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Une semaine durant, le peintre Joël Cishibanji a été formé aux notions de collage artistique. Une initiative d’Uwezo Afrika Initiative en partenariat avec Mashujaa art center qui lui a permis d’orienter son savoir à la recherche de la paix et de la cohésion pacifique.

Porteur d’un tableau, l’artiste affirme avoir été inspiré par la situation d’instabilité sécuritaire touchant  la région. Par son ancre, il  réalise une œuvre criant justice et paix pour un monde épanouie. Reconnaissant que ces séances lui ont été d’une maturité artistique, il a conçu une œuvre d’art qu’il nomme « Murhula ».

Interprété en langue française comme la paix, son tableau présente un visage féminin, signe d’humanité, de résilience et de mémoire, construit en fragments colorés qui tourne son regard vers une colombe. Chaque morceau de couleur traduit selon l’artiste une différence culturelle, ethnique, sociale, idéologique qui s’assemble pour former une identité harmonieuse. Pour lui, la cohésion sociale ne naît pas de l’uniformité, mais de l’acceptation et de l’intégration des diversités.

Sur le même tableau, une main ouverte symbolise un espace d’accueil, un socle fragile mais volontaire. Y sont visibles les expressions telles que la Justice, l’Unité, la Paix, la Tolérance et le vivre ensemble, figurant en gras sur des papiers journaux,  tous luttant pour l’équilibre social.

« J’ai compris que L’art ne sert pas seulement à créer du beau, mais à porter une voix et à questionner la société à propos de la solution symbolique. J’ai montré que nos différences ne sont pas des faiblesses mais des richesses. Chaque couleur représente une identité et une culture, une expérience différente.
L’ensemble, elle forme un seul visage, celui de l’humanité
 », rencherit-il.

Joël Cishibanji propose ainsi une vision engagée qu’est la paix comme un acte volontaire, reposant sur la responsabilité humaine et la capacité à transformer les fragments d’une société.

Kathia AMINA

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