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Un nouveau film attire l’attention du public et suscite le débat à Bukavu. « Les maris de mes filles », scénarisé par Thérèse et porté à l’écran par l’actrice et réalisatrice Pascaline FURAHA. Cette œuvre met en lumière une problématique sociale bien réelle : l’ingérence des parents dans le choix du conjoint de leurs enfants.
Dans les sociétés, la décision familiale prime parfois sur la volonté personnelle, surtout en matière de mariage. Beaucoup de parents souhaitent que leurs enfants suivent leur modèle de vie. Pourtant, rappelle Pascaline FURAHA : « nul ne connaît sa destinée dans la vie. Chaque personne doit pouvoir faire ses choix sans subir de pression parentale ».
L’actrice souligne que ce film est une invitation à la réflexion et à la vigilance.

« Les maris de mes filles voudrait que chaque personne priorise la considération en lieu et place de la méfiance. Dans le choix d’un conjoint, il est temps que les parents arrêtent de forcer la main de leurs enfants », explique-t-elle.

Présenté pour la première fois par la structure KINO Bukavu, le film est aussi un cadre d’apprentissage collectif. Plusieurs artistes y ont collaboré et, selon Pascaline Furaha, l’expérience a permis d’expérimenter de nouvelles techniques d’incarnation plus efficaces.

« Grâce à ce film, j’ai pu réaliser l’un des projets les plus marquants de ma vie. Ce fut une véritable aubaine, non seulement pour exprimer ma créativité, mais aussi pour rassembler la communauté autour d’un seul message », confie-t-elle.

Par ailleurs, Pascaline FURAHA coordonne le CIFEBUK, une structure regroupant des femmes cinéastes. Cette organisation mène des actions en faveur de la promotion de la femme dans le septième art au Sud-Kivu. Elle souhaite que le cinéma ne soit plus réduit à un simple divertissement, mais qu’il soit reconnu comme une véritable profession, capable de contribuer au développement en attirant des moyens et des investissements pour relever le secteur.

Christian Buzangu.

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