’école avec leurs menstrues»

De son côté mademoiselle Muhindo Cinyabuguma élève en deuxième sociale et l’une des bénéficiaires de cette sensibilisation s’est dit satisfaite par la matière dispensée par Uwezo Afrika Initiative surtout que la majorité de filles présentes lors de la rencontre ne savaient pas ou n’accordaient pas assez d’importance à l’hygiène menstruelle soit par ignorance ou même par tabous.

« Personnellement, je savais calculer mon cycle menstruelle grâce à mes parents, cependant par moment ça me compliquait et j’attendais seulement le jour que ca va venir avec toutes les complications liées à une telle éventualité mais grâce à Uwezo Afrika Initiative, je sais comment, je peux me comporter quand j’ai mes règles ou quand je n’en ai pas »

Même son de cloche pour Anita Maombi élève en quatrième Sociale qui renseigne que cette rencontre est une opportunité pour lever la voile sur certaines complications que peuvent rencontrer les jeunes filles lorsqu’elles ont leurs menstruations et sur les problèmes qui y sont liés

« Parmi les problèmes que rencontrent les jeunes filles figure la difficulté d’accès aux serviettes hygiéniques suite à la pauvreté car la plus part d’entre nous n’utilisent pas des serviettes appropriées ce qui les poussent à utiliser de pièces des pagnes usées ou des flanelles(….)Je remercie Uwezo Afrika Initiative pour nous avoir sensibilisé sur cette question d’une importance capitale… » a-t-elle ajoutée

Signalons que l’humanité cèlebre depuis 2014 en date du 28 Mai la Journée Internationale de l’Hygiène Menstruelle en vue de rompre le silence et diffuser l’information afin de permettre la communauté de communiquer et échanger sur l’amélioration de l’hygiène menstruelle.Cette journée est célèbrée cette année sous le thème :« Actions et investissement en faveur de l’hygiène menstruelle et de la santé ».

Avec Kivu5.NET

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Sud-kivu : Uwezo afrika a distribué des bracelets menstruels aux filles d’une école de Cimpunda.

Toutes les femmes ont leurs règles (aussi appelé les menstrues) une fois par mois durant une bonne partie de leur vie. Il s’agit de quelque chose de naturel ; ce n’est pas une maladie et il n’y a aucune honte à les avoir.
Avoir les règles c’est tout à fait normal quand on grandit. Pendant les règles, tu peux continuer à aller à l’école et à faire tes activités quotidiennes. Tu dois seulement savoir comment te protéger pour ne pas tâcher tes vêtements et rester en bonne santé.

Cette explication avancée ci-haut est parmi les points touchés par les animatrices de l’asbl Uwezo afrika en marge de la Journée mondiale de l’hygiene  menstruelle célébrée ce vendredi 28 mai 2021 au complexe scolaire Rafiki school de cimpunda dans la commune de Kadutu.

Par une explication pédagogique à travers des serviettes hygiéniques reutilisable fabriquées par l’équipe de Uwezo afrika asbl, les oratrices du jour ont facilement démontré aux élèves comment une femme se comporte mensuellement lors de ses regles.

” Les élèves avec lesquelles on a échangé ont suscité une grande curiosité car elles n’avaient pas suffisamment des informations sur la journée Mondiale de l’hygiène menstruelle. Nombreuse parmi elles voulaient à tout prix savoir comment on utilise les linges que nous  fabriquons. Mais le plus important maintenant; c’est la compréhension du bracelet menstruel qui est constitué de 28 Perles dont 13 perles blanches et 5 perles rouge et  représente les 28 jours du cycle moyen chez une femme. Ce bracelet représente notre engagement commun à créer un monde, où aucune femme ou fille n’est empêchée de réaliser son plein potentiel parce qu’elle a ses règles. En portant le bracelet, vous montrez que les règles ne sont rien à cacher et vous aidez à mettre fin à la stigmatisation des règles.a confié Marie Thérèse CITO l’une des animatrices de Uwezo Afrika asbl qui a coordonné l’activité à Cimpunda.

A notre source d’enrichir que le choix de cette école périphérique de la ville de Bukavu vise la vulgarisation des messages et informations pour l’amélioration de la gestion de l’hygiène menstruelle en rompant  le silence, les mythes ainsi que le tabous qui entourent cette question sanitaire spécifique à la femme dans les coins reculés de la ville.

150 bracelets menstruels ont été distribués dans 3 différentes écoles de la ville de Bukavu ainsi que 150 paquets de  serviettes hygiéniques lavables au plus de 150 élèves.

” C’est  pour moi une fierté de porter le bracelet menstruel reçu de Uwezo Afrika, cela me rappellera chaque jour que nous avons un combat à mener, celui de rompre le silence et les tabous qui entourent les règles. “ a signifié Ansima MURHABAZI élève à 4 ième des humanités pédagogique au complexe scolaire rafiki school qui a pris part active à l’activité.

Le préfet d’école n’a pas caché sa satisfaction et souhaite revoir Uwezo afrika asbl prochainement à son école et autres écoles du milieu.

A travers cette activité de 7 ieme anniversaire depuis l’instauration de cette journée par le nations unies; Uwezo afrika asbl vise le dépassement du silence qui caractérise la menstruation.

En 2021, la journée est célébrée sous le thème : “Action et investissement en faveur de l’hygiène menstruelle et de la santé “.

Avec bkinfos.net

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Douce Namwezi, l’autre face de la presse pour briser le tabou sur la menstruation !

«Le hasard fait bien les choses ou encore rien n’arrive au hasard», ces deux maximes collent parfaitement à une dame de taille moyenne auréolée d’un sourire permanent aux lèvres sous un teint clair naturel. Dotée d’un charme discret,  Douce Namwezi est une femme dévouée, entrepreneure et surtout convaincue du travail bien fait. Ainsi, la rédaction de vôtre journal, kivu5.net, a fait un voyage dans le jardin secret de cette jeune dame, simple d’approche et trop accueillante qui a décidé de placer les intérêts des communautés au-dessus de tout.

Elle est dans le journalisme depuis son jeune âge, à la Radio Maria avant d’intégrer Mama Radio où elle a gravit tous les échelons de la hiérarchie jusqu’au plats exquis de l’excellence.

« j’ai commencé le journalisme, en étant très jeune, à la Radio Maria depuis l’âge de 16 ans. il y avait un programme initié par le Père Luigi Lostoco. à l’époque, il voulait initier les jeunes à raporter des histoires des autres enfants à travers des reportages que nous réalisions par rapport à la situation des enfants dans la rue mais aussi les phénomènes des enfants accusés de sorcellerie. donc, nous faisions des reportages et chaque dimanche, nous diffusions le journal des enfants…»

Douce Namwezi est titulaire d’un diplôme en relation internationale de l’Université Officielle de Bukavu. Elle détient également un diplôme dans la non-violence à l’université Rhodes Island aux USA y compris plusieurs formations connexes.

Celle-ci ne cesse de se distinguer des autres femmes vu ses différentes interventions dans la défense et la promotion des droits de la femme et de la jeune fille.

Par ailleurs, elle est chargée de programme pays de la Fondation « Internationale des Femmes dans le médias » et directrice de l’organisation non gouvernementale, dénommée Uwezo Africa Initiative, qui œuvre essentiellement pour la promotion de la femme avec un accent particulier sur la santé sexuelle et reproductive.

Pour madame Douce, entre elle et le journalisme, il y a une histoire de passion qui s’est révélé au grand public grâce à la Radio Maria de l’église Catholique émettant en ville de Bukavu. Après la Radio Maria, la porte de l’Association des Femmes des Médias s’ouvre où une aventure professionnelle médiatique comme pour cette dame.

« pendant ce temps, j’ai entendu parler de l’Association des Femmes des Médias (AFEM), une organisation qui regroupait les femmes journalistes venant des différents médias. j’ai adhéré à AFEM dans les années 2009, et rejoint l’équipe de la production parce qu’à l’époque, nos émissions étaient enregistrées avec les femmes rurales ainsi qu’au niveau de la ville pour que ces dernières s’expriment sur tous les sujets possibles comme ceux relatifs à leur droits, à la gouvernance, au leadership, la politique. Ces émissions étaient diffusées au niveau des radios partenaires », dit-elle.

 

Quelques années plus tard, après son intégration à l’Association des Femmes des Médias (AFEM), Madame Douce Namwezi s’est attachée à accomplir sa mission avec dévouement allant jusqu’au bout de sa conviction. C’est ainsi qu’elle a gravit tous les échelons de la hiérarchie jusqu’à devenir la coordinatrice de AFEM.

« vu la progression de l’organisation, il y a eu des mutations à l’interne. j’ai arrêté d’être productrice. dans la foulée, j’étais la chargée de toutes les productions. plus tard, suis devenue, la chargée de suivi et évaluation. Suite à la nécessité des partenariats, on devrait apprendre le standard de différents bailleurs de fonds, celui-ci m’a poussé à faire beaucoup de formations. Cela m’a valou le poste de la chargée de programmes. Pendant ce temps, au niveau de l’AFEM, ll y avaitune idée de créer une radio vu que plusieurs médias demandaient à diffuser ses émissions et ça devenait intense », a-elle indiqué.

Un retour réussi avec Mama Radio pour Douce Namwezi !

« une fois à la radio mise en fonction, j’étais devenue respectivement la chargée des programmes à la Radio et chef de programmes de AFEM, comme organisation.Par contre, après un moment donné, une nouvelle mutation à l’interne est intervenue. Cette dernière m’a vu être élevée au rang de coordinatrice d’AFEM, en même temps directrice de Mama Radio ».

En même temps, Douce trouve son âme sœur,un juriste de formation avec qui elle se marie et et aujourd’hui mère des enfants. Coordinatrice et mère de famille, celle-ci essaie toujours d’équilibrer ses tâches ménagères et celles de sa fonction de coordinatrice d’AFEM et directrice à Mama radio.

Pourquoi avoir créé Uwezo Afrika Initiatives?

Toujours prête à rendre service à la communauté, Douce nous a fait savoir que la motivation de la création de Uwezo Afrika Initiative, est née de son expérience en tant que journaliste au moment où elle réalisait de reportages qui avaient un volet auquel les médias ne pouvaient pas répondre.

« Quand par exemple, tu parles avec les femmes sur les questions liées à la santé sexuelle et la reproduction, en tant que journaliste, je faisais mon travail d’éduquer, d’informer et de sensibiliser (….). je réalisais qu’il était important d’agir autrement et d’apporter une pierre à la construction de cet édifice du respect des droits de femmes »

Il faut briser le tabou sur la menstruation !

Partant du constat selon lequel les questions liées à la santé sexuelle et la reproduction sont quasi tabou dans la communauté,  Douce a disponibilisé des serviettes hygiéniques et des espaces d’échanges pour briser le tabou sur la menstruation.

« j’ai constaté que c’était un peu un secteur tabou et les conséquences de ne plus en parler, serait un obstacle. je me suis dit pourquoi ne pas rendre disponible des serviettes hygiénique à l’école pour les jeunes filles et dans les différentes communautés de la province du Sud-Kivu où l’accès à des serviettes est quasiment difficile voire impossible à trouver»

Elle renchérit qu’à part cela, il fallait s’ateler à l’intégration des femmes et filles dans d’autres domaines où elles sont moins nombreuses à l’instar de la nouvelle technologie de l’information et de la communication mais aussi à la question de l’entrepreneuriat féminin.

Par ailleurs, Douce Namwezi reste convaincue que le chemin à parcourir reste long afin de permettre à toute la communauté et plus particulièrement au niveau des familles, de démystifier la question liée à la santé de la reproduction en créant des Clubs au niveau des écoles et dans les villages.

Vue d’une sensibilisation de l’organisation Uwezo Africa initiative à Panzi en ville de Bukavu

« Ceci va permettre d’accorder aux jeunes filles des informations fiables et lutter ainsi contre des grossesses non désirées et les infections sexuellement transmissibles vu qu’elles sont les plus exposées ».

Madame Douce appelle les jeunes filles à croire en elles, et à faire de leur mieux pour réaliser leurs rêves grâce aux nouvelles technologies (NTIC).

« La nouvelle technologie peut amener les filles à créer des applications pour réaliser leurs propres rêves et avoir des informations sur la sante sexuelle et de la reproduction grâce aux plateformes virtuelles», a-t-elle conclu.

Avec kivu5.net

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Bukavu : Phoenix forme des jeunes filles en situation difficile sur la menstruation et la prévention des MST

Sensibiliser les jeunes filles vivant dans les rues et celles en situation difficile sur l’importance des bonnes pratiques sur l’hygiène corporelle et la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles, Tel est l’objectif d’une formation que l’organisation Phoenix vient d’organiser du 19 au 20 mars en faveur de 20 jeunes filles dans la grande salle de l’Institut Français de Bukavu

A en croire Prisca KANGA coordinatrice de l’organisation Phœnix cette séance avait pour objectif de sensibiliser sur les bonnes pratiques d’hygiène corporelles et les maladies sexuellement transmissibles tout en insistant sur la menstruation de la femme dans la dignité.

« Le but de la formation était de le conscientiser sur l’importance d’une bonne hygiène parce qu’une belle fille c’est pas seulement l’extérieur mais surtout l’intérieur et en parlant de l’intérieur on parle des parties intimes car une femme avec de parties intimes sales aura des maladies et complications en accouchant ou pour nous les jeunes on peut avoir des infections surtout que parmi elles il y a ceux qui n’ont pas la chance d’avoir les mères ou grandes sœurs qui peuvent leur parler sur la thématique »a-t-elle affirmée

De son côté Akonkwa Aksanti l’une de bénéficiaires de cette formation se dit satisfaite par la pertinence de la matière surtout que la majorité des filles présentes sur les lieux ne savent pas,ou n’accordent pas assez d’importance sur l’hygiène intime et la menstruation

« Sincèrement je ne savais pas compter mes jours lors de la menstruation et je n’ai jamais utilisé de serviettes appropriées et j’ai toujours utilisé des pièces des pagnes usés lors de mes menstruations. Ce que je viens d’entendre vient de m’ouvrir les yeux sur les bonnes pratiques de l’hygiène menstruelle » a-t-elle affirmée

A cette occasion, ces jeunes filles ont bénéficiées de quelques outils pour l’hygiène corporelle tel que des savons, sceau, rasoir, serviette hygiénique  lavable, purifiant d’eau et ont émis le vœu que ce genre de sensibilisation se fasse à l’intention d’autres filles qui n’ont pas eu la chance de participer à cette séance

Pour rappel cette formation s’est tenue sous l’appui de l’Institut Français de Bukavu, l’association des femmes des médias (AFEM) et l’organisation pour la promotion de la femme Uwezo Afrika Initiative.

Avec Kivu5.net

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Bukavu : 20 jeunes filles en situation difficile formées sur la propreté des parties intimes du corps.

L’organisation Phoenix œuvrant pour la défense de droits de la femme a procédé à la formation des jeunes filles en situation difficile sur comment s’auto-comporté lors de la menstruation ainsi que la prévention des Maladie Sexuellement Transmissible MST.

» Nous avions opté à sensibiliser les jeunes filles vivant dans les rues de bukavu et celles en situation difficile sur l’importance des bonnes pratiques sur l’hygiène corporelle et la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles. Tout en insistant sur la menstruation de la femme dans sa dignité. » a dit PrisaKANGA coordinatrice de l’organisation Phœnix.

Le but de la formation était de le conscientiser sur l’importance d’une bonne hygiène et propreté interne.

» Une belle fille c’est pas seulement l’extérieur mais surtout l’intérieur et en parlant de l’intérieur on parle des parties intimes car une femme avec de parties intimes sales aura des maladies et complications en accouchant ou pour nous les jeunes on peut avoir des infections surtout que parmi elles il y a ceux qui n’ont pas la chance d’avoir les mères ou grandes sœurs qui peuvent leur parler sur la thématique.»a-t-elle affirmée

De son côté Akonkwa Aksanti l’une de bénéficiaires de cette formation se dit satisfaite par la pertinence de la matière surtout que la majorité des filles présentes sur les lieux ne savent pas,ou n’accordent pas assez d’importance sur l’hygiène intime et la menstruation

 » Je n’ai jamais utilisé de serviettes appropriées et j’ai toujours utilisé des pièces des pagnes usés lors de mes menstruations.Ce que je viens d’entendre vient de m’ouvrir les yeux sur les bonnes pratiques de l’hygiène menstruelleSincèrement je ne savais pas compter mes jours lors de la menstruation. » a révélé à la presse presente une de partcipante qui a requis l’anonymat.

Quelques outils pour l’hygiène corporelle tel que des savons, sceau, rasoir,cotex lavable, purifiant d’eau ont été donné à ces jeunes filles qui n’ ont émis le vœu de poursuivre à la longue ce genre de sensibilisation qui ont attiré l’intention d’autres filles qui n’ont pas eu la chance de participer à cette séance de deux jours soit du a9 au 20 Mars 2021.

La formation de Phoenix et ses 20 jeunes filles sélectionnées en dents de scie s’est deroulee dans la grande salle de l’Institut Français de Bukavu sous l’appui de l’association de femmes des médias (AFEM) et l’organisation pour la promotion de la femme Uwezo Afrika Initiative.

Avec bkinfos.net

ByThèrese

COEXI Internationale : Trophée internationaux des excellents de la RDC présente le profil de la nominée Douce N’IBAMBA

TROPHÉE CONGO BINGWA EDITION SUDKIVU 2021 PRESENTE LE PROFIL DE LA NOMINÉE  DOUCE NAMWEZI N’IBAMBA

Qui est Douce Namwezi N’Ibamba?

Née à Bukavu au Sud Kivu, de nationalité congolaise, Douce Namwezi est issue d’une famille des parents infirmiers. Elève des pères jésuites du Collège Alfajiri, parlementaire au sein du Carrefour des enfants du Congo, licenciée en relations internationales de l’Université Officielle de Bukavu, journaliste à Mama Radio de l’Association des femmes des médias, activiste et défenseure de l’égalité du genre et épouse d’un avocat.

Ce parcours forge le destin de l’initiatrice et directrice d’Uwezo Afrika Initiative. Elle brise les tabous autour de la santé menstruelle et accompagne les jeunes élèves.

Touchée par la situation sanitaire des femmes, Douce Namwezi abandonne le micro et la direction de Mama Radio en 2018.

Elle effectue un saut dans l’inconnu et crée Uwezo Afrika Initiative pour apporter d’abord une réponse concrète à l’hygiène menstruelle. Cette association fabrique des serviettes hygiéniques lavables et réutilisables, vendues à un prix très abordable voire distribuées gratuis aux personnes vulnérables.

Uwezo Afrika Initiative mène une enquête sur l’hygiène menstruelle qui reste un tabou dans les familles. Seulement 3 % des parents ont le temps d’échanger avec leurs enfants sur les questions de santé sexuelle. 89% des filles sont informées sur la gestion de l’hygiène menstruelle par des amies ou des condisciples de classe. 60% des filles ratent des cours parce que surprises par les menstrues à l’école.

Douce Namwezi crée des clubs Maisha dans les écoles de trois communes de la ville de Bukavu. Des échanges sont tenus régulièrement sur la gestion du cycle menstruel et l’utilisation des serviettes hygiéniques dans le but de briser le tabou autour de la menstruation. Les jeunes filles élèves reçoivent chacune un paquet des serviettes hygiénique de la marque Maisha Pad fabriqué par Uwezo Afrika Initiative.

Douce Namwezi N’Ibamba combine les identités de sa mère Claudine Namwezi et son père Lambert N’Ibamba. Le nom étant un présage, les blouses blanches de ces deux infirmiers lui inspirent l’hygiène. Les pères jésuites lui inculquent qu’elle compte dans la société.

Le Carrefour des enfants du Congo (Careco) lui apprend les joutes parlementaires. L’Université Officielle de Bukavu (Uob) lui enseigne l’analyse des contextes. Mama Radio lui donne le micro.

Elle a dirigé l’Association des Femmes des Médias « AFEM ». La cerise sur le gâteau, elle épouse Me Placide Nyenyezi Ntole, un avocat près la cour d’appel de Bukavu.

Douce Namwezi n’est pas encore celle qu’elle doit être dans et pour la société. Elle rêve d’avantage pour la promotion des droits des femmes et l’accès des dames aux soins de la santé de la reproduction.

COEXI Internationale