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Le secteur culturel dans la province connait d’énormes secousses dans son architecture. Mélomanes, artistes et opérateurs cultures se rejettent les responsabilités du frein au développement de ce secteur en province.

Au cours d’une conférence de presse tenue à Bukavu au Sud-Kivu le 15 septembre, par l’artiste engagé PF SHUJAA, le débat au tour de cette problématique a ravivé les questionnements des acteurs culturels.

Pour certains, la ville de Bukavu mérite une énorme prise de conscience et l’amour entre artistes pour booster l’art local. C’est le cas du comédien, Assumani Lobanda Loba, qui pense que les acteurs culturels de Bukavu méritent la délivrance.

Il regrette de constater que la ville de Bukavu soit pétrie des artistes talentueux introvertis : « Nous ne savons pas d’où est venu celui qui a largué un démon sur l’art de Bukavu. Nous avons des artistes qui brillent partout où ils passent, mais dans la ville, ils ne sont pas reconnus entant que tel ».

Il est, soutient-il, nécessaire de repenser le secteur  culturel de Bukavu, en évoquant les responsabilités de chaque partie prenante afin de donner une nouvelle image à l’art local.

Le producteur Virgil affirme que l’échec de l’art de Bukavu est en premier lieu une responsabilité de l’artiste.

Selon ce producteur et responsable du studio Evoludia, les artistes ne savent pas bien faire la promotion de leur art.

« Le talent seul ne compte pas, il faut un certain niveau de professionnalisme. Un artiste talentueux sans équipe managériale ne peut pas percer. Les artistes ne doivent pas se limiter sur des challenges sur tiktok, mais doivent s’approcher pour échanger des idées et des projets à exécuter ensemble », ajoute-t-il.

Lion Boy, artiste rappeur et jeune talent, évoque le non accompagnement des medias dans la promotion des artistes de Bukavu.  

« Vous pouvez faire votre part entant qu’artiste, mais les médias ne nous facilitent pas la tâche. Au lieu de diffuser nos œuvres sur leurs chaines, ils se contentent parfois de nous faire payer, avant de jouer nos titres », s’indigne cet artiste.

Initiateur de cette activité, l’artiste Pf Shujaa, invite ses paires au sens élevé du professionnalisme pour booster l’art local : « nous tuons l’art dans la ville de Bukavu, nous-même artistes, par manque de professionnalisme. Les artistes ont intérêt à se faire accompagner par une grande équipe d’experts pour étudier leurs  milieux et adapter leurs travaux  en fonction du milieu, et autres, ».

Cet artiste engagé appelle la population de Bukavu à un soutien total à l’art local, pour mieux défendre la province sur le plan artistique, et mieux vendre ses valeurs culturelles en usant de l’art comme instrument par excellence.

Sammy Balume

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