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Bukavu: 2ème requiem pour la paix, Uwezo Afrika Initiave exprime le devoir de mémoire aux Congolais tués depuis 1993

L’organisation Uwezo Afrika Initiative a organisée ce samedi 23 octobre 2022 à Bukavu la deuxième édition du Requiem pour la Paix.

Ceci dans l’objectif de se souvenir des personnes massacrées dans différentes parties de la République Démocratique du Congo depuis 1993 jusqu’à ce jour.
A travers différents intervenants dans leurs discours ainsi que des activités culturelles telles que les chansons classiques; le seul message était de dénoncer les atrocités qu’ont connus les congolais de différents coins de la République Démocratique du Congo.
Dans les discours et chants, les intervenants ont renseignés que depuis 1993, des milliers de congolais ont perdus leurs vies à cause des guerres et de tueries en répétition.
Dans son mot de circonstance, la coordinatrice de Uwezo Afrika Initiative, Douce Namwezi, a fait savoir que cette activité du requiem pour la paix a été organisée sous la forme artistique pour servir d’un symbole de recueillement de mémoire, d’introspection, et de deuil.
« Ce moment de recueillement servira d’un acte symbolique de mémoire afin que les milliers de congolais massacrés durant différentes guerres et conflits interethniques ne soient pas oubliés »,a-t-elle soulignée.
Pour Douce Namwezi, cette deuxième édition de ce recueillement pour la paix, est une continuité de la première édition; avec comme message de paix, de cohésion sociale ainsi que le devoir d’histoire aux morts.
A en croire la coordinatrice de Uwezo Afrika Initiave, après les hostilités de 2003, la communauté internationale avait interprété la situation du Congo comme une situation de poste conflits.
» Nous avons un devoir de mémoire, un devoir d’histoire pour qu’après 25 ans on ne puisse plus continuer à vivre ces atrocités que nous connaissons. Il est important également de ne pas se taire. La violence continue particulièrement à l’Est du pays. La mission Onusienne était arrivée avec un effectif de 19.000 personnes pour sauver le Congo. Les troupes Onusiennes agissent très peu pour la violence locale. Elles n’ont pas même essayer d’arrêter les M23, Laurent Nkunda, …. », regrette Douce Namwezi.

Douce Namwezi, directrice de uwezo afrika initiative.

Toutefois, cette dernière dit être très choquée de constater que lors de son passage à Kaniola dans le territoire de Walungu pour la même cause de la célébration de ce requiem pour la paix, les habitants se sont posé la question de savoir pourquoi la communauté internationale n’a pas reconnue les massacres qui se sont passés dans cette partie de la province du Sud-kivu après 2003.
Douce Namwezi précisé par ailleurs que ces mêmes habitants ont dit que les rebelles continuent à tuer la population en complicité avec certaines autorités congolaises.
Signalons que cette activité s’est déroulée dans la grande salle du collège Alfajiri, situé au quartier Nyalukemba dans la commune d’Ibanda.

Avec www.kivuavenir.com

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Goma/Requiem pour la paix : Par des prestations culturelles Uwezo Afrika Initiative passe un message de cohésion sociale

Dans le but d’agir pour que la paix véritable soit construite sur la réconciliation et la cohésion sociale sur toute l’étendue de la RDC, l’organisation Uwezo africa Initiative a tenu ce lundi 25 octobre 2021 dans la ville de Goma, la deuxième édition du « requiem pour la paix » en vue de prier le repos des âmes des victimes des guerres.

À travers des chants et des danses, des messages de paix ont été véhiculés dans un spectacle tenu à Sant Vincent de Paul de Goma.

Selon madame Douce Namwezi, diretrice de l’organisation Uwezo Afrika Initiative, ce requiem pour la paix vise la représentation d’un symbole d’union et de cohésion sociale, nationale en offrant au peuple congolais une occasion de se recueillir autour d’une question commune pour tous.

« L’objectif de ce requiem est de jouer ce rôle symbolique de recuiellement en mémoire des personnes chères qui nous ont quittées à travers les chants, à travers des prestations culturelles pour pouvoir nous remémorer et chanter pour le repos des âmes des personnes qui nous ont quittées pendant les conflits ».

Et de poursuivre :

« C’est donc une initiative qui a commencé depuis l’année passée et c’est la deuxième édition de ce requiem. Il y’a des personnes qui se sont mises ensemble pour se demander et réfléchir à quel moment où nous congolais, nous nous arrêtons de pour pouvoir réfléchir sur notre passé pour pouvoir nous remémorer et surtout pour pouvoir pleurer les personnes chères qui nous ont quittées. On s’est dit que le faire sous un format culturel puisqu’il y’a déjà plein des initiatives et des plaidoyers qui se font au niveau national et international par rapport à ce devoir de mémoire, à ce devoir d’histoire, on a choisi l’option de le faire, à travers les chants et pour qu’à un moment on puisse inviter des gens, les congolais et les personnes ordinaires à s’arrêter aussi et chanter pour le repos des âmes des personnes qui nous ont quittées ».

La coordinatrice de l’organisation Uwezo Africa Initiative indique attendre de ce requiem, une façon de prise de conscience par rapport à l’appréciation du spectacle et aux messages véhiculés par des chants.

« Nous pensons qu’à travers ce moment ça sera une façon de prise de conscience par rapport non seulement à l’appréciation du spectacle mais aux messages qui sont véhiculés par des chants, des messages de paix, des messages de recueillement, des messages de cohésion sociale et nous espérons que progressivement à travers le chant qui est un outil utilisé depuis notre tradition ancestrale pour véhiculer des messages car on chante pour se redonner espoir, pour se redonner la force et nous espérons qu’à travers ces chants, on peut lancer ce message d’espoir et nous pouvons vivre en paix encore dans notre pays », conclut-elle.

Commencée à Kaniola dans le territoire de Walungu au Sud-Kivu en passant par la ville de Bukavu, cette activité sera également organisée dans la ville province de Kinshasa dans un même objectif.

Avec labeur.info

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Bukavu/Requiem pour la paix: Uwezo Afrika se recueille avec la population au collège Alfajiri

En mémoire des atrocités commises en république démocratique du Congo et pour plaider en faveur de la paix dans le pays, l’asbl Uwezo Afrika initiative s’est recueilli avec la population de Bukavu pour la seconde fois samedi 23 octobre 2021. L’activité a eut lieu dans la grande salle du collège Alfajiri en commune.
« Requiem pour la Paix » est un symbole de recueillement et de devoir de mémoire à travers des chants pour pleurer les morts que le Pays a enregistré dans des multiples atrocités.

Pour la Directrice de Uwezo Afrika initiative Douce Namwezi, lidée est d’abord de se souvenir des atrocités commisent en RDC et d’en second plaider à travers les discours qui ont suivi pour que l’histoire malheureuse que notre pays a vécue ne puisse plus se répéter.

Et d’ajouter que « les générations futures vivent en Paix et qu’on ne continue plus à compter des morts au pays ».

« C’est pourquoi il a été important de se remémorer, d’en parler, de ne plus banaliser la mort et de redevenir sensible à la vie et ne plus continuer à penser que c’est normal que des générations en générations, on continue à vivre des affres de la guerre» poursuit Douce Namwezi.

Les participants à ce recueillement ont à l’unanimité plaidé pour la paix et la cohésion sociale. Plusieurs autorités politiques et administratives de la province du Sud-Kivu ont pris part à cette activité de la deuxième édition du requiem pour la paix. Il se poursuivra à Goma en date du 25 octobre 2021. Le requiem pour la paix bénéficié de l’appui financier de la coopération suisse.

Avec infordc.com

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Bukavu : à travers des chants, Uwezo Afrika Initiative se recueille

Sous forme artistique, le Requiem pour la Paix a été organisé pour servir d’un symbole de recueillement et de devoir de mémoire à travers des chants pour pleurer les morts que le Pays a perdu.

Il a été organisé par Uwezo Afrika Initiative dans la grande salle du Collège Alfajiri en commune d’Ibanda, ville de Bukavu ce samedi 23 octobre 2021.

Selon Madame Douce Namwezi, Directrice de cette organisation : « L’idée, c’était d’abord de se souvenir des atrocités commisent en RDC et d’en second plaider à travers les discours qui ont suivi pour que l’histoire malheureuse que notre pays a vécue et que les générations futures vivent en Paix et qu’on ne continue plus à compter des morts en RDC. » 

« La paix et la cohésion sociale, le devoir de d’histoire » sont les messages clé de cette deuxième édition du Requiem qui est la continuité de la première édition.

 » C’est pourquoi il a été important de se remémorer, d’en parler, de ne plus banaliser la mort et de redevenir sensible à la vie et ne plus continuer à penser que c’est normal que des générations en générations, on continue à vivre des affres de la guerre. »  Ajoute-t-elle.

Rappelons que le dernier Requiem pour la Paix a été organisé en date du 21 octobre 2021 à Kaniola, un milieu qui a connu aussi des massacres.

Avec freemediardc.info

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Bukavu-Uwezo Afrika : « la paix véritable doit être construite sur base de la conciliation et la cohésion sociale »

Uwezo Afrika Initiative a organisé à Bukavu, ce samedi 23 octobre 2021, la deuxième édition de l’initiative « Requiem pour la paix » afin d’amener le peuple congolais à agir pour que la paix véritable soit construite sur la conciliation et la cohésion sociale.
Organisée sous forme artistique pour servir de symbole de recueillement, cette activité a connu la participation des différents artistes qui, de manières différentes, ont pleuré les milliers des personnes que le Congo a perdu et ont fourni des efforts pour rendre mémorial les crimes commis en Rdcongo depuis 25ans.
Douce Namwezi, directrice de Uwezo Afrika Initiative, a fait savoir qu’outre la nécessité de pleurer les morts, cette activité avait un but double:
 » A travers cette série d’activités que comprend la deuxième édition du « Requiem pour la paix », nous voulons concilier la population avec son histoire de massacres pour qu’elle ne se répète plus, mais aussi la conciliation du rapport mapping et les massacres qui ont eu lieu avant 1993 et après 2003″, a déclaré Douce Namwezi.
Notons que « Requiem pour la paix » est une initiative mise sur pied par Uwezo Afrika Initiative en partenariat avec l’archevêque de Bukavu François Xavier Maroy, le prix Nobel de la paix 2018 le Dr Denis Mukwege, la coopération suisse et d’autres acteurs locaux, nationaux et internationaux.
Avec echosevangilemagazine.net
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Requiem pour la paix 2021 : ’’ Ce requiem veut passer le message de dire «plus jamais ça ». Douce NAMWEZI

Paix, réconciliation et cohésion sociale à travers des chansons couplées à une chorégraphie des tristesses en mémoires des morts, au menu de la deuxième Edition du requiem pour la paix ,tenue au collège alfajiri  de Bukavu, ce samedi 23 octobre 2021.

Lancé depuis le groupement de kaniola dans le territoire de walungu le vendredi 22 octobre 2021 à la suite de l’atrocité qu’a connu ce terroir du bushi, le requiem qui est un moment de recueillement, introspection, et deuil est organisé par UWEZO Africa initiative.

« Requiem pour la Paix pour cette Edition rappelle qu’on ne doit pas banaliser la mort, Nous nous sommes focalisés beaucoup plus sur la Prière pour les repos des âmes de martyrs.’ ’révèle Douce NAWEZI coordonnatrice de UWEZO AFRICA Initiative.

Pour la promotrice de Uwezo Afrika Initiative la force de l’art dans cette part est d’exiger justice.

‘’ L’expression artistique donne de l’espace pour les victimes d’exiger la justice tant attendue, des réparations, d’exiger cette reconnaissance des affreux qu’ils ont connu. ’’ rencherit Douce NAMWEZI N’IBAMBA

Plusieurs personnalités se sont succédé au podium du collège alfajiri notamment le représentant du Docteur Denis MUKWEGE, la directrice de la coopération suisse Bukavu, le représentant de la société civile Sud-Kivu, le représentant du ministre provincial de culture et art, tous avec les messages d’instauration de la justice en faveur des martyrs et surtout la protection de l’histoire des atrocités.

Requiem pour la paix 2ieme édition dépasse ainsi l’étape de Bukavu pour le nord -Kivu avant de chuter dans la ville province de Kinshasa.

Requiem pour la paix a comme objectif   de recueillir les opinions des uns et des autres par rapport à tous les massacres et toutes les tueries qu’a connu la RDC et de réfléchir ensemble comment immortaliser toutes les personnes chères qui ont perdu la vie dans les guerres.

La première édition qui a connu la participation de Mgr François Xavier MAROY RUSENGO et le prix Nobel de la paix 2018 Dr Dénis MUKWEGE.

Avec bkinfos.net

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En RD-Congo, la production de serviettes menstruelles réutilisables améliore l’hygiène et l’autonomisation des femmes

Dès l’entrée de l’atelier, on peut apercevoir des sacs contenant une quantité importante de serviettes hygiéniques. En ce matin de septembre, 1.300 unités produites localement sont prêtes à être livrées. « Aujourd’hui, nous faisons exclusivement la coupe. Nous aurons un jour réservé à la couture », explique une couturière pour justifier les bruits des ciseaux qu’on peut entendre dans la pièce. C’est ici que se fabrique, depuis 2018, Maisha Pad, une gamme de serviettes hygiéniques réutilisables conçues à partir de tissus récupérés sur le marché local de Bukavu, à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

« Elles sont fabriquées à 100 % par des fibres renouvelables en coton et en polyester ainsi que des absorbants et des imperméables. Ils sont nettoyés avant la couture, afin d’éviter que les serviettes ne soient la cause des maladies », explique Douce Namwezi, directrice de Uwezo Afrika Initiative, l ’organisation non-gouvernementale qui a lancé l’initiative. Cette ONG, basée à Bukavu, milite pour l’autonomisation des femmes et des jeunes et pour l’accès au droit à la santé sexuelle et reproductive.

En RDC , l’accès aux serviettes hygiéniques demeure un casse-tête pour les femmes. D’après un sondage de U-report, 31 % de personnes interrogées, ont estimé que le manque d’argent était la principale difficulté qu’elles rencontraient pendant leurs règles.

Pour le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA). « L’accès limité à des moyens sécurisés de gérer son hygiène menstruelle et aux médicaments contre les douleurs limitent les opportunités professionnelles des femmes et filles. »

Désireuse d’améliorer les conditions des femmes, Uwezo Afrika Initiative distribue ses serviettes hygiéniques dans les écoles, les orphelinats et les familles à faibles revenus. « Lorsqu’elles sont surprises par leurs règles à l’école, beaucoup de filles sont obligées de rentrer à la maison et ne reviennent plus à l’école jusqu’à la fin des règles. Grâce à notre solution, ces filles peuvent tenir toute une journée », explique Douce.

Il y a également des avantages sur la santé. « Quand j’utilisais les serviettes que nous importons, je développais des allergies. Depuis que j’utilise celles-ci, tout cela n’existe plus », témoigne Thérèse Lushoka, une utilisatrice. Autre avantage : la réduction des déchets. « Avec les serviettes importées, on peut jeter trois serviettes par jour et ainsi polluer l’environnement. Ce qui n’est pas le cas avec Maisha Pad dont un lot contenant trois serviettes peut être utilisé pendant une année. », explique Douce Namwezi. En trois ans, Uwezo Africa a produit plus de 30.000 serviettes qui ont été distribuées dans la ville de Bukavu et la province du Sud-Kivu.

Opportunité d’emploi pour les femmes

Dans une société congolaise largement patriarcale, la grande partie du travail formel est occupé par les hommes. « En RDC, les femmes sont en très grande majorité contraintes à ne pas travailler et à ne s’occuper que des travaux ménagers », explique Marcelline Budza, coordinatrice de Rebuild Women’s Hope, une organisation non-gouvernementale qui milite pour l’autonomisation de la femme congolaise par la culture du café. Son organisation a mis en place une maison des femmes où celles-ci sont initiées à la coupe de tissus, la couture, la pâtisserie, au leadership, etc.

« Le temps dédié aux travaux ménagers non rémunérés a un impact sur la possibilité pour les femmes de se dédier au travail productif et pour les filles adolescentes de pouvoir poursuivre leurs études et suivre leurs désirs et ambitions  », souligne, pour sa part, un rapport rendu public par UNICEF, intitulé « Egalité des sexes : où en sommes-nous en RDC ? ». Le projet Maisha Pad génère huit emplois directs.

« De l’acquisition des matières premières à la distribution, nous faisons intervenir les femmes dans toute la chaîne de production. Grâce à ce qu’elles gagnent, elles participent aux mutuelles de solidarité, épargnent un peu d’argent et contribuent aux dépenses du ménage », explique Douce Namwezi.

Selon la Banque Mondiale, 73 % de la population congolaise vivait avec moins de 1,90 dollar par jour en 2018. Une situation que tente de résoudre Uwezo Afrika Initiative. « Avec les serviettes réutilisables, je ne dépense que cinq dollars par an. Ce qui n’était pas le cas avec les serviettes jetables, car je pouvais dépenser six dollars américains par mois. », explique Thérèse Lushoka. Un lot de trois serviettes de Maisha Pad coûte 2,5 USD à l’année. Aussi, l’ONG a mis en place un service permettant aux femmes de revendre les serviettes au sein de leur communauté et ainsi promouvoir l’entrepreneuriat. « Nous offrons aux femmes et aux pharmaciennes la possibilité d’être des revendeuses de nos produits. À chaque vente, elles peuvent gagner 2 cents de dollar de commission », explique Douce Namwezi.

Divine Ntakobajira, 22 ans, est une couturière spécialisée dans la conception des serviettes hygiéniques. Depuis quelques mois, elle travaille à Uwezo Afrika Initiative. Elle n’a pas pu aller au bout de ses études faute de moyen. Mais grâce à son travail, Divine arrive désormais à soutenir ses parents en assistant certains de ses cadets.

« Grâce à ce travail, j’arrive aujourd’hui à me prendre en charge. Pour m’habiller et répondre à mes besoins, je n’ai pas besoin d’un homme », explique cette autodidacte qui marche désormais la tête haute. « J’ai décidé de travailler pour alléger la tâche de mes parents. Une femme qui ne travaille pas rencontre beaucoup de problèmes dans la vie », dit-elle. Elle rêve désormais de créer son propre atelier de couture où elle pourra initier des femmes comme elle à la couture.

Avant d’y arriver, Divine lance des petites activités génératrices de revenus grâce à l’épargne qu’elle arrive à collecter. « Par mois, j’arrive à épargner 30 dollars américains. Grâce à cet argent, je me suis lancée dans la commercialisation des chaussures pour femmes. J’achète des chaussures que je distribue à crédit aux femmes du quartier. Après deux semaines, elles paient. Cela me permet de diversifier mes sources de revenus », explique-t-elle.

Briser le tabou autour des règles

Malgré les nombreux succès rencontrés, Uwezo Afrika Initiative rencontre plusieurs défis. « Toutes les matières premières que nous utilisons sont importées. Ce qui rend nos coûts de production très élevés. Aussi, nous évoluons dans une communauté où la grande partie de la population vit sous le seuil de la pauvreté. Ce qui fait que beaucoup veulent avoir nos produits gratuitement. Chose que nous ne pouvons pas faire actuellement car nous finançons la production avec des moyens très limités », explique Douce Namwezi.

Le plus grand défi demeure cependant le tabou lié à l’hygiène menstruelle. « En Afrique, les règles sont un sujet tabou qui ne s’aborde pas en public. Quand on essaie de sensibiliser, les gens nous prennent pour des dépravées alors que la femme doit accéder aux services d’hygiène menstruelle de qualité pour pouvoir s’épanouir », estime Douce. Par des campagnes sur les médias sociaux et des sensibilisations sur le terrain, Uwezo Afrika Initiative brise chaque jour davantage les mythes autour des règles et permet aux femmes de prendre part au processus de développement de leurs communautés.

Avec equaltimes.org

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Journée Internationale de la jeune fille : Uwezo Afrika se joint à toutes les jeunes filles pour célébrer leurs droits

En décembre 2011, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution fixant le 11 octobre comme journée de la jeune fille. Pour cette année le thème retenu est « Génération numérique, notre génération ».

Uwezo Afrika Initiative se joint à toutes les jeunes filles du monde entier pour célébrer cette journée, qui consiste à promouvoir les droits de la jeune fille, d’encourager ses initiatives de développement et de lutter contre toutes les violations de ses droits. C’est également une occasion de dénoncer toutes les discriminations dont elles sont victimes quotidiennement et qui constituent un frein pour leur émancipation et émergence.

Selon cette organisation de la société civile, cette journée interpelle tous les membres du gouvernement congolais, les responsables du secteur de l’éducation scolaire ainsi que les parents afin de garantir un accès équitable des filles à l’internet, aux appareils numériques en vue de leur offrir des opportunités d’accéder, de manière effective et en toute sécurité, aux nouvelles technologies, d’en faire usage  et ainsi jouer un rôle moteur et innovateur dans ce domaine.

Les filles rencontrent davantage d’obstacles économiques et sociaux pour accéder à l’internet et aux appareils numériques et ainsi faire entendre leurs voix, connaitre leurs droits particulièrement ceux liés à la santé sexuelle et reproductive.

Notons que la résolution 66/170 de l’Assemblée générale des Nations unies stipule que la Journée (des droits) de la fille reconnaît que l’autonomisation des filles, l’investissement dans leur éducation, sont essentiels pour la croissance économique, l’éradication de la pauvreté, ainsi que la participation significative des filles dans les décisions qui les concernent. Ce sont les clés pour briser le cycle de la discrimination et de la violence, pour promouvoir et protéger leur capacité à jouir pleinement de leurs droits.

Marie Thérèse CITO

 

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SUD-KIVU : Des femmes accusées de sorcellerie, Uwezo Afrika durcit le ton

Des cas d’accusation des femmes de sorcellerie continuent d’être signalés dans plusieurs coins de différents territoires de la province du Sud-Kivu.

Ces dernières sont régulièrement accusées par des jeunes du milieu, des membres de leurs familles ou des voisins, d’être à la base de la mort des personnes ou d’un événement malheureux. Un phénomène qui a pris de l’ampleur depuis un certain temps.

Au cours d’une interview accordée à Congowitness.org, l’organisation Uwezo afrika initiative, qui intervient notamment dans la défense des droits des femmes et des jeunes filles, condamne la recrudescence des tueries des femmes dans plusieurs territoires du Sud-Kivu, pour avoir été soupçonnées de sorcellerie.

Douce Namwezi, Directrice de cette structure féminine, déplore cette situation et rappelle que la loi congolaise ne reconnaît pas la sorcellerie comme une infraction.

Elle estime ensuite, que la vie humaine est sacrée et qu’il revient aux instances judiciaires de rendre justice et non aux citoyens eux-mêmes.

La coordinatrice de Uwezo Afrika recommande aux autorités, principalement l’appareil judiciaire congolais, de se saisir de cette situation devenue récurrente dans plusieurs territoires du Sud Kivu.

Avec congowitness.org

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Nord-Kivu : « UWEZO AFRIKA INITIATIVE » organise une journée de réflexion sur le requiem pour la paix à Goma

Une journée de réflexion sur le Requiem pour la paix a été organisée ce Mercredi 15 Septembre 2021 dans la grande salle de Plazza Hôtel à Goma au Nord-Kivu sous l’initiative de l’organisation « UWEZO AFRIKA INITIATIVE. »

Ceci entre dans le cadre de célébrer ou commémorer les morts de différents conflits, guerres et tueries connus dans l’Est de la RDC, se rappeler de ceux qui nous ont quittés dans ces différents contextes.

Selon Me Placide NTOLE, vice-président du Conseil d’Administration de « UWEZO AFRIKA INITIATIVE », l’objectif du requiem pour la paix est d’amener le peuple à ne pas oublier l’histoire et que les congolais soient en mesure de raconter leur propre histoire à travers les vérités qu’ils doivent se dire sur ce qui s’est réellement passé afin que plus jamais cela ne se répète.

« Nous, les africains nous savons que les morts ne sont jamais morts, juste ils changent la façon d’être et de vivre avec nous. Et nous ne devons pas les oublier. Dans le cas contraire ça revient à dire que nous voulons que les choses se répètent, » a martelé Me Placide NTOLE.

Dans cette assise qui a connu la participation des élus (representants du peuple) au niveau provincial, les membres des organisations des femmes et des jeunes, ceux de la société civile, des leaders locaux, les journalistes, il était question de réfléchir par rapport aux devoirs des mémoires, d’justice et d’histoire, compte tenu de tout ce qui s’est passé généralement en RDC et plus particulièrement dans l’Est du pays concernant les différents massacres, guerres et tueries au cours desquels la RDC a perdu ses dignes filles et fils.

Pour Me Placide NTOLE, par devoirs des mémoires, des séries d’activités doivent être organisées pour se rappeler de toutes les âmes qui nous ont quittées.

Signalons que cette journée de réflexion était une accasion pour les participants de statuer sur les causes , conséquences de ces attrocités et les stratégies pour y remédier.

Avec lesvolcansnews.net