« Nos différences ne constituent pas une faiblesse, mais plutôt une force », c’est en ce terme que l’artiste peintre safari prospère dit Safman prêche la paix et la cohésion à travers l’œuvre « la force de fragment ». Par l’utilisation des morceaux de cuir, cet artiste assemble diverses couleurs pour expliciter cette différenciation entre communautés.
Cette représentation des morceaux aux couleurs différentes illustre les différences culturelles, tout en marquant la particularité des valeurs de chaque communauté.
Au travers ce tableau, cet artiste assemble les fragments de cuir afin de symboliser les différentes composantes de la société congolaise qui sont les ethnies, les langues, les tribus, etc.
« Ses morceaux de cuir unis forment une structure humaine et solide. Au travers cette image, je voulais dire que la force du Congo ne réside pas dans l’uniformité, mais plutôt dans l’organisation cette dissemblance », souligne-t-il
L’utilisation du cuir sur ce tableau a un sens particulier. Par sa durabilité et résistance, il explique les lésions et la résilience, dont fait montre la population congolaise.
« J’ai voulu illustrer cela en une force que détient notre société. Malgré les situations complexes la population s’adapte et vis autrement », dit-il.
Pour cet artiste, ce tableau est une invitation à ne pas voir la diversité culturelle comme une source de division, mais comme fondement de stabilité.
Par la représentation des morceaux assemblés autour d’une structure, l’artiste explique l’unité existentielle en une force significative pour les sociétés.
Le tableau « La force du fragment » fait partie des œuvres réalisées lors de la résidence création sur collage artistique organisée par Uwezo Afrika initiative autour du thème « l’art au service de la paix et la cohésion sociale ».
Christian Buzangu