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L’artisane Lydia Ntahirwe lutte contre la stigmatisation de la femme de Bukavu. A travers la menuiserie, elle défié les perceptions locales et prouve les capacités de la femme à exercer dans les métiers jadis réservés aux hommes en province du sud Kivu et en république démocratique du Congo en général.

Agée d’une vingtaine d’année, cette jeune fille évolue dans un atelier situé dans la commune de Kadutu  où elle prouve ses compétences et pouvoirs de la femme dans ce métier majoritairement masculin.

Diplômée de l’institut Fundi maendeleo, Lydia a choisi de poursuivre sa passion de menuisière malgré les critiques dans son entourage.

« La majeure partie de mon entité est étonnée de mon choix professionnel. Cela me donne plus de force et courage de sensibiliser d’autres femmes à briser les préjugés et se lancer dans des métiers de ce genre pour leur développement », explique cette artisane.

C’est pour elle et sa famille une fierté de prouver sa capacité dans un travail bénéfique à toute la communauté. A part son aspect formateur, ce métier facilite l’autonomie financière, le progrès professionnel et le respect de la femme, poursuit-t-elle.

Lydia Ntahirwe soulève la négligence et la pareuse parmi les atouts expliquant la faible présence des femmes dans la menuiserie, pourtant un métier important dans le développement intellectuel comme tant d’autres.

« Certaines femmes considèrent la menuiserie comme travail des hommes par peur de passer leurs journées entrain de soulever des meubles ignorant que des ateliers prévoient un personnel pour ce métier. Je qualifie cette façon de faire d’une grande distraction », regrette-t-elle.

Elle invite la femme à saisir ce metier et briser les limites culturelles et physiologique qui handicapent son épanouissement. Par ailleurs, elle interpelle la communauté à bannir les préjugés et encourager les femmes  qui se distinguent en opte le metier de menuiserie.

Gisèle Bashwira.

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