Dix jeunes membres des structures communautaires de paix de la ville de Bukavu et du territoire de Kalehe ont été formés sur le système d’alerte précoce et l’utilisation des outils numériques.
L’atelier de deux jours organisé dans le cadre du projet GPI 2.0 avec le financement de ONU Femmes a fourni aux participants les techniques de détection rapide des signaux des conflits et d’identification des risques de violences basées sur le genre.
Mme Joëlle Bufole, chargée des programmes de Uwezo Afrika Initiative, soutient que ces techniques faciliteront dans l’orientation des communautés vers des réponses préventives, mais aussi limiter les conflits intercommunautaires et les tensions sociopolitiques.
« Les conflits résultent du manque d’informations et des mécanismes de détection rapide des dangers. Les participants ont été formés pour faciliter l’accès à l’information, soutenir les plaidoyers de paix dans leurs entités et constituer des comités opérationnels d’alerte précoce au Sud-Kivu », affirme-t-elle.
Mme Joëlle Bufole révèle que le projet GPI2.0 renforce l’approche sensible au genre dans un contexte des crises qui expose les femmes, les filles et des groupes vulnérables aux violences domestiques, sexuelles et psychologiques.
Les participants ont témoigné de l’intérêt à cette formation qui leur a permis d’acquérir des stratégies de prévention des conflits latents et de promotion d’une paix durable dans une zone en proie aux conflits.
M. Eric Bisonga venu de Kalehe s’est engagé à consolider la paix dans son entité par des tribunes de dialogue afin de faciliter l’entente entre les populations en conflits identitaires.
« Cette session est importante surtout dans notre entité de kalehe où les conflits sont souvent amplifiés par les rumeurs des réseaux sociaux. Les stratégies acquises bénéficieront à toute ma communauté dans l’espoir de réduire les causes des conflits », dit-il.
Mme Claudine Kitumaini a soutenu son engagement à bien utilisés les outils numériques reçus pour la consolidation de la paix au Sud-Kivu. Elle est convaincue que le bon usage des outils numériques peut briser les stéréotypes intercommunautaires alimentés par les rumeurs.
« L’approche genre est importante en cette période où la femme affronte d’énormes difficultés qui nécessitent une forte sensibilisation. Je m’engage à poursuivre ma lutte de briser les limites et rappeler aux femmes leur rôle dans la restauration de la paix », Martèle-t-elle.
Gisèle Bashwira.