Partager

À travers la pièce « Shura ok’u manvu mukazi abunge », le groupe théâtral Franga Mbele sensibilise sur les violences basées sur le genre.  Cette pièce théâtrale promeut également l’égalité des chances  au sein des familles de Bukavu en province du Sud-Kivu.

Présentée lors de semaine vibrante organisée par le centre culturel Delia Ndaro Art Culture, la pièce « Shura ok’u manvu mukazi abunge » traduit par « Une touche excessive d’alcool fait fuir la femme » a brisé les mythes sur le rôle de la femme et des jeunes filles dans la communauté. Cette innovation du groupe théâtral Franga Mbele a lancé un message de sensibilisation sur l’égalité des chances, l’accès à l’éducation pour tous, le respect des droits des femmes, et les méfaits de l’alcoolisme.

Ce spectacle plonge le public dans le quotidien de Franga Mbele, un père de famille influencé par des croyances rétrogrades sur l’infériorité de la femme. Convaincu que le genre féminin est moins utile à l’avenir de la famille, il accorde tous ses efforts à l’éducation de son fils, tout en négligeant sa fille et son épouse. Plongé dans l’alcool, il abandonne progressivement ses responsabilités, brisant l’équilibre du foyer. Pourtant, c’est la fille discriminée, mais déterminée qui parvient à renverser les préjugés du père. Elle décroche une bourse pour les États-Unis, tandis que le fils, jadis privilégié, ne réalise rien de significatif.

Au cœur de ce spectacle figure un message central : « les femmes ont le potentiel de contribuer autant que les hommes au bien-être familial et sociétal, à condition qu’elles soient soutenues et éduquées », renseigne Franga Mbele.

Selon les organisateurs, cette initiative vise à déconstruire les mythes qui freinent l’évolution de la femme. Notamment dans l’accès à l’héritage familial et l’éducation. « Femme et homme sont égaux. Ils ont les mêmes droits, car nul ne connaît l’avenir », soutient le responsable de l’industrie culturel Famille Franga Mbele.

En donnant la parole aux femmes à travers le théâtre, Franga Mbele plaide pour une société plus juste et équitable, où filles et garçons grandissent avec les mêmes opportunités. Car la véritable richesse d’une famille, conclut-il, réside dans l’éducation de tous ses membres sans distinction de sexe et dans l’abandon des comportements destructeurs, tel que l’alcoolisme et l’irresponsabilité familiale.

Kathia AMINA

Partager