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A l’occasion de la Journée Internationale du Jazz célébrée chaque 30 avril, le groupe Umoja Jazz Band a mis en avant à Bukavu le rôle du jazz comme vecteur de paix, de dialogue interculturel et de cohésion sociale.

Pour son responsable, Gédeon Noé, le jazz joue un grand rôle dans la transmission des valeurs de sociétés comme la paix, le vivre ensemble, et la cohabitation pacifique. Le jazz rassemble au-delà des différences ethniques et linguistiques, favorise le dialogue et réduit les tensions entre peuples.

« La paix peut se construire aussi avec la culture, avec le jazz. C’est un langage universel qui aide à la cohabitation pacifique.  A travers le jazz, je revendique la paix, je dénonce les violences faites à la femme », souligne-t-il.

Pour y arriver, Umoja Jazz projette l’organisation des concerts inclusifs réunissant différentes communautés, les ateliers éducatifs pour les jeunes des différents horizons, l’intégration des messages de paix dans les créations musicales, l’utilisation des espaces publics pour rapprocher les populations, l’organisation des festivals de Jazz.

Gédéon Noé soutient que le jazz est une responsabilité sociale. Il veut que cette forme d’art soit utilisée comme outil d’engagement social et de paix.

Néanmoins déplore-t-il, cette forme d’art nécessite encore une touche particulière pouvant donner sa saveur et permettre son envol.

« On observe aujourd’hui l’émergence des jeunes artistes et groupes qui explorent le jazz comme forme d’expression moderne à l’exemple d’Umoja Jazz Band » dit-il.

Le manque d’infrastructures culturelles adaptées, entre autres les salles de spectacles, les instruments et les studios, la faible visibilité médiatique des produits de jazz sur les réseaux, sont parmi les difficultés auxquelles se heurte cet art. 

A l’occasion de cette journée, Umoja Jazz Band organise une activité au Bukavu comédie club ce 30 avril avec comme thème « le jazz comme vecteur de la paix et de cohésion sociale ». ce sera une mobilisation  du public sur les questions de paix, l’émergence des nouveaux talents et le renforcement du dialogue entre cultures.

David BYADUNIA.

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