Face à la dégradation des écosystèmes congolais, marquée notamment par la déforestation et la pollution, l’Initiative interreligieuse pour la préservation des forêts tropicales en RDC (IRIE) mobilise les communautés religieuses autour de la protection de l’environnement.
Active à Bukavu depuis 2022, cette initiative rassemble des fidèles musulmans, catholiques et protestants afin de promouvoir la responsabilité collective dans la conservation des forêts tropicales et la protection des communautés riveraines.
Serge Abeli, Superviseur de Irie, chapitre du Sud-Kivu renseigne que la protection de la nature revient à chaque être humain, car conditionnant son bien-être vital. Par l’utilisation des canaux spirituels, Irie parvient à mener des sensibilisations auprès de toutes les couches sociales.
« Nous prônons l’unité dans la diversité en impliquant tous les chefs religieux pour qu’ils passent les messages de sensibilisation auprès de leurs fidèles », dit-il.
Dans son programme, cette initiative mène des plaidoyers pour la protection de la vie des peuples vivant près des forets de la RDC. Dans un premier lieu, la démarche consiste à rappeler à l’Etat la nécessité de protéger les peuples autochtones, notamment les pygmées confrontés aux conflits liés aux terres.
« On mène des sensibilisations sur le changement des comportements des fidèles vis-à-vis de l’environnement, aux décideurs pour une gestion rationnelle des questions environnementales, et la protection des droits des peuples autochtones qui doivent être soutenus par l’état afin de laisser de côté les forêts qui doivent être protégés comme patrimoine mondiale », renchérit-il.
Ouverte à tous, Irie accueille tout appui humain ou matériel des habitants locaux. Il exige des membres adhérents l’engagement soutenu face à la protection de l’environnement.
Kathia AMINA