Category Archive Success Story

ByRolande CINAMA

BUKAVU : les artistes de la ville de Bukavu et ceux venus de Goma et du Burundi ont été formés sur l’utilisation de leurs œuvres comme instrument de lutte contre le discours de haine au niveau national et international

Trente artistes dont dix-neuf de Bukavu et onze venus de Goma et du Burundi ont participé à un atelier de formation organisé par l’organisation internationale « LA BENEVOLENCIA », ce lundi 22 aout 2022 dans le hall de l’athénée d’Ibanda. Cette formation a eu lieu durant la FIAC (Foire Internationale des Arts et Créativités) et avait pour objectif d’aider les artistes à utiliser leurs œuvres comme instrument de lutte contre les discours de haine.

Selon Baudouin KABA, le chargé de programme de cette organisation et facilitateur de cet atelier : « les artistes ne devraient pas seulement prester ou fabriquer des œuvres par plaisir mais devraient se poser la question de savoir quel type de message sont-ils en train de véhiculer.

 La Bénévolencia reste convaincu que cette formation donnée aux artistes pourrait les aider à beaucoup plus travailler pour rapprocher les différents groupes identitaires, différentes nationalités et à participer bien sûr à la cohésion pacifique non seulement au niveau de notre pays mais aussi au niveau sous régional. dit-il

Les artistes sont très réceptifs au contenu de la formation et certains d’entre-deux ont donné des exemples de leurs confrères qui ont chanté et ont incité la population à la haine. Je trouve qu’ils sont vraiment conscients du travail qu’ils font et de de l’audience qu’ils ont au niveau de nos communautés et sont capables d’utiliser chacun son talent pour véhiculer des messages positifs, des messages de rapprochement. Va-t-il ajouté

Les artistes participant(e)s ont dû montrer comment l’art et la culture peuvent devenir un moyen de propagation de la paix.

« A travers la danse, je suis capable de véhiculer les messages de paix et lutter contre la haine. Je suis congolais mais exerçant mon métier au Rwanda et très souvent nous faisons face à des discriminations. Nous remarquons nos confrères musiciens chanter des chansons qui incitent les gens à se révolter et créer des groupes de rébellions. Mais avec ces genres de formations la manière de penser et d’agir de nous artistes et de la population est en train de changer. Avec le message que la Bénévolencia nous a partagé aujourd’hui je suis convaincu que si les artistes produisaient des œuvres révoltant par ignorance, ils ne le feront plus car ils savent qu’ils sont désormais des ambassadeurs de la paix ». Jonathan KABANGWA ;

Pour Uwezo Afrika initiative, cette formation a été d’une importance capitale non seulement pour les jeunes filles et femmes artistes qui ont appris qu’il faut concevoir des œuvres qui véhiculent un message de paix et non des messages discriminatoires mais aussi pour le programme d’appui au secteur culturel qui ambitionne contribuer à la cohésion sociale dans la région des grands lacs.

 

ByThèrese

SUD KIVU : 30 JOURNALISTES A L’ECOLE DE L’INVESTIGATION PENDANT 5 JOURS A UVIRA

Une trentaine des journalistes de la province du sud Kivu ont été outillés sur le journalisme d’investigation avec hypothèse à Uvira par la GIZ à travers son projet promotion de la paix et de la stabilité à  l’Est de la RDC Propaix II du 22 au 26 Aout 2022.

Au cours de cette formation les  participant (e)s ont concilié la théorie à la pratique  en formant des groupes de rédaction dont chaque groupe a investigué  sur un sujet  de la place. A titre illustratif ; le retrait des attestations de permis de conduire aux sujets Burundais à Uvira ; la gestion des fonds alloués aux sinistrés du catastrophe de la rivière Mulongwe.

Pour Egide KITUMANI secrétaire exécutif de l’Union Nationale de la presse du Congo; UNPC  section du Sud Kivu, cette formation constitue une valeur ajoutée dans l’exercice du métier de journaliste car c’est une approche qui permet de découvrir qu’il y a plusieurs informations que certaines personnes tentent de cacher au public    ‘‘ Dans nos communautés, il y a plusieurs questions importantes que certaines personnes ou organisations souhaitent garder secret et aujourd’hui à travers cette formation, les journalistes ont une plus grande motivation de pouvoir enquêter et investiguer sur des faits ’’. Explique-t-il. Egide Kitumaini renchérit en disant que « Dans le contexte de l’Est De la RDC, marqué par la présence des groupes armés locaux et  étrangers, les pillages des ressources naturelles, les viols et les violences sexuelles faites aux femmes et aux filles, les violations des droits humains, la dégradation de l’environnement et d’autres maux, il est important que  les journalistes creusent à fond un sujet et ainsi il sera distingué des autres car le journalisme d’investigation est un processus et pas un récit instantané.’’

Egide, recommande aux journalistes de pouvoir  choisir des sources crédibles car elles sont précieuses.

Christina VAN HOOREWEGHE NGOY  experte technique en radio journalisme de paix à la GIZ  martèle sur le rôle primordial que jouent les journalistes et les medias dans le processus de construction de la paix ce qui implique une grande importance dans le renforcement des capacités des journalistes aussi des medias communautaires pour les accompagner à jouer pleinement ce rôle de construction de la paix.

Notons que cette formation est la suite de celle organisée en MAI à Uvira  .

Marie Thérèse CITO

ByRolande CINAMA

Goma: les professionnels des médias et blogueurs échangent sur la santé maternelle

Le fonds des nations unies pour la population, UNFPA réunit à partir de ce mardi 23 août
2022 à Goma les journalistes autour de la question de la mortalité maternelle. Objectif,
réduire le plus sensiblement possible les questions liées au décès maternel à l’Est de la
RDC et maintenir l’élan du partenariat avec la presse.
Pour Docteur Jean-Paul Makay de UNFPA, la réduction de la mortalité maternelle passe par
plusieurs piliers dont la promotion de la planification familiale, l’ accouchement assisté par
un personnel qualifié et les soins obstétrico néo natales d’urgence.
De son côté, Brigitte Kiaku responsable nationale de communication au sein de UNFPA, les
journalistes et blogueurs doivent être mieux informés pour faire des bonnes communications
sur les questions de décès maternel. Cela, dans le but d’atteindre les communautés
concernées à travers leurs productions.
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, en République démocratique du Congo, quatre
femmes meurent chaque heure de suite de complications liées à l’accouchement.
Depuis 2020, UNFPA et le gouvernement congolais ont débuté le cinquième programme de
coopération de la mise en œuvre des stratégies permettant de mettre fin au décès maternel
dans la communauté avec trois résultats transformateurs à atteindre notamment zéro décès
évitable en RDC, zéro besoin non satisfait en planification familiale et zéro violence basée
sur le genre.

Joëlle Bufole

ByRolande CINAMA

Bukavu : Safina Bufole Joëlle remporte le « Prix Jeune Femme Journaliste »

 

Chaque année, l’Union congolaise des femmes des médias, Ucofem en sigle organise un concours des meilleurs reportages sur le genre vis-à-vis des jeunes femmes journalistes de moins de 30ans sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo.

Ce prix dénommé « Prix Jeune Femme Journaliste » qui est à sa sixième édition a été accordé à Safina Bufole Joëlle, actuellement chargée des programmes médias de la radio thématique culturelle, Uwezo média, de l’organisation Uwezo Afrika Initiative.

Pour ce faire, la lauréate a produit un reportage radio sur les femmes accusées de sorcellerie qui sont victimes de la justice populaire dans le territoire de Kalehe en province du Sud-Kivu.

Ces femmes, dit-elle vivent dans une situation d’insécurité grandissante. Certaines ont été brulées vives devant leurs enfants, maris, frères et sœurs. D’autres sont séparées de leur famille et sont obligées de fuir leur village par crainte d’être traitées de sorcière.

« J’ai pu rencontrer certains membres de famille dont la femme, fille, sœur a été lynchée par la population parce qu’accusée de sorcellerie. Des femmes surtout celles âgées traversent une situation de calvaire. Cette situation m’a beaucoup choquée. J’éprouve de la rage quand je vois les femmes souffrir et leurs droits bafoués alors qu’elles devaient en jouir », explique-t-elle.

Joëlle Bufole a cru que le fait de dénoncer ces actes inhumains pourrait amener les différentes parties prenantes notamment la société civile et les autorités ayant dans leurs attributions la sécurité à sensibiliser la population à vivre dans la cohésion sociale et punir les auteurs de ces actes conformément à la loi. Ainsi, les femmes du territoire de Kalehe, situé à quarante kilomètres de la ville de Bukavu pourront vivre dans la quiétude.

« Si la société civile menait des sensibilisations au niveau de ce territoire et que les autorités mettaient en place des stratégies pouvant apporter la paix et la cohésion sociale dans cette partie de la province du Sud-Kivu, les femmes de ce territoire vont voir leurs droits être respectés de nouveau ».

 

A travers ce reportage, Joëlle Bufole a reçu le prix du meilleur reportage radio pour l’année 2022.

Elle demande à toutes les femmes journalistes de la Rd Congo à se lancer dans le rythme parce que les femmes doivent se soutenir et s’accompagner pour voir leurs droits être respectés. Les femmes ne devraient pas continuer de souffrir alors que certaines d’entre elles peuvent plaider en leur faveur à travers leur plume.

 

Cinama Bashibirana Rolande

ByThèrese

Bukavu : Les professionnels des médias outillés sur la couverture médiatique sensible au genre et le journalisme des droits humains

Au cours d’un atelier tenu mardi 19 juillet 2022, l’organisation Journalist for human right, JHR a rassemblé les journalistes de la ville de Bukavu et certains venus des territoires de la province du Sud-Kivu.

Ceci dans le but de les former sur la couverture médiatique sensible au genre. C’est aussi dans le cadre du journalisme des droits humains.

Pour Prince MURHULA, directeur pays de JHR, l’objectif de la rencontre est d’amener les journalistes à comprendre les différents concepts liés au genre. Ceux-ci faisant face à plusieurs défis, il était important de trouver également des pistes de solution pour les contourner. Pour lui, l’équité du genre doit être d’application au sein des médias pour que les hommes et les femmes puissent jouir des mêmes droits.

« Au cours de l’activité, la particularité est cet échange direct sur les défis que rencontrent les professionnels des médias lors du traitement des questions liées au genre et la recherche des pistes de solution ensemble avec JHR».

Prince MURHULA appelle les professionnels des médias à mettre en application le concept du journalisme sensible au genre en respectant le principe PRENEL qui inclut la participation, la responsabilisation, l’émancipation, la non-discrimination et le lien avec les droits humains.

Joëlle BUFOLE

ByThèrese

Sud-Kivu : Uwezo Afrika Initiative appelle les parents à briser le silence sur des questions liées à l’hygiène menstruelle

L’humanité célébre le 28 Mai de chaque année, la journée mondiale de l’hygiène menstruelle, une journée initiée pour normaliser d’abord les conversations autour de la menstruation mais également pour briser le tabou et tous les mythes autour de cette question.

A Bukavu chef-lieu de la province du Sud-Kivu, cette journée à été commémorée à travers une conférence organisée ce mardi 31 Mai par Uwezo Afrika en collaboration avec la division provinciale de santé pour échanger sur des questions liées à l’hygiène menstruelle mais également appelé les jeunes filles à utiliser les serviettes lavables pendant la période de leurs règles.

Pour Douce Namwezi Coordinatrice de Uwezo Afrika initiative, la journée du 28 Mai avait été choisie puisque un cycle moyen couvre 28 jours mais également il y a le chiffre 5 qui est le mois de Mai par ce que un cycle normal prend au maximum 5 jours de règle.

” Ici à Bukavu, nous avons choisi de commémorer cette journée ce Mardi 31 Mai , après plusieurs actions que nous avons mené le samedi 28 Mai au niveau des écoles et on a voulu organiser cette conférence pour parler avec d’autres personnes qui ne sont pas des filles et trouvez leurs opinions autour de la question de l’hygiène menstruelle”, Explique Douce Namwezi.

Uwezo Afrika Initiative indique que la société n’arrive pas à trouver un mot pour parler à sa fille, sa copine, sa sœur sur les questions liées à la sexualité, ceci parce qu’on n’a pas encore une éducation claire autour de la menstruation.

” Jusque-là, il y a des difficultés pour les parents de parler à leurs enfants sur les questions liées à l’hygiène menstruelle mais également il y a des avancées quand même parce que quelques personnes en parlent déjà et essayent de brise la peur”, ajoute Namwezi.

Cette derniére fait savoir que malgré les efforts que fournis son organisation, plusieurs personnes n’ont pas encore compris qu’il faut briser le tabou autour de l’hygiène menstruelle pour aider les jeunes filles à avoir des bonnes informations à ces questions liées à la sexualité.

La Directrice de Uwezo Africa Initiative précise que c’est pire encore dans les milieux ruraux où aucun parent ni même école n’a les droits d’en parler vu que c’est une question entourée des mythes depuis nos grands parents.

” Dans les milieux ruraux c’est encore pire parce que tout ce qui touche la sexualité sont des questions entouré tellement des pudeur que c’est encore très difficile même de trouver un média qui en parle dans les milieux ruraux”,a-t-elle martelé.

Uwezo Afrika initiative à déjà élargi sa zone d’intervention dans le territoire de Kabare où déjà quelques écoles son sélectionnées et d’autres associations des jeunes pour commencer à parler sur des questions liées essentiellement à la sexualité.

Signalons que cette conférence à eu lieu dans la grande salle de l’institut français située sur le boulevard Patrice Emery Lumumba en commune d’Ibanda dans la ville de Bukavu.

Avec https://jambordc.info

ByThèrese

Bukavu : ce que tout le monde devrait savoir sur les règles chez la femme (Uwezo Africa)

« Tout le monde doit savoir que la question de la menstruation (règles) chez la femme n’est plus un sujet tabou et tous les parents doivent éduquer leurs enfants filles comme garçons sur cette question ». Insiste Uwezo Afrika Initiative lors d’une conférence à l’Institut Français de Bukavu ce 31 mai 2022 en marge de la célébration de la journée internationale de l’hygiène menstruelle.

C’est chaque 28 mai de l’année que l’humanité célèbre la journée internationale de l’hygiène menstruelle, une journée instituée pour normaliser le dialogue sur la menstruation, mais également pour briser le tabou et tout mythes autour de cette question. Fait savoir la coordinatrice de Uwezo Africa Initiative, madame Douce Namwezi.

« Nous avons choisi de la commémorée aujourd’hui après les actions de sensibilisation que nous avons menées le samedi 28 mai 2022 dans des écoles et  pour finir par cette conférence qui visée à parler avec d’autres personnes afin de recueillir leurs opinions autour de la menstruation. »

Et d’ajouter :

« Le tabou demeure puisqu’au niveau de notre société, de notre communauté, on ne trouve pas le courage d’en parler, on ne trouve pas les mots propres et clairs pour en parler aux filles, femmes et hommes. Les gens pensent que c’est une question d’impudicité, mais nous, nous voyons beaucoup plus des conséquences qui en découlent si on n’en parle pas ; c’est le pourquoi de notre combat. Mais nous pouvons noter qu’il y a des avancées parce qu’il y a des gens qui commencent à en parler déjà, qui brisent le silence autour de cette question. » 

Douce Namwezi appelle les parents à parler de cette question à leurs enfants  pour une bonne éducation au lieu qu’ils l’apprennent dans la rue.

Signalons que cette conférence a été organisée par Uwezo Afrika Initiative en partenariat avec l’Institut Français de Bukavu.

Avec https://freemediardc.info/

 

ByThèrese

Club Maisha: espace d’échange pour les jeunes filles élèves

#Club #Maisha est un espace d’échange ou les jeunes #fillesélèves discutent et partagent leurs #expériences et idées en rapport avec différentes thématiques liées à la #SSR ainsi que le #Genre dans 10 #écoles de la province du #SudKivu.

 

 

ByThèrese

Serviette hygiénique lavable: MAISHA PAD

#MaishaPad est la marque de serviettes hygiéniques lavables que produit #UwezoAfrikaInitiative à Bukavu dans la province du sud kivu. Ces serviettes hygiéniques sont différentes des autres, car elles sont conçues dans le respect des principes #sanitaires et procurent un #confort. Elles ne contiennent aucun produit chimique et peuvent être utilisés plusieurs fois après lavage.

 

ByThèrese

PORTRAIT: Divine NTAKOBAJIRA, une couturière dévouée

La couture, Une passion?

 Divine, une jeune couturière chez Uwezo Afrika Initiative, passionnée depuis son jeune âge par les études. Elle n’a pas pu avancer dans ses études fautes des moyens et c’est là qu’elle s’est lancé dans le business en aidant sa maman à vendre des articles pour enfants.

Vu qu’elle n’avait pas de capitale pour commencer son propre business, elle s’est lancé dans la couture à l’âge de 23ans pour essayer de subvenir à ses besoins et ceux de ces frères et sœurs.

C’est en voyant ses voisines coudre qu’elle a commencé aussi à développer une passion pour la couture, a-t-elle confiée.

Elle a commencé à prendre des cours de couture au marché de kadutu auprès d’un tailleur, puis est allé chez APEF où elle a commencé la fabrication des BIUSA, maintenant elle travaille chez uwezo afrika comme couturière et elle se retrouve à confectionner des serviettes hygiéniques lavable.

Elle nous a confié que c’est avec beaucoup de patience et de détermination qu’elle a su coudre les habits et surtout les serviettes hygiéniques.

Ce qui lui plait le plus dans la couture des pads ?

Aujourd’hui elle a réalisé une année au sein de l’organisation et avoue qu’elle est si fière d’elle car non seulement elle a appris à confectionner les serviettes mais parce qu’elle a réussi à contribuer à la gestion de l’hygiène menstruelle de plusieurs filles et femmes de Bukavu.

Grace au soutien de sa famille et de son bien aimé ainsi que sa propre détermination elle travaille dur pour devenir une grande couturière dans la ville de Bukavu et voir un jour ses articles être exposés dans des grands magasins est son plus rêve.

Elle remercie Uwezo pour l’opportunité qui pour elle n’est pas un fait de hasard mais le début d’une grande carrière.

Rolande CINAMA