A l’occasion de la Journée mondiale de la danse, célébrée chaque 29 avril, la ville de Bukavu a vibré au rythme d’un art devenu vecteur d’unité et d’expression. Entre résilience, créativité et ouverture à l’international, les danseurs locaux s’imposent progressivement sur la scène mondiale tout en promouvant des valeurs de paix et de vivre ensemble.
Spectacles, échanges artistiques, performances publiques et initiatives participatives ont permis aux danseurs de se connecter directement avec le public. Ces activités jouent un rôle clé, non seulement dans la visibilité des artistes, mais aussi dans la sensibilisation de la communauté à l’importance de la danse comme véritable métier et vecteur de transformation sociale.
Pour Dareel Longundo, danseur et chorégraphe, depuis 2022, beaucoup d’aspects se sont améliorés. Les danseurs et artistes présentent de plus en plus leurs œuvres à l’international, ce qui permet à la danse de Bukavu de rayonner et de se faire connaitre à travers le monde.
Cependant notre source montre que la danse fait face à plusieurs défis : « Il arrive que les personnes qui ne sont ni artistes ni danseurs s’opposent ou critiquent notre travail. Cela peut être surprenant, mais c’est une réalité à la quelle nous devons faire face » dit-il.
A travers la danse, il dit transmettre les messages de paix, de résilience, de cohésion sociale, d’unité et de réalité sociétale.
« Notre démarche pour renforcer le processus de paix repose sur la rencontre, la discussion, et le partage entre différentes formes d’art et diverses nationalités. C’est cet échange qui enrichit notre vision et renforce notre créativité », renchérit-il.
Pour Dareel Longundu, cette journée est une occasion pour chacun de s’approprier cette forme d’art, de se poser les bonnes questions et de réfléchir à son évolution.
De son côté David Ampire, chargé de programmes de l’espace culturel Ecka, la danse revêt la dimension diversifiée.
« La danse à Bukavu est en pleine évolution car nous trouvons aujourd’hui une nouvelle génération qui ouvre Bukavu à la scène de danse régionale et internationale à travers leurs participations à des grands événements de danse », dit David Ampire.
Il loue les initiatives des organisations culturelles qui promeuvent cet art dans la ville de Bukavu. Il appelle à cette occasion les mécènes culturels à faciliter les réseautages entre les danseurs de Bukavu et ceux des autres coins du monde.
Malgré sa vitalité et son impact social, notre source rajoute que cette forme d’art rencontre des problèmes de soutien et d’acceptabilité. Mais, elle est un moyen d’échange et de dialogue culturel et permet la rencontre des communautés.
« La danse reste un outil à privilégier dans la transmission des valeurs de société dont la paix, l’unité et le vivre ensemble. Elle agit comme un langage universel, un outil de cohésion sociale », renchérit-il.
La journée mondiale de la danse s’est clôturée sous plusieurs activités, dont le flash mob organisé par l’espace culturel kwetu art et Uamsho au labo Mot’Art.
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