Le centre Delia Ndaro art culture outille les filles artistes de Bukavu sur la fusion de la musique traditionnelle et le Jazz. Le but est de donner au Jazz une autre connotation puisée dans la culture africaine.
Selon Thomas Lusango, responsable du centre Delia Ndaro art culture, les différentes tribus africaines en général, et congolaises en particulier, doivent s’approprier le jazz en l’adaptant à leurs propres cultures, afin de ne pas perdre leurs repères.
La formation a ciblé les filles artistes afin de relever les défis de l’acceptation du Jazz, ainsi qu’ajouter un plus dans la valorisation de la culture locale.
« Il est important de faire de la musique Jazz une musique professionnelle à notre manière, en y intégrant notre culture », lance Thomas Lusango.

Les instruments traditionnels, entre autres : Le Lulanga, le Likembe, le Langoung et le Ndonongo, ont été associés pour répondre à ce défi et montrer la beauté de la musique africaine de par sa sonorité.
« Cette formation intervient également pour briser les stéréotypes collés sur la femme au sein de la société. En se servant du jazz travaillé à l’africaine et mieux développer le jazz fusionné à la musique traditionnelle, nous voulons montrer que la place de la femme n’est pas seulement à la cuisine », renchérit Thomas Lusango.
Dorcas Shabani, l’une des apprenants, se réjouit de la connaissance acquise sur la fusion de la musique traditionnelle et le jazz : « ma participation à cette formation m’a permis de découvrir beaucoup de choses que je ne connaissais pas encore en musique, je remercie le formateur pour la matière aussi pertinente qu’il a abordé ».
Son souhait est de voir ces formations être organisées régulièrement pour bien approfondir ses connaissances dans la musique.
Batteuse de formation, Dorcas Shabani promet de renverser la tendance sur la perception de la femme dans sa communauté, en se servant de son art.
Après cette formation de 5 jours, les apprenants sur la fusion du Jazz et la musique traditionnelle, vont produire un concert de restitution le 28 mars 2026 au Centre Delia Ndaro Art Culture.
Sammy Balume