Category Archive Success Story

ByRolande CINAMA

Bukavu : Harcèlement sexuel dans les ménages, une violation des droits des femmes

En province du Sud-Kivu en général et dans la ville de Bukavu en particulier, des femmes et filles sont harcelées sexuellement dans des ménages mais celles-ci se taisent. Pourtant, ces actes les mettent dans des situations inconfortables et ne leur permettent pas de vivre et d’évoluer en toute indépendance. Certaines des survivantes en parlent pour encourager d’autres à dénoncer et aux services judiciaires de punir ces actes malsains.

Tel est le cas de deux filles rencontrées dans la ville de Bukavu. L’une a été harcelée par son cousin qui habitait chez elle et l’autre femme de ménage de son état, a été harcelée par le fils ainé de son patron.

Christelle (nom anonyme) raconte ce qu’elle a vécu : « À l’âge de six ans, dans les années 2012, un de nos cousins est venu vivre dans notre maison familiale. Il me dépassait de quatre ans. Quand j’ai atteint l’âge de 10 ans en 2016 avec le début de la puberté, certains changements s’opéraient déjà sur mon corps. Vu le regard de mon cousin, celui-ci me harcelait déjà verbalement. J’avais trop peur et je ne pouvais le dire à personne puisqu’il me disait que si j’ose le dire à qui que ce soit il va me tuer ».

A part Christelle, Zawadi a aussi été harcelée. Femme de ménage depuis l’âge de 17 ans, elle a été harcelée par le fils de son patron âgé de 30 ans à plusieurs reprises. « Le fils aîné de mon patron voulait coucher avec moi quelques mois après que j’ai été engagée chez lui. J’ai commencé ce travail en juin 2021. A chaque fois que j’étais seule à la maison, il revenait avant le temps et me faisait des avances. Le jour du  nouvel an 2022, une grande fête avait été organisée à la maison. La fête s’est clôturée trop tard. Le lendemain je devrais me réveiller tôt pour arranger la maison. J’étais à la cuisine vers 7 heures et tout le monde dormait encore. Il est venu et a fermé la porte de la cuisine derrière lui. Il a commencé à me toucher et m’a forcé à coucher avec lui disant qu’il va me payer le double de mon salaire à la fin du mois. Il a insisté, j’ai refusé mais il ne voulait pas accepter. Lorsqu’il voulait me prendre par force je l’ai giflé et il est tombé. C’est là que je me suis enfouie de la cuisine. Le mois prochain, en février 2022 j’ai démissionné de mon boulot par peur d’être violée », temoigne-t-elle.

Ces cas sont de plus en plus fréquents bien que des femmes ne veulent pas en parler. Comme Christelle qui subit depuis plusieurs années un traumatisme, il serait important que les femmes puissent dénoncer ce cas pour être suivies psychologiquement.

« Arrivée à l’âge de 16 ans, au courant de l’année 2022, ce même cousin qui me dépassait de quatre ans a profité de l’absence des parents pour venir s’imposer dans ma chambre. J’avais des règles et des maux de ventre que j’ai décidé de rester à la maison alors que toute la famille était invitée à une fête. Mon cousin a aussi fait semblant d’être malade pour ne pas aller à la fête. Quand ils sont tous partis, il est venu dans ma chambre et a dit que cette fois-là il ne va pas me laisser sans rien faire. Il m’a touché sérieusement et moi de mon côté je n’avais pas de force pour lui résister. Ce qui m’a sauvé ce sont mes règles », a ajouté Christelle.

Pour Néné Bintu, défenseure des droits des femmes, la plupart des filles harcelées sexuellement au sein de leur ménage ne veulent pas dénoncer par peur de déstabiliser leur famille. Celles qui travaillent dans les ménages appelées couramment « domestiques » ou « bonnes » se trouvent dans une situation faible économiquement pour pouvoir dénoncer.

« Les filles et femmes victimes de harcèlement sexuel ne dénoncent pas parce qu’elles n’ont pas assez de moyens pour pouvoir être accompagnées par les instances judiciaires. C’est maintenant le travail que doivent faire les organisations féminines pour pouvoir accompagnées ces femmes ayant de faible moyen de se prendre en charge mais cela doit commencer par des dénonciations de ces filles et femmes harcelées pour qu’elles soient accompagnées ».

Elle renchérit par le fait que des sensibilisations doivent être faites par les organisations de la société civile et les organisations féminines afin d’amener toutes les femmes victimes de pouvoir dénoncer, ainsi être accompagnées juridiquement et psychologiquement parce que plusieurs d’entre elles subissent des stress et traumatismes.

Des séances de sensibilisation sont faites sur terrain en province par plusieurs organisations. C’est notamment par le conseil des organisations des femmes agissant en synergie, COFAS en sigle.

Pour Josée KUSINZA, secrétaire exécutive du COFAS, des formations sur les droits humains et les besoins sexo-spécifiques des femmes sont organisées à l’égard des jeunes filles adolescentes afin de les amener à dénoncer toute forme de violence dont elles sont victimes.

« Nous organisons des formations à l’égard des jeunes filles scolarisées et non scolarisées à travers des clubs de filles, des familles, des écoles et des groupes de travail pour les amener à dénoncer toute forme de harcèlement sexuel dont elles sont victimes. Pour les filles scolarisées, 14 écoles dont nous sommes partenaires ont des cours en matière de violence et le leadership féminin ».

Lumière SINGAY, experte en santé mentale précise que beaucoup de femmes pas seulement victimes de harcèlement sexuel souffrent parce que, les femmes ont été éduquées de la manière dont celle-ci ne doit pas dévoiler les secrets de sa maison. Ce qui reste un grand obstacle pour que les femmes de ménage et les filles puissent dénoncer le harcèlement sexuel dont elles subissent. Pourtant, il est important que les survivantes puissent suivre une thérapie avec d’autres personnes pour exposer leurs problèmes et obtenir la moitié du traitement.

« Si les survivantes ne suivent pas de thérapie, à la longue elles vont développer la nervosité, l’anxiété, les maux de tête, la gastrite mais aussi l’hypertension parce qu’elle s’enferme sur elle et le problème s’aggrave. J’invite ces filles victimes de harcèlement sexuel  à approcher les experts en santé mentale, les psychologues et les psychiatres afin d’exposer leur problème et parvenir à trouver tant soit peu le soulagement », indique Lumière Singay.

Les experts en santé mentale ne vont accompagner les femmes et filles dans les ménages des victimes de toutes ces formes de violence que si celles-ci les approchent lorsqu’un tel ou tel autre problème s’est présenté, a-t-elle conclu.

Le code pénal congolais en ses articles 2 et 4 punit d’un an à douze ans et d’une amende de cinquante mille francs congolais constants, celui qui se sera rendu coupable de harcèlement sexuel ou l’une de ces peines seulement. Comme pour toutes les infractions de violences, l’amende transactionnelle n’est pas de mise en matière de harcèlement sexuel. En ce qui concerne le harcèlement sexuel en milieu de travail, celui-ci a comme siège de la matière en RDC, les articles 2 et 4 de l’Arrêté ministériel du 26 octobre 2005 portant interdiction du harcèlement sexuel ou moral dans l’exécution d’un contrat du travail et l’article 174 de la loi du 20 juillet 2006 modifiant et complétant le Décret du 30 janvier 1940 portant Code pénal congolais.

De sa part, la chef de division du genre, femme, famille et enfant, Jacqueline Ngengele stipule que les cas de harcèlement et des violences sexuelles et celles basées sur le genre ne sont pas dénoncées auprès de l’état. Le harcèlement ne se passe pas seulement dans les ménages mais également dans des écoles et dans les milieux de travail pourtant censés être des milieux saints. Elle compte faire la vulgarisation auprès des points focaux genre des institutions publiques et les organisations de la société civile de la nouvelle stratégie nationale de lutte contre les VSBG validée en 2020 afin que toutes les parties prenantes s’en approprient, ainsi mettre fin à toutes formes de violence dont subissent les femmes.

« Nous attendons que le gouvernement puisse imprimer la stratégie nationale révisée de lutte contre les VSBG afin que toutes les parties prenantes prennent conscience qu’elles doivent travailler pour l’élimination des VSBG dans nos communautés », a-t-elle conclu.

La nouvelle stratégie  apporte quelques nouveautés de par sa définition qui englobe tous les aspects des VBG, y compris les violences domestiques, la responsabilité du Gouvernement renforcée et son champ d’action qui s’étend sur tous les territoires. Tout ça, pour lutter contre les VSBG sur toutes ses formes en RDC.

Joëlle Bufole, JDH.

ByRolande CINAMA

BUKAVU : UNE NOUVELLE STRATEGIE NATIONALE DE LUTTE CONTRE LES VBG EN VULGARISATION

La Division Provinciale du genre, famille et enfant du Sud-Kivu, réunit le mercredi 28 décembre 22, les points focaux genre des institutions publiques et les OSC avec objectif de vulgariser la nouvelle stratégie nationale de lutte contre les VBG.

Dans son propos, la chef de division du genre, famille, enfant, Jacqueline NGENGELE souligne que : « La stratégie nationale révisée est aujourd’hui le cadre de références pour tous les acteurs impliqués dans la lutte contre les VBG ; une raison donc de s’en approprier »

La nouvelle stratégie  apporte quelques nouveautés de par sa définition qui englobe tous les aspects des VBG, y compris les violences domestiques, la responsabilité du Gouvernement renforcée et son champ d’action qui s’étend à tous les territoires.

Les points focaux genre et les leaders communautaires ont un rôle important à jouer dans la vulgarisation et la mise en œuvre de cette stratégie nationale au sein de leurs organisations respectives.

L’ancienne stratégie ne mettait pas l’accent sur la situation des humanitaires et pourtant les femmes et jeunes filles étaient victimes des VBG heureusement qu’aujourd’hui  cette nouvelle stratégie en tient comptes

« Aujourd’hui encore dans les écoles, les familles et les milieux de travail ; les femmes, jeunes filles et enfants sont victimes des Vbg, pourtant ces milieux sont censés être des milieux saints, vous avez le devoir d’aller vulgariser cette nouvelle stratégie nationale». affirme-t-elle.

 

La prise en charge holistique des victimes est très importante tout en tenant compte de la nouvelle stratégie nationale.

« Je nous appelle à un changement de comportement vis-à-vis des victimes des VBG car très souvent certaines ONG ont tendance à se les approprier. Et lors de la réintégration on leur donne presque rien ».

Cette nouvelle stratégie validée en 2020 tient  compte des différentes observations et recommandations formulés par les différentes organisations faites sur la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre les VBG de 2009.

 

Rolande BASHI

 

ByThèrese

Bukavu : Une nouvelle radio pour la promotion de l’art et de la culture voit le jour!

Elle s’appelle Uwezo Fm, émettant de Bukavu sur la fréquence modulée 101.5Mhz. L’annonce officielle de cette radio a été faite ce jeudi 22 décembre 2022 lors d’un point de presse, à Bukavu.

Uwezo FM fait partie du projet Uwezo média de l’organisation Uwezo Afrika initiative, mise en place cette année 2022 pour la promotion de la culture comme vecteur de changement pour le développement et la cohésion sociale, en RDC.

Cette radio se veut être une réponse au besoin plusieurs fois exprimé par les jeunes, et surtout les opérateurs culturels, d’avoir un espace d’expression consacré à la culture, leur propre manière de promouvoir le développement.

«Étant donné que le paysage audiovisuel congolais est resté longtemps dominé par les radios et télévisions généralistes et qui n’ont pas accordé la même importance aux informations culturelles comme celles liées à la politique, ou à l’économie, alors Uwezo, a pour but d’équilibrer les échanges entre les médias et le secteur culturel», a déclaré Douce Namwezi, responsable de l’organisation Uwezo Africa initiative lors d’un point de presse ce jeudi 22 décembre 2022 à Bukavu.

Située au numéro 4 sur avenue Fizi dans la commune d’Ibanda, la radio Uwezo Fm a pour mission de promouvoir l’accès à l’information sur les questions relatives à la culture, ainsi que l’accès au médias de toutes les couches et catégories sociales sur une base égalitaire et équitable en vue de l’émergence d’une société informée, pour une société épanouie qui jouit pleinement de ses droits sociaux et culturels.

Ainsi, 100% de la programmation des émissions de cette radio sont dédiées à la culture, en vue de répondre au souci d’améliorer la qualité et l’originalité des contenus produits par les artistes.

Il développera des programmes participatifs en direct et en différés, alimentés par des diffusions des événements culturels qui s’organisent dans la ville de Bukavu, et plus tard dans la province du Sud Kivu.

A part le secteur média, Uwezo Africa dispose aussi d’autres projets dont la fabrication et l’exposition des œuvres d’art , le salon de coiffure, et bien d’autres pour promouvoir l’entrepreneuriat de la jeunesse, et surtout, l’intégrité et le respect de la dimension genre.

Notez que ce projet radio est réalisé grâce au financement de la coopération suisse.

Par https://www.kivu5.net

ByRolande CINAMA

Bukavu : L’icône de l’humour africain Prissy la Degameuse loue le travail effectué par l’organisation UWEZO AFRIKA INITIATIVE

L’organisation UWEZO AFRIKA INITIATIVE à travers son service media UWEZO FM,  la chaîne culturelle  émettant à Bukavu dans la province du Sud-Kivu a reçu lundi  19 décembre 2022, une figure emblématique de l’humour Africain Prissy la Degameuse, originaire de la côte d’Ivoire et hôte de marque à la 5eme édition du festival Zéro Polemik.

 

Cette visite intervient dans le cadre de renforcement du lien avec cette chaîne qui s’est  donnée la mission de promouvoir les artistes et opérateurs culturels dans leurs diversités.

 

Séduite par le travail qu’effectue Uwezo FM en province  du Sud-Kivu, avec à sa tête Douce NAMWEZI, Prissy la Degameuse a eu des mots justes pour prodiguer des conseils aux artistes dans leurs diversités afin qu’ils puissent continuer à apprendre pour être plus meilleurs.

 

« Quand un artiste a un objectif, il donne tout le moyen pour y arriver, il  reste concentré sur ce qu’il fait. L’art est un métier. Il a ces exigences et ces principes. Il faut avoir la vision, la conviction, la passion, la patience et l’humilité. Un artiste ne doit jamais cesser d’apprendre  et se former », a expliqué Prissy la Degameuse.

 

Outre cela, cette humoriste a visité UWEZO Beauty une référence de la beauté Africaine dans la ville Bukavu. UWEZO Beauty est un salon de coiffure mixte de l’organisation UWEZO AFRIKA INITIATIVE. Il s’occupe également du traitement des cheveux naturels des femmes.

 

Cette icône de l’humour africain souhaite ses vœux les meilleurs à toutes les auditeurs et auditrices de la chaine culturelle émettant sur la 101.5 MHz.

 

Christian BUZANGU

ByRolande CINAMA

Bukavu : L’organisation RAJADH lance la campagne « Jeudis en noir » pour lutter contre les VSBG

Au cours d’une journée de réflexion  organisée jeudi 8 décembre 2022 sur le contexte des violences sexuelles et basées sur le genre dans la province du Sud –Kivu et la place des confessions religieuses dans la prévention des VSBG mais aussi la prise en charge des survivantes de VSBG, le Réseau des Enfants et Jeunes Africains pour les Droits Humains ( RAJADH)  vient de lancer la campagne « Jeudi en noir ».

C’est dans la salle de réunion du dépôt central médico-pharmaceutique DCMP situé dans la commune d’Ibanda.

Cette réunion a rassemblé les leaders religieux ainsi  que les organisations non confessionnelles de la société civile afin de délibérer sur une vision partagée, un engagement pour mettre fin aux violences.

Pour Nicole MASINGE, l’une des intervenants, aujourd’hui, l’Afrique en général et la RDC en particulier espère à  une masculinité positive afin que les gens vivent une vie sans discrimination. Il faut également mettre fin aux  coutumes rétrogrades ainsi que les religions qui ont tendance à jeter la pierre aux victimes de viol et violences sexuelles basées sur le genre. Les leaders religieux et la population doivent être capable de donner aux survivants un traitement préventif, un traitement curatif et promotionnel afin de lutter contre les conséquences des violences sexuelles et celles basées sur le genre.

« Cette femme qui a été victime, il faut qu’elle réinsère la communauté pour une vie sans discrimination. Offrons leurs un soutien psychologique et affectif à cette victime et arrêtons de les réprimander car si l’on connaît le danger on fait tout pour l’éviter », explique Dr Nicole

Elle stipule que cette prise en charge est multisectorielle et ne se réfère pas simplement au médecin.

La violence basé sur le genre est orienté vers quelqu’un à cause de son sexe et ; elle cause du tort avec beaucoup de préjudices à différents niveaux. Au Sud-Kivu, les normes du genre sont venues aggraver la violence basée sur le genre et les violations de droits des femmes parce que le système patriarcale domine et il y a une inégalité persistante des sexes avec des pratiques discriminatoires

« Le système patriarcale étant dominante accentue la violence basée sur le genre et la violation des droits des femmes avec cette ascendance de l’homme sur la femme », ajoute Déodatte CHISHIBANJI

Elvis BALOLA, membre du RAJADH dit que a campagne « Jeudis en noir » est une façon de conscientiser tout un chacun dans la lutte contre le viol et elle a pour objectif de s’engager dans la lutte globale contre les VSBG.

« Au travers cette campagne jeudis en noir nous voulons faire comprendre à tout un chacun que le changement vers un monde sans viol ni violence est possible si chacun y met du tien. Si nous pouvons nous habiller en noir, certains de nos jeudis en mémoire de ces femmes qui subissent les traitements inhumains au sein de nos communautés, les gens comprendront alors que nous nous levons pour une bonne cause et nous serons entrain de sensibiliser les autres et passer un message que nous en avons marre des VSBG».

Rappelons que l’objectif de cette campagne est de faire preuve d’unité et d’engagement contre les violences sexuelles et basées sur le genre.

C’est sous le thème « Jeudis en noir vers un monde sans viol ni violences » que le RAJADH a organisé cette activité.

Celle-ci s’est tenue dans le cadre de la célébration de 16 jours d’activisme contre les VSBG.

Rolande Bashi

ByRolande CINAMA

Bukavu : Début de la campagne de 16 jours d’activisme pour lutter contre les VBG à l’égard des femmes et filles

 

La campagne de 16jours d’activisme contre les violences faites aux femmes a été lancée  vendredi 25 novembre 2022 à Bukavu dans l’enceinte de l’hôtel Panorama.

Plusieurs organisations féminines ont pris part à cette activité qui rencontre leurs combats de lutte contre les VBG.

Cette campagne a été lancée par le gouverneur de la province du Sud-Kivu, Théo Kasi NGWABIDJE qui souligne que : «  cette édition 2022 tombe dans des circonstances importantes en ce moment où notre pays fait face à une agression étrangère. Il y a des violences atroces qui nous sont imposé par les voisins ».

Les intervenants sont revenus sur le contexte politico géographique et géologique de la RDC qui favorise les viols. Pour eux, le pays traverse beaucoup des scandales. C’est notamment les guerres à l’Est de la RDC, les tueries, massacres mais aussi le viol.

La communauté internationale est interpellée pour que les auteurs du génocide qui se passe au Congo depuis 25ans puissent être interpelés ;

Tous congolais doit se lever aujourd’hui contre la énième agression de notre pays qui vient raviser les plaies encore saignante.

« Cette cause est défendue par le président de la république et les dignes fils du sud –Kivu ». affirme Théo Kasi.

Jacqueline Ngengele explique que pendant cette campagne des seize jours d’activisme, les sensibilisations à l’égard de la communauté seront faites afin de prévenir les violences basées sur le genre.

 « Cette campagne que nous lançons en ce jour couvre 16 jours d’activités intenses et engage tous les acteurs étatiques et non étatique dans la sensibilisation, la mobilisation communautaire et plaidoyer pour prévenir contre les VBG » déclare la chef de division du genre, femme, famille et enfant, Jacqueline Ngengele.

Pour cette année, le thème de cette campagne est : « Congolaises et congolais, en ce temps d’agression de notre pays, unissons-nous pour mettre  fin à la violence faite aux femmes et à nos filles ».

Rolande Bashi

ByRolande CINAMA

BUKAVU : Le diplôme « FEMME DISTINGUEE» décerné à Douce NAMWEZI

Depuis 5 ans, l’organisation ACTU STARS AWARD organise une cérémonie de remise des diplômes et des trophées aux personnes qui se distinguent dans différentes filières dans le but d’immortaliser les bonnes actions ayant impacter positivement la société et encourager ces acteurs et actrices à continuer à faire du bien.

Au cours d’une soirée de Gala qui s’est déroulé à ELISABETH HOTEL ce samedi 26 Novembre 2022, Douce NAMWEZI a reçu le diplôme dénommé « FEMME DISTINGUEE » pour les différentes actions et combats qu’elle mène au Sud-Kivu.

A travers son organisation Uwezo Afrika Initiative, la lauréate se bat pour plusieurs causes entre autre la gratuité des serviettes hygiéniques dans les écoles afin d’aider les filles vivant dans une situation de précarité à ne plus abondonner les cours suite aux menstrues. Elle milite également pour l’autonomisation économique des femmes et des jeunes filles et la promotion de la culture.

Cette année, à travers le programme d’appui au secteur culturel, Douce NAMWEZI a mis en place une radio essentiellement thématisée dans la culture.

Rappelons qu’ACTU STARS AWARDS est aujourd’hui à sa 5ème édition.

ByRolande CINAMA

Bukavu : Des journalistes visualisent le documentaire sur la situation des femmes dans les carrés miniers à Nzibira

A travers des lunettes à réalité virtuelle 360 degré, les journalistes ont visualisé un documentaire sur la vie des femmes dans les mines.

Dans une conférence de presse tenue mardi 16 novembre 2022, ce documentaire purement artistique a montré les difficultés dont font face les femmes qui travaillent dans ce secteur à Nzibira dans le territoire de Walungu.

Ce film réalisé en partenariat avec le projet « Walter & Coltan » traite des conséquences de l’exploitation minière sur le paysage et les communautés en Allemagne de l’ouest et en République démocratique du Congo.

Pour le réalisateur de ce film Daniel Kötter, celui-ci sert comme outil de plaidoyer pour la régularisation de ce secteur et le respect des lois qui promeuvent les questions minières en République démocratique du Congo.

L’activiste des d roits humains Olande BYAMUNGU ajoute que ce film vise à amener toutes les parties prenantes à prendre conscience de ce que traverse les femmes dans les mines afin d’améliorer les conditions de travail dans cette zone.

« La réalité est que nous avions voulu démontrer aux gens qui vivent aux alentours des mines de la Rd Congo la réalité que traversent des femmes appelées twangaises et sensibiliser tout le monde sur la prise de conscience », a dit Olande Byamungu.

Ce film a été réalisé par Daniel Kötter en collaboration avec les activistes Yasmine BISIMWA, Olande BYAMUNGU et Christian MUHIGWA.

Une projection est prévue mercredi 16 novembre 2022 à l’Institut français dans l’après-midi et jeudi 17 novembre 2022 à l’espace culturel Kwetu Arts, Ecka à Bagira.

Joëlle BUFOLE

ByThèrese

101,5 Mhz, une réponse aux besoins des jeunes artistes des Grands-lacs

101,5 FM, est la fréquence radio dénommée Uwezo Média. Elle a lancé son signal depuis ce lundi et couvre une grande partie de la ville de Bukavu et ses périphéries.

Cette radio vient en réponse à un besoin exprimé par des jeunes et d’autres opérateurs culturels, d’avoir un espace d’expression consacré aux questions relatives à l’art et à la culture.
La mise en œuvre des activités liées à l’implantation de ce média entre dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’appui au secteur culturel dans la région des Grands-Lacs.
Avant d’y arriver concrètement, Uwezo Afrika Initiative organise des séances d’échange et de renforcement des capacités des journalistes et techniciens travaillant dans son département Ntic, spécifiquement dans Uwezo Média.
Les différentes séances de formation se tiennent à son bureau situé dans la ville de Bukavu. De fil en aiguille, 11 professionnels de médias entre autres des journalistes, producteurs et techniciens améliorent leur connaissance et les compétences journalistiques et techniques. << Ils harmonisent la grille des programmes et l’horaire individuel », indique Douce Namwezi Directrice d’UAI.
Dès sa création en 2018, l’organisation s’était donné le mandat de travailler dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication.
A en croire Joëlle Bufole, cheffe de programme de ce nouveau média, «<< toute l’équipe est soumise à l’apprentissage lié aux techniques de modulation de son ».
Quant à lui, Didier Bahindwa, rédacteur en chef d’Uwezo Média, pense que les émissions thématiques culture, les journaux et les animations d’antenne seront attrayants, dynamiques, bref : des genres et formats qui intéressent l’auditoire.
Ce programme d’appui au secteur culturel dans la région des Grands-Lacs est appuyé par la Direction de Coopération au Développement, DDC.
Avec https://watchdogmedia.net
ByRolande CINAMA

BUKAVU : les artistes de la ville de Bukavu et ceux venus de Goma et du Burundi ont été formés sur l’utilisation de leurs œuvres comme instrument de lutte contre le discours de haine au niveau national et international

Trente artistes dont dix-neuf de Bukavu et onze venus de Goma et du Burundi ont participé à un atelier de formation organisé par l’organisation internationale « LA BENEVOLENCIA », ce lundi 22 aout 2022 dans le hall de l’athénée d’Ibanda. Cette formation a eu lieu durant la FIAC (Foire Internationale des Arts et Créativités) et avait pour objectif d’aider les artistes à utiliser leurs œuvres comme instrument de lutte contre les discours de haine.

Selon Baudouin KABA, le chargé de programme de cette organisation et facilitateur de cet atelier : « les artistes ne devraient pas seulement prester ou fabriquer des œuvres par plaisir mais devraient se poser la question de savoir quel type de message sont-ils en train de véhiculer.

 La Bénévolencia reste convaincu que cette formation donnée aux artistes pourrait les aider à beaucoup plus travailler pour rapprocher les différents groupes identitaires, différentes nationalités et à participer bien sûr à la cohésion pacifique non seulement au niveau de notre pays mais aussi au niveau sous régional. dit-il

Les artistes sont très réceptifs au contenu de la formation et certains d’entre-deux ont donné des exemples de leurs confrères qui ont chanté et ont incité la population à la haine. Je trouve qu’ils sont vraiment conscients du travail qu’ils font et de de l’audience qu’ils ont au niveau de nos communautés et sont capables d’utiliser chacun son talent pour véhiculer des messages positifs, des messages de rapprochement. Va-t-il ajouté

Les artistes participant(e)s ont dû montrer comment l’art et la culture peuvent devenir un moyen de propagation de la paix.

« A travers la danse, je suis capable de véhiculer les messages de paix et lutter contre la haine. Je suis congolais mais exerçant mon métier au Rwanda et très souvent nous faisons face à des discriminations. Nous remarquons nos confrères musiciens chanter des chansons qui incitent les gens à se révolter et créer des groupes de rébellions. Mais avec ces genres de formations la manière de penser et d’agir de nous artistes et de la population est en train de changer. Avec le message que la Bénévolencia nous a partagé aujourd’hui je suis convaincu que si les artistes produisaient des œuvres révoltant par ignorance, ils ne le feront plus car ils savent qu’ils sont désormais des ambassadeurs de la paix ». Jonathan KABANGWA ;

Pour Uwezo Afrika initiative, cette formation a été d’une importance capitale non seulement pour les jeunes filles et femmes artistes qui ont appris qu’il faut concevoir des œuvres qui véhiculent un message de paix et non des messages discriminatoires mais aussi pour le programme d’appui au secteur culturel qui ambitionne contribuer à la cohésion sociale dans la région des grands lacs.