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Le centre culturel Kwetu art (Ecka) lance quinze jours de sensibilisation pour la protection de l’environnement. Allant du 15 au 30 Avril, une exposition des maquillages artistiques dénommée « terre et art » lance un cri d’alerte sur les inconvénients liés à la mauvaise gestion de l’écosystème. Durant quinze jours, les portes d’Ecka sont ouvertes au public afin de porter par l’art des messages de conservation de patrimoine artistique et environnemental.

En ce jour de lancement, un vernissage artistique ouvre les rideaux de la campagne, renseigne David Ampire. Le chargé de programmes de Ecka fait savoir qu’à travers les œuvres d’art produites, un appel sera lancé à l’endroit des habitants de la commune de Bagira de manière particulière et la ville de Bukavu en général à la transformation des mentalités collectives à l’endroit de l’environnement.

 «  Lorsque nous détruisons l’environnement, c’est la terre qui en paie le prix, et par-dessus toute la vie », dit-il.

Au cours de cette campagne, deux premières œuvres conduiront les débats. Il s’agit du masque « la terre blessée ». Cette œuvre dénonce les mauvaises actions posées quotidiennement et qui fragilisent la puissance et la fécondité des terres. Par ce masque, Ecka veut rappeler à la responsabilité collective. Il estime aussi qu’il est impérieux de nourrir et soigner le sol pour sa résilience.

En seconde phase, il s’agit de deux œuvres composées en partie d’un visage humain et d’autre part d’un tronc d’arbre. « L’arbre de vie » et « femme séance » évoquent l’implication de la femme dans la protection de l’environnement. Etant la première consommatrice des fruits de la terre,  elle est appelée à une conservation efficace et digne de ce patrimoine léguée par le divin aux hommes.

Lancé à l’occasion de la célébration de l’art, il sera question de l’invitation à l’amour du patrimoine culturel et social, et la découverte des talents artistiques locaux.

« C’est une manière pour nous de célébrer la journée internationale de l’art, la terre qui est mise à l’honneur chaque 22 Avril et que par celle-ci les artistes sacralisent la terre, en rappelant le génie artistique Bukavien que nous devons chérir la terre et la protéger ».  

Par cette même occasion, un pont est créé entre la classe artistique et le public de manière à faciliter un échange direct, un partage d’idées et expériences et une sensibilisation de bouche à oreille. 

Cette exposition rentre dans le cadre du projet réorganisation et coordination de l’action culturelle au Sud-Kivu à travers un espace culturel collectif, sous l’appui de la coopération Suisse par le biais de Uwezo Afrika Initiative.

Kathia AMINA

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