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Des artistes de la ville de Bukavu s’unissent ce 21 Mars au Bukavu Comedy Club autour du spectacle « le procès de la poubelle ». Quatre humoristes et une artiste du slam au cœur de l’initiative visant à questionner autour de la responsabilité collective sur la gestion de l’environnement. Inscrit dans le programme « mois vert » de la Coopération Suisse, l’art du rire se joint à la lutte pour la préservation et l’assainissement local.

Le spectacle « le procès de la poubelle »  offre un regard interpellatif sur les comportements massifs face aux poubelles visibles et leurs impacts sur la nature humaine, renseigne Joyeux Bin Kabodjo, artiste aligné pour cette session. Il est impérieux, estime -t-il, de réunir toutes les catégories sociales afin d’étudier de manière collective les mécanismes d’assainissement de la nature.

Le procès de la poubelle recherche par des prestations artistiques l’image d’une ville saine et organisée. Il se veut une table ronde qui ressort des solutions qui pallient aux déchets constatés dans divers rues de Bukavu.

« Nous pensons qu’en tant qu’artistes, notre rôle réside dans l’interpellation, l’éveil des âmes et la psychologie générale de nos communautés. L’on se met ensemble pour sortir un procès particulier qui par le rire apporte des messages. Chaque partie du spectacle conscientise à sa manière », confie-t-il.

Il revient à l’art et aux artistes d’étudier l’impact de leurs productions sur la communauté. Individuellement ou en consortium, ils peuvent œuvrer pour le développement, renchérit Joyeux Bin Kabodjo. Pour cette phase, Patricia Kamoso, Espoir Bulangalirhe,  Jospin de Mars et Gloire Taylor sont en résidence pour questionner en profondeur la pratique des uns et d’autres : « Il va être un moment qui fera comprendre aux artistes qu’il est possible de créer des spectacles en chaine de sensibilisation qui permettent à la communauté de se poser des vraies questions ».

Une invitation de participation à ce spectacle est adressée à toutes les couches de la Ville de Bukavu afin d’unir les voix et dénicher les solutions qui lavent la ville et lui redonnent son appellatif « Bukavu la Belle ».

Kathia AMINA

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