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Sud-Kivu: Uwezo Afrika lance un projet de promotion de la culture

L’organisation « Uwezo Afrika Initiative » a lancé ce lundi 8 août 2022 à Bukavu, un projet de “promotion de la culture comme vecteur de changement pour le développement et la cohésion sociale en RDC”.

Ce projet intervient dans le cadre de la mise en œuvre du programme d’appui au secteur de la culture dans la région des Grands-Lacs.

Douce Namwezi, diretrice de Uwezo Afrika, indique que toutes les batteries seront mises en marche pour que l’aspect genre soit pris en compte dans ce projet.

Nous allons veiller à ce qu’il y ait effectivement une prise en compte de la perceptive du genre dans ce programme. En travaillant étroitement avec les responsables du secteur des structures culturelles pour leur conscientisation sur la pertinence de prendre en compte pas seulement le femmes de façons numérique mais de travailler sur la professionnalisation des femmes, de travailler sur le défis structurel et social que rencontrent les femmes pour accéder à l’art mais également être présentes dans le secteur culturel. Nous comptons organiser des séances spécifiques avec les femmes artistes pour pouvoir les booster et leurs rendre beaucoup plus dynamiques dans ce secteur culturel,” déclare Douce Namwezi.

Celle-ci ajoute que ce projet vise de façon globale la promotion de la culture comme vecteur du changement et de développement dans la sous-région.

Pour elle, ce projet va mettre en avant les acteurs culturels, les artistes et les structures qui travaillent dans ce secteur, pour voir comment apporter le changement dans la région.

Ce projet vise également la mise en place des activités de renforcement de capacités des artistes et leur accompagnement pour trouver des statuts juridiques et être en ordre avec l’état.

De sa part, le Directeur de cabinet du ministre provincial de la Culture et arts, qui a lancé officiellement ce projet, appelle les artistes à s’approprier ce programme.

Avec l’appui financier de la Coopération Suisse (DCC), ce projet va durer 4 ans. Il sera exécuté dans la ville de Bukavu et plusieurs territoires de la province du Sud-Kivu, en partenariat avec la Division de la Culture et art et les artistes locaux, nationaux et internationaux.

Avec https://laprunellerdc.info

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Bukavu : Les professionnels des médias outillés sur la couverture médiatique sensible au genre et le journalisme des droits humains

Au cours d’un atelier tenu mardi 19 juillet 2022, l’organisation Journalist for human right, JHR a rassemblé les journalistes de la ville de Bukavu et certains venus des territoires de la province du Sud-Kivu.

Ceci dans le but de les former sur la couverture médiatique sensible au genre. C’est aussi dans le cadre du journalisme des droits humains.

Pour Prince MURHULA, directeur pays de JHR, l’objectif de la rencontre est d’amener les journalistes à comprendre les différents concepts liés au genre. Ceux-ci faisant face à plusieurs défis, il était important de trouver également des pistes de solution pour les contourner. Pour lui, l’équité du genre doit être d’application au sein des médias pour que les hommes et les femmes puissent jouir des mêmes droits.

« Au cours de l’activité, la particularité est cet échange direct sur les défis que rencontrent les professionnels des médias lors du traitement des questions liées au genre et la recherche des pistes de solution ensemble avec JHR».

Prince MURHULA appelle les professionnels des médias à mettre en application le concept du journalisme sensible au genre en respectant le principe PRENEL qui inclut la participation, la responsabilisation, l’émancipation, la non-discrimination et le lien avec les droits humains.

Joëlle BUFOLE

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Sud-Kivu : Uwezo Afrika Initiative appelle les parents à briser le silence sur des questions liées à l’hygiène menstruelle

L’humanité célébre le 28 Mai de chaque année, la journée mondiale de l’hygiène menstruelle, une journée initiée pour normaliser d’abord les conversations autour de la menstruation mais également pour briser le tabou et tous les mythes autour de cette question.

A Bukavu chef-lieu de la province du Sud-Kivu, cette journée à été commémorée à travers une conférence organisée ce mardi 31 Mai par Uwezo Afrika en collaboration avec la division provinciale de santé pour échanger sur des questions liées à l’hygiène menstruelle mais également appelé les jeunes filles à utiliser les serviettes lavables pendant la période de leurs règles.

Pour Douce Namwezi Coordinatrice de Uwezo Afrika initiative, la journée du 28 Mai avait été choisie puisque un cycle moyen couvre 28 jours mais également il y a le chiffre 5 qui est le mois de Mai par ce que un cycle normal prend au maximum 5 jours de règle.

” Ici à Bukavu, nous avons choisi de commémorer cette journée ce Mardi 31 Mai , après plusieurs actions que nous avons mené le samedi 28 Mai au niveau des écoles et on a voulu organiser cette conférence pour parler avec d’autres personnes qui ne sont pas des filles et trouvez leurs opinions autour de la question de l’hygiène menstruelle”, Explique Douce Namwezi.

Uwezo Afrika Initiative indique que la société n’arrive pas à trouver un mot pour parler à sa fille, sa copine, sa sœur sur les questions liées à la sexualité, ceci parce qu’on n’a pas encore une éducation claire autour de la menstruation.

” Jusque-là, il y a des difficultés pour les parents de parler à leurs enfants sur les questions liées à l’hygiène menstruelle mais également il y a des avancées quand même parce que quelques personnes en parlent déjà et essayent de brise la peur”, ajoute Namwezi.

Cette derniére fait savoir que malgré les efforts que fournis son organisation, plusieurs personnes n’ont pas encore compris qu’il faut briser le tabou autour de l’hygiène menstruelle pour aider les jeunes filles à avoir des bonnes informations à ces questions liées à la sexualité.

La Directrice de Uwezo Africa Initiative précise que c’est pire encore dans les milieux ruraux où aucun parent ni même école n’a les droits d’en parler vu que c’est une question entourée des mythes depuis nos grands parents.

” Dans les milieux ruraux c’est encore pire parce que tout ce qui touche la sexualité sont des questions entouré tellement des pudeur que c’est encore très difficile même de trouver un média qui en parle dans les milieux ruraux”,a-t-elle martelé.

Uwezo Afrika initiative à déjà élargi sa zone d’intervention dans le territoire de Kabare où déjà quelques écoles son sélectionnées et d’autres associations des jeunes pour commencer à parler sur des questions liées essentiellement à la sexualité.

Signalons que cette conférence à eu lieu dans la grande salle de l’institut français située sur le boulevard Patrice Emery Lumumba en commune d’Ibanda dans la ville de Bukavu.

Avec https://jambordc.info

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Bukavu : ce que tout le monde devrait savoir sur les règles chez la femme (Uwezo Africa)

« Tout le monde doit savoir que la question de la menstruation (règles) chez la femme n’est plus un sujet tabou et tous les parents doivent éduquer leurs enfants filles comme garçons sur cette question ». Insiste Uwezo Afrika Initiative lors d’une conférence à l’Institut Français de Bukavu ce 31 mai 2022 en marge de la célébration de la journée internationale de l’hygiène menstruelle.

C’est chaque 28 mai de l’année que l’humanité célèbre la journée internationale de l’hygiène menstruelle, une journée instituée pour normaliser le dialogue sur la menstruation, mais également pour briser le tabou et tout mythes autour de cette question. Fait savoir la coordinatrice de Uwezo Africa Initiative, madame Douce Namwezi.

« Nous avons choisi de la commémorée aujourd’hui après les actions de sensibilisation que nous avons menées le samedi 28 mai 2022 dans des écoles et  pour finir par cette conférence qui visée à parler avec d’autres personnes afin de recueillir leurs opinions autour de la menstruation. »

Et d’ajouter :

« Le tabou demeure puisqu’au niveau de notre société, de notre communauté, on ne trouve pas le courage d’en parler, on ne trouve pas les mots propres et clairs pour en parler aux filles, femmes et hommes. Les gens pensent que c’est une question d’impudicité, mais nous, nous voyons beaucoup plus des conséquences qui en découlent si on n’en parle pas ; c’est le pourquoi de notre combat. Mais nous pouvons noter qu’il y a des avancées parce qu’il y a des gens qui commencent à en parler déjà, qui brisent le silence autour de cette question. » 

Douce Namwezi appelle les parents à parler de cette question à leurs enfants  pour une bonne éducation au lieu qu’ils l’apprennent dans la rue.

Signalons que cette conférence a été organisée par Uwezo Afrika Initiative en partenariat avec l’Institut Français de Bukavu.

Avec https://freemediardc.info/

 

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Club Maisha: espace d’échange pour les jeunes filles élèves

#Club #Maisha est un espace d’échange ou les jeunes #fillesélèves discutent et partagent leurs #expériences et idées en rapport avec différentes thématiques liées à la #SSR ainsi que le #Genre dans 10 #écoles de la province du #SudKivu.

 

 

ByThèrese

Serviette hygiénique lavable: MAISHA PAD

#MaishaPad est la marque de serviettes hygiéniques lavables que produit #UwezoAfrikaInitiative à Bukavu dans la province du sud kivu. Ces serviettes hygiéniques sont différentes des autres, car elles sont conçues dans le respect des principes #sanitaires et procurent un #confort. Elles ne contiennent aucun produit chimique et peuvent être utilisés plusieurs fois après lavage.

 

ByThèrese

PORTRAIT: Divine NTAKOBAJIRA, une couturière dévouée

La couture, Une passion?

 Divine, une jeune couturière chez Uwezo Afrika Initiative, passionnée depuis son jeune âge par les études. Elle n’a pas pu avancer dans ses études fautes des moyens et c’est là qu’elle s’est lancé dans le business en aidant sa maman à vendre des articles pour enfants.

Vu qu’elle n’avait pas de capitale pour commencer son propre business, elle s’est lancé dans la couture à l’âge de 23ans pour essayer de subvenir à ses besoins et ceux de ces frères et sœurs.

C’est en voyant ses voisines coudre qu’elle a commencé aussi à développer une passion pour la couture, a-t-elle confiée.

Elle a commencé à prendre des cours de couture au marché de kadutu auprès d’un tailleur, puis est allé chez APEF où elle a commencé la fabrication des BIUSA, maintenant elle travaille chez uwezo afrika comme couturière et elle se retrouve à confectionner des serviettes hygiéniques lavable.

Elle nous a confié que c’est avec beaucoup de patience et de détermination qu’elle a su coudre les habits et surtout les serviettes hygiéniques.

Ce qui lui plait le plus dans la couture des pads ?

Aujourd’hui elle a réalisé une année au sein de l’organisation et avoue qu’elle est si fière d’elle car non seulement elle a appris à confectionner les serviettes mais parce qu’elle a réussi à contribuer à la gestion de l’hygiène menstruelle de plusieurs filles et femmes de Bukavu.

Grace au soutien de sa famille et de son bien aimé ainsi que sa propre détermination elle travaille dur pour devenir une grande couturière dans la ville de Bukavu et voir un jour ses articles être exposés dans des grands magasins est son plus rêve.

Elle remercie Uwezo pour l’opportunité qui pour elle n’est pas un fait de hasard mais le début d’une grande carrière.

Rolande CINAMA

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Sud-Kivu : Violences physiques sur mineures, Uwezo Afrika monte au créneau et parle d’une pratique inadmissible

Les violences physiques faites contre les filles mineures on en parle encore dans la province du Sud-Kivu. Le cas le plus récent est celui commis sur avenue Itudu au quartier Mulambula en commune de Bagira à Bukavu à l’endroit d’une jeune fille âgée de 12ans.

Recrutée pour faire des travaux ménagers, Shukuru LWABAGUMA parce que c’est bien d’elle qu’il s’agit, a été copieusement tabassée par sa patronne jusqu’à en finir aux installations sanitaires.

A en croire la Nouvelle Dynamique de la Société Civile (NDSCI) qui nous livre l’information et à laquelle la victime convalescente s’est confiée, la scène s’est produite ce mardi 12 Avril 2022.

Tout part d’une accusation non prouvée de la femme à l’égard de la mineure d’avoir volé dix mille francs congolais(5$). Niant ne l’avoir pas fait, la femme n’a pas cru. Au lieu de fouiller partout dans la maison dans l’espoir de retrouver la somme, celle-ci a brutalement pris cette élève de l’école primaire Lubiri à Ibinja vers une pièce isolée de la maison. Elle l’a déshabillée, ligotée en lui administrant des coups incalculables.

Cette maman est allée jusqu’à chauffer le couteau à vif feu et l’utiliser pour menacer de brûler la victime si elle ne rend pas le montant estimé volé.

Occasionnant un réel bruit en exécutant ses actes indignes, ses voisins ont été alertés. Ces derniers se sont rendus au lieu du forfait mais ont, contre toute attente rencontré la victime en état d’inconscience.

Ces habitants ont alerté la police pour que cette femme réponde de ses actes. Celle-ci a été conduite à la police sous commissariat de kalengera où son cas est suivi.

Entre temps l’enfant victime et ressortissante de Birava reste internée au centre de santé Muponyi Mwema pour des soins nécessaires, indique Wilfried HABAMUNGU porte parole provincial adjoint de la NDSCI au Sud-Kivu dans sa déclaration.

En réaction Uwezo Afrika Initiative, une organisation de défense des droits de l’homme se dit tout simplement consternée qu’au 21ème siècle cela demeure possible.

Pour Douce NAMWEZI directrice de cette structure, il importe que les bourreaux de ces genres d’actes soient arrêtés et jugés pour servir d’exemples aux autres et limiter considérablement ces cas des violences.

Il revient également aux organisations ayant cette cible dans leurs actions de multiplier les efforts de sensibilisation de toutes les parties prenantes pour que ces violences physiques et de tout genre d’ailleurs cessent réellement.

“En ce qui concerne mon organisation, nous menons des activités de sensibilisation des jeunes afin qu’ils connaissent leurs droits et comment les revendiquer. Si les cas des violations des droits de l’homme sont signalés, nous travaillons conjointement avec différentes coalitions et plateformes afin que les victimes obtiennent gain de cause auprès des instances habilitées.” Explique NAMWEZI.

Noter que la famille de la victime Shukuru se dit également déterminée à poursuivre des actions pour que leur enfant soit remise dans ses droits.

Avec jambordc.info

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SUD-KIVU : les activistes communautaires outillé(e)s sur la prévention des VSBG à travers l’approche SASA

Vingt-neuf activistes communautaires venant des trois communes de la ville de Bukavu dont Ibanda, Bagira et kadutu, et du territoire de kabare ainsi que le staff de Uwezo Afrika Initiative ont été formés sur l’approche SASA du 14 au 15 Janvier 2022.

Pour Douce Namwezi, la directrice de Uwezo Afrika Initiative, le but de cette formation est d’outiller les activistes communautaires ainsi que le staff de Uwezo Afrika Initiative sur l’approche SASA, les différentes phases et les outils de cette approche pour commencer à réfléchir sur l’adaptation au niveau de la communauté.

Elle ajoute qu’il est donc important que les activistes et le staff de Uwezo maitrisent l’approche SASA pour mieux la mettre en œuvre, la comprendre et la tester sur soi avant de l’appliquer dans la communauté.

En effet, l’approche SASA est une exploration du pouvoir, une approche de prévention des violences basées sur le genre qui vise la transformation individuelle avant de passer à la communauté. Elle a été élaborée et utilisée par Raising voices en Uganda pour la première fois, en vue de palier aux problèmes des violences sexuelles à l’égard des femmes et la propagation du VIH Sida.

Selon EMMANUEL MIKALABA, l’un des activistes de l’axe Bagira « cette approche nous permet de comprendre le pouvoir que nous avons dans la communauté en tant qu’activistes et l’obligation qu’on a de le mettre en pratique. Nous devons approcher les membres de la communauté et partager avec eux des messages en rapport avec des violences basées sur le genre pour arriver à un changement. Il s’agit surtout de rencontrer les membres de la communauté dans leurs milieux habituels sans forcément interrompre leurs occupations ».

« Les acquis et connaissances de la formation nous aident en tant que personne, nous avons fait la découverte de nos pouvoirs et devons changer avant d’amener le changement chez les autres » renchérit, Nathalie kajabika, une de staff de Uwezo Afrika Initiative.

Signalons que cette formation s’inscrit dans le cadre du projet « Des communautés favorables à l’équité du genre », appuyé financièrement par la coopération Suisse.

Rolande CINAMA

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Sud Kivu : Des « Club Maisha », un cadre d’échanges et d’informations sur la SSR et le genre pour les jeunes filles.

400 élèves filles, de 10 écoles dont 6 dans la ville de Bukavu (dans les communes d’Ibanda, Kadutu, et Bagira) et 4 dans le territoire de Kabare (groupements de Cirunga et Ludaha), participent activement à des groupes d’échanges et d’information sur les questions liées à la Santé Sexuelle de la Reproduction et le genre dénommés Clubs « Maisha ».

Depuis 2021, Uwezo Afrika Initiative met en place ces espaces d’expression, de discussion et d’information afin d’améliorer les connaissances des jeunes filles sur la santé sexuelle et de la reproduction et ainsi leur permettre de faire face à leurs besoins sexo –spécifiques

« Nous explorons plusieurs sujets avec les élèves, tel que les droits et devoirs des adolescent(e)s, la confiance en soi, la gestion de l’hygiène menstruelle, la sexualité responsable, les changements physiologiques pendant l’adolescence », explique Anne Faida, chargée des programmes au sein de UWEZO AFRIKA INITIATIVE.

Elle ajoute en expliquant que les clubs Maisha sont des espaces de discussion ouverts et indépendants, favorables aux débats et au partage d’expériences et des bonnes pratiques.

Pour UAI les « Clubs Maisha » ont comme rôle d’aider les jeunes filles à s’exprimer et à partager leurs expériences et idées en rapport avec le thème du jour, afin d’arriver à l’épanouissement de ces filles grâce à l’information reçue. Ces dernières sont des « ambassadrices » des informations reçues, qui s’engagent à partager ces informations et à influencer le  changement positif de comportements auprès d’autres jeunes filles de leurs écoles et  communautés respectives.

Il sied de signaler que chaque groupe est composé de 40 élèves filles et se réunissent bimensuellement.

Marie Thérèse CITO