Category Archive Success Story

ByIsaac Musharamina

Pourquoi les femmes doivent utiliser les serviettes hygiéniques renouvelables?

Une femme consomme des grandes quantités de protections féminines. Rien que pour les serviettes, 1447 serviettes jetables sont utilisé chaque seconde dans le monde selon le magazine français ecoconso. Les quantités des déchets largués dans l’environnement est énorme et sans compter combien cela coûte pour l’économie de la femme mais également de la famille. Afin d’apporter des solutions à ces défis, Florentin Kagamba Tino, chef de production à l’atelier de couture au sein de Uwezo Afrika Initiative nous donne les raisons d’utiliser les serviettes hygiéniques renouvelables en lieu et place des jetables.

De nos jours les serviettes jetables sont sujet des polémiques sur la santé et d’autres parts ils polluent la nature et sont aussi coûteux.

A en croire notre source, les Pads renouvelables ou serviettes hygiéniques offrent une garantie économique suffisante aux femmes afin qu’elles ne changent pas chaque fois les serviettes hygiéniques tout en répondant à un besoin de dépense mensuelle chez la femme.

Outres, l’impacte de l’utilisation des serviettes hygiéniques renouvelables sur l’environnement est largement meilleur par rapport aux serviettes jetables car ces derniers sont produits en grande quantité et jetées en plus dans la nature tout en générant d’énormes quantité de déchet, en plus de cela, ils ne sont pas recyclables.

 » ainsi les pads renouvelables sont écologiques,car leurs utilisatrices ne vont pas être obligées de les jeter dans la nature une fois utilisés. Ainsi ces serviettes renouvelables aident pour la protection de l’environnement » renseigne Florentin Kagamba.

Par ailleurs, sur le plan humanitaires, elles se révèlent comme étant une solution pour ces femmes vivant dans les milieux ruraux qui par manquent des moyens pour se procurer des pads à usage unique, utilisent des étoffes d’habits m’étant ainsi en danger leur santé car s’exposant aux maladies infectieuses.

Le chef de production à l’atelier de couture de Uwezo Afrikaans invite les femmes de venir vers eux afin de se procurer des serviettes hygiéniques renouvelable MAISHA PAD. Outre, il appelle les hommes de les acheter pour leurs épouses, filles, soeurs,mère afin de contribuer à leur bien être.

Par Isaac Musharhamina

ByIsaac Musharamina

Douce Namwezi : « La justice doit sanctionner ceux qui déshabillent les femmes à Bukavu »!

Depuis quelques semaines, certaines filles de la Bukavu qui portent des pantalons et mini jupes vivent dans la psychose suite à la chasse dont elles font face de la part des certaines personnes qui disent appliquer la mesure du président de la République qui interdirait le port des pantalons et mini-jupes. Ainsi en l’espace de deux jours certaines se sont vues déshabillées en public à des lieux différents en ville de Bukavu. Une situation qui ne laisse pas indifférente les organisations de défense de droit de la femme. Occasion pour madame Douce Namwezi, journaliste et Directrice de Uwezo Afrika Initiative (www.uwezoafrika.org), une structure de la société civile de dénoncer cette situation qui constitue une violation grave de la déclaration universelle des droits de l’homme.

Après la prestation de serment du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, une rumeur circule en ville de Bukavu, selon laquelle le président aurait interdit le port des mini-jupes et pantalons, mais curieusement aucune décision officielle n’a jamais été rendue publique par la présidence dans ce sens.

Entre-temps, certains motards et d’autres personnes s’adonnent à déchirer les pantalons et mini-jupes des jeunes filles à des endroits comme la place Major Vangu en commune d’Ibanda et au beach Muhanzi en commune de Kadutu sous l’œil impuissant de certaines autorités locales.

En réaction, Madame Douce Namwezi, journaliste et directrice de l’organisation Uwezo Afrika Initiative se dit choquée de cette pratique qui déshonore la femme qui a droit à la dignité comme tout autre personne.

« La Déclaration Universelle des droits  de l’homme stipule  en son tout premier article  que : tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droit ; Et en parlant des êtres humains on voit les femmes et les hommes, les filles les garçons. Autrement dit cela veut dire que chaque personne doit se sentir libre et jouir de toute sa liberté et cela va de l’éducation jusqu’à des choses vraiment élémentaires tel que l’habillement. Aussi aucune personne ne devrait sous prétexte de ne pas être d’accord avec tel ou tel autre habillement, abuser, en faisant recours à la violence pour déchirer publiquement les habits d’une femme ou d’une fille simplement puisque il y a une rumeur qui le dit» déplore-t-elle

Par ailleurs, Douce Namwezi, demande à la justice de poursuivre les auteurs et complices pour que ces derniers répondent de leurs actes et permettre ainsi à ces filles et femmes de jouir de leurs libertés garanties par la constitution de la RDC et différents instruments juridiques internationaux sur la protection de le femme auxquels la RDC est signataire.

« Je condamne avec la toute dernière énergie, ce genre de comportement et j’appelle à la justice de se saisir de ces cas de ces personnes inciviques qui ont osées porter les mains sur les femmes ou les jeunes filles qui se promenaient dans toute leur liberté » indique-t-elle

En somme, depuis un certain temps des messages de condamnation de cette pratique barbares circulent sur les réseaux sociaux en vue de sensibiliser la masse sur les méfaits de cette dernière : « Cette situation toute la communauté, nous devons nous unir comme un seul homme pour dire non à ces inciviques disons et libérons nos sœurs dans cette psychose qui les déstabilise. Partager ce message pour sauver nos camarades, nos sœurs » conclu un internaute.

Par Loni Irenge Joe de echosevangilemagazine.net

ByIsaac Musharamina

Nicaise Kibel’Bel Oka: « les Fardc devraient utiliser une stratégie de guerre non conventionnelle pour venir à bout des groupes armés »

Devant les chevaliers de la plume de la ville de Bukavu ce Jeudi le 28 Février 2018, l’écrivain congolais et journaliste d’investigation Nicaise Kabel’bel Oka échange sur la question de « relations interdépendantes entre les groupes armés locaux et étrangers dans le Kivu ». Lors d’un café de presse organisé par Uwezo Afrika Initiative en collaboration avec Internews, l’auteur des plusieurs livres dont l’avènement du Jihad en RDC, revient aussi sur les objectifs distincts des groupes armés ainsi que leurs modes opératoires.

A en croire Nicaise, il existe une relation interdépendante entre les groupes armés locaux et étranger à l’est de la république démocratique du Congo car ces derniers se partagent les mêmes territoires, où ils ont besoin d’y survivre et d’y consommer les produits mais également tous ont comme ennemi commun l’État.

Outres, les groupes armés étrangers bien équipes en armes et en munitions, logistiques et stratégies ont besoin des groupes armés locaux moins équipes mais qui ont une main d’œuvre locale. Ces derniers échangent des renseignements sur les positions des militaires et de la police nationales et se substituent même en renfort les uns pour les autres.

« dans le triangle d’interdépendance des groupes armés locaux et étrangers, lorsqu’un l’un veut attaquer les Fardc il sollicite le concours de l’autre en renseignement et en renfort ».

Outres, il exprime le regret de voir combien les hommes politique ne protège pas l’armé et ne comprend pas que c’est qu’une armée national:  » quand les Fardc tuent les mai mai ( nom des plusieurs groupes armés locaux), la classe politique et la population crie à la violation des droits de l’homme ou lorsqu’on les arrêtent, certains jeunes autochtones descendent dans les rues afin de revendiquer leur libération ».

Par ailleurs, la population elle même ne comprend pas les la réalité de cette guerre car le congolais lui même n’arrive pas à identifier l’ennemie ou encore la communauté nationale pour des raisons qui les sont propres ne dénonce pas ces groupes armés.

Signalons que l’écrivain congolais et journaliste d’investigation recommande aux congolais de refuser de collaborer avec l’ennemi mais aussi à l’armé de former des unités spéciales adaptées qui connaissent les stratégies de ces groupes armés mais également de mettre la ruse au premier plan.

Isaac Musharhamina

ByIsaac Musharamina

Election du Gouverneur : « Nous avons besoin d’un gouverneur qui connait la réalité et les problèmes du Sud-Kivu », Douce Namwezi

Le Sud-Kivu fait face aux multiples défis qui ralentissent son développement et qui affectent la population. A l’occasion du nouveau souffle de l’alternance à la tête du pays, et vu l’élection du gouverneur et du vice-gouverneur prévue en mars 2019, Douce Namwezi, Journaliste et Directrice de Uwezo Afrika Initiative (www.uwezoafrika.org), une structure de la société civile ; pense que l’heure est venue pour les députés à élire un gouverneur qui incarne la responsabilité, et qui maitrise les problèmes de la province, ceci dans le but de  participer au démarrage économique et social de la province.

«Nous avons besoin d’un gouverneur qui connait la réalité de la province et les problèmes du Sud-Kivu. (…) qui vit avec la population qui n’a pas d’eau, de l’électricité, des routes, etc. Il doit être suffisamment fort pour contrecarrer les injonctions soit de la capitale et des partis politiques, et qui peut être à mesure de pouvoir jouer de son poids pour faire décoller la province », fait savoir Douce Namwezi.

Pour la consœur, après un défilé des gouverneurs observé à la tête de la province, c’est le moment ou jamais d’avoir un gouverneur stable et dont les moyens de sa politique pourront aider à développer la province tout en étant ouvert à toutes les propositions et critiques négatifs à son égard.

«On besoin d’un gouverneur qui pourra lire un article et se regarder dans le miroir et changer, et non celui qui pourra museler tous ceux qui seront contre sa façon de faire. Il doit avoir le souci des problèmes de la population et y apporter une réponse qui ne sera pas démagogique ni politique», exhorte-t-elle.

Pour le genre, la Directrice de Uwezo Afrika Initiative, souligne que loin de connaitre les besoins de la population en général, la province a besoin d’un gouverneur qui pourra prendre en compte les besoins des femmes et des jeunes filles pour une société inclusive, en les plaçant dans le prochain gouvernement pour participer au changement de la donne.

Vu la confiance donnée aux nouveaux élus de la province, lors des élections provinciales passées, Douce Namwezi appelle alors aux électeurs députés à faire face au monnayage et aux injonctions d’ici et là lors des élections en faisant un choix judicieux et démocratique,  ceci pour sauver la province qui souffre de plusieurs défis.

Elie Bigaba de Jambo RDC

ByUwezo Afrika Initiative

Témoignage de Bahati BASHIGE,

Bahati BASHIGE,28 ans, mère de 6 enfants. Elle a reçu la formation à ABFEC sur la coupe et couture et après sa graduation, une machine à coudre lui a été remise.

« J’ai commencé à coudre pour les client(e)s au quartier, et grâce à l’argent mis de côté, je me suis acheté une autre machine ».

Bahati paye les études de 3 de ses enfants et a commencé à enseigner la couture à d’autres filles. « Je rêve des conditions des vies meilleures pour moi et mes enfants. Je souhaite également former d’autres personnes ». Pour Bahati, le secret pour le succès du projet de fabrication des serviettes hygiéniques c’est la disponibilité de tous les matériels.

ByUwezo Afrika Initiative

Témoignage de BULONZA Guilaine

BULONZA Guilaine, 22 ans est une jeune diplômée d’état qui a appris la fabrication de la couture femme et celle homme. Grace à son travail, elle aide sa famille.

« Le projet de fabrication des serviettes hygiéniques est très bon, il nous suffit de bien soigner la couture pour attirer la clientèle»

ByUwezo Afrika Initiative

Témoignage de MAPENDO BALOLEBWAMI

MAPENDO BALOLEBWAMI, 22 ans, rêve d’avoir un atelier de renommée. Sa motivation de fabriquer les serviettes hygiéniques est expliqué par la révolte de voir que

« jusqu’à ce jour, les femmes et filles continuent à utiliser les morceaux de pagnes ou des tissus, avec tous les risques de santé possible »

ByUwezo Afrika Initiative

Témoignage de Francine CHAHIHABWA,

Francine CHAHIHABWA, 24 ans, habite à Buyenga. Ses parents n’ayant pas les moyens financiers de payer pour ses études d’humanité, choisit une formation en coupe et couture organisé par l’organisation ABFEC, pendant un an et demi.

« Je couds pour moi-même, ainsi que pour mes sœurs et frères. Mon mari est toujours fier quand il porte des habits cousus par moi». Francine est très impatiente de coudre les serviettes hygiéniques des femmes et jeunes filles car selon elle, les femmes ont beaucoup des problèmes de santé, et parfois, lorsqu’elles ont leurs menstrues, elles ont peur d’aller à l’école, au travail, au champ.

ByUwezo Afrika Initiative

Temoignage de Mme Bulonza

Claudine BULONZA, 25 ans, mère de 2 enfants.

« Avant d’apprendre la coupe et couture, j’étais méconnaissable ! Notre société est très intolérante envers les filles comme moi, qui ont eu des enfants hors mariage. Mais aujourd’hui, 5 ans après, j’ai mon propre atelier de couture chez moi et cela me mets à l’abri du besoin. »

Cette jeune femme souriante rêve d’être impliquée activement dans le projet de fabrication des serviettes hygiéniques car c’est un projet qui répond au besoin réel de plusieurs femmes et filles sur la santé de la reproduction.

 

ByUwezo Afrika Initiative

Uwezo Afrika pour la capacitation de la femme rurale

Uwezo Afrika en action dans un atelier de couture