Les silences du chaos est un spectacle de danse qui a mis sur le podium les artistes danseurs venus de Goma et de Bukavu. Le but est de proposer une réponse à la précarité et à l’effacement des voix face à la violence, tout en se servant de la danse comme un acte de survie, de résistance et de prise de position.
Produit par le Labo Mot’art et la Compagnie Missisa, ce spectacle a connu son succès grâce aux performances chorégraphiques de Darel Longundu et Inès Mangominja. Les pas de danse exécutés par les artistes ont concilié violence et traumatisme, dont la population est parfois victime en situation de crise.
Le chorégraphe Darel Longundu précise que « les silences du chaos » est une pièce qui transforme le corps en archives vivantes, portant les traces des humiliations, des colères, mais aussi des rêves refusant de disparaitre.
« Les silences du chaos est un laboratoire vivant qui ne cherche pas à apporter des réponses, mais à poser des questions essentielles sur les violences au quotidien, la dignité, l’avenir et la possibilité de rêver et de construire sur le sol congolais », ajoute-t-il.
Ce spectacle qui ne s’est pas soustrait à la réalité actuelle de l’Est de la République Démocratique du Congo en général, et de la ville de Bukavu en particulier, était une autre façon de donner de la force à la population. Les artistes ont appelé la population à ne pas céder à la pression du traumatisme, mais à les surmonter et à croire en un avenir meilleur.
Elie Cirhuza, l’un des spectateurs, se réjouit de sa participation à un spectacle de qualité et édifiant : « je suis heureux d’avoir participé à ce spectacle où les artistes ont présenté leurs performances. J’ai apprécié la partie qui revenait sur la façon dont les violences traumatisent».
Tenu le dimanche dernier à l’espace Labo Mot’art, le spectacle « les silences du chaos » a été interprété sur scène par les artistes danseurs : Yves, John, Messia, Laz et Two face.
Sammy Balume
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