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ByRolande CINAMA

Sud-Kivu : Neuvième édition du Festival Amani, le comité organisateur rassuré de l’accompagnement du Gouverneur Théo NGWABIDJE KASI

Après sa délocalisation pour la première fois dans la Ville de Bukavu Chef-lieu de la Province du Sud-Kivu, les préparatifs du FESTIVAL AMANI vont bon train pour la réussite de cet événement, c’est ce qu’a affirmé son Directeur Général Guillaume BISIMWA, au sortir d’un entretien avec le Gouverneur de Province Théo NGWABIDJE KASI ce Jeudi 02 février 2023 à son cabinet de travail.

Durant trois jours, soit du 10 au 12 février de l’année en cours, des artistes locaux, nationaux et internationaux vont se produire dans l’enceinte de l’Athénée d’Ibanda dans le but de véhiculer des messages de paix et promouvoir à travers la culture les valeurs communes du festival notamment Construire, entrepreneuriat, protection de l’environnement et don de soi.

Accompagné de Douce NAMWEZI, Coordinatrice de Uwezo Afrika, Guillaume BISIMWA a indiqué que ce rendez-vous constitue également une opportunité pour la résilience face aux défis auxquels le pays fait face. Monsieur BISIMWA reste convaincu que le développement socio-économique des jeunes est une partie importante pour une paix effective et la sécurité dans la partie Est du pays. D’où l’entrepreneuriat considéré comme l’un des piliers du Festival.

Le Gouverneur Théo NGWABIDJE KASI qui avait déjà accepté d’accueillir le Festival Amani dans son entité administrative, a promis d’accompagner le déroulé de cet événement qui reçoit chaque édition plus de 30 000 festivaliers. Cette 9ème édition a pour thème : « Du bénévolat au service de la communauté », les trois jours de concert populaire se tiendront à Bukavu pour éviter la probabilité de tout incident suite à la situation sécuritaire qui prévaut dans la province sœur et voisine du Nord-Kivu.

Rappelons que parmi les têtes d’affiche qui seront à Bukavu figurent des artistes musiciens comme les Congolais Reddy AMISI, Innoss’B et Master B SHAKO, le Sénégalais Didier AWADI, ainsi que les troupes Tambour du BURUNDI et Fanfares du Kivu.

Le rendez-vous est donc pris pour le vendredi 10 février 2023 afin de chanter pour la paix et danser au rythme des tambours pour le changement communautaire.

MUSABA PROUST/CELCOM GOUVERNORAT

ByRolande CINAMA

Bukavu : Harcèlement sexuel dans les ménages, une violation des droits des femmes

En province du Sud-Kivu en général et dans la ville de Bukavu en particulier, des femmes et filles sont harcelées sexuellement dans des ménages mais celles-ci se taisent. Pourtant, ces actes les mettent dans des situations inconfortables et ne leur permettent pas de vivre et d’évoluer en toute indépendance. Certaines des survivantes en parlent pour encourager d’autres à dénoncer et aux services judiciaires de punir ces actes malsains.

Tel est le cas de deux filles rencontrées dans la ville de Bukavu. L’une a été harcelée par son cousin qui habitait chez elle et l’autre femme de ménage de son état, a été harcelée par le fils ainé de son patron.

Christelle (nom anonyme) raconte ce qu’elle a vécu : « À l’âge de six ans, dans les années 2012, un de nos cousins est venu vivre dans notre maison familiale. Il me dépassait de quatre ans. Quand j’ai atteint l’âge de 10 ans en 2016 avec le début de la puberté, certains changements s’opéraient déjà sur mon corps. Vu le regard de mon cousin, celui-ci me harcelait déjà verbalement. J’avais trop peur et je ne pouvais le dire à personne puisqu’il me disait que si j’ose le dire à qui que ce soit il va me tuer ».

A part Christelle, Zawadi a aussi été harcelée. Femme de ménage depuis l’âge de 17 ans, elle a été harcelée par le fils de son patron âgé de 30 ans à plusieurs reprises. « Le fils aîné de mon patron voulait coucher avec moi quelques mois après que j’ai été engagée chez lui. J’ai commencé ce travail en juin 2021. A chaque fois que j’étais seule à la maison, il revenait avant le temps et me faisait des avances. Le jour du  nouvel an 2022, une grande fête avait été organisée à la maison. La fête s’est clôturée trop tard. Le lendemain je devrais me réveiller tôt pour arranger la maison. J’étais à la cuisine vers 7 heures et tout le monde dormait encore. Il est venu et a fermé la porte de la cuisine derrière lui. Il a commencé à me toucher et m’a forcé à coucher avec lui disant qu’il va me payer le double de mon salaire à la fin du mois. Il a insisté, j’ai refusé mais il ne voulait pas accepter. Lorsqu’il voulait me prendre par force je l’ai giflé et il est tombé. C’est là que je me suis enfouie de la cuisine. Le mois prochain, en février 2022 j’ai démissionné de mon boulot par peur d’être violée », temoigne-t-elle.

Ces cas sont de plus en plus fréquents bien que des femmes ne veulent pas en parler. Comme Christelle qui subit depuis plusieurs années un traumatisme, il serait important que les femmes puissent dénoncer ce cas pour être suivies psychologiquement.

« Arrivée à l’âge de 16 ans, au courant de l’année 2022, ce même cousin qui me dépassait de quatre ans a profité de l’absence des parents pour venir s’imposer dans ma chambre. J’avais des règles et des maux de ventre que j’ai décidé de rester à la maison alors que toute la famille était invitée à une fête. Mon cousin a aussi fait semblant d’être malade pour ne pas aller à la fête. Quand ils sont tous partis, il est venu dans ma chambre et a dit que cette fois-là il ne va pas me laisser sans rien faire. Il m’a touché sérieusement et moi de mon côté je n’avais pas de force pour lui résister. Ce qui m’a sauvé ce sont mes règles », a ajouté Christelle.

Pour Néné Bintu, défenseure des droits des femmes, la plupart des filles harcelées sexuellement au sein de leur ménage ne veulent pas dénoncer par peur de déstabiliser leur famille. Celles qui travaillent dans les ménages appelées couramment « domestiques » ou « bonnes » se trouvent dans une situation faible économiquement pour pouvoir dénoncer.

« Les filles et femmes victimes de harcèlement sexuel ne dénoncent pas parce qu’elles n’ont pas assez de moyens pour pouvoir être accompagnées par les instances judiciaires. C’est maintenant le travail que doivent faire les organisations féminines pour pouvoir accompagnées ces femmes ayant de faible moyen de se prendre en charge mais cela doit commencer par des dénonciations de ces filles et femmes harcelées pour qu’elles soient accompagnées ».

Elle renchérit par le fait que des sensibilisations doivent être faites par les organisations de la société civile et les organisations féminines afin d’amener toutes les femmes victimes de pouvoir dénoncer, ainsi être accompagnées juridiquement et psychologiquement parce que plusieurs d’entre elles subissent des stress et traumatismes.

Des séances de sensibilisation sont faites sur terrain en province par plusieurs organisations. C’est notamment par le conseil des organisations des femmes agissant en synergie, COFAS en sigle.

Pour Josée KUSINZA, secrétaire exécutive du COFAS, des formations sur les droits humains et les besoins sexo-spécifiques des femmes sont organisées à l’égard des jeunes filles adolescentes afin de les amener à dénoncer toute forme de violence dont elles sont victimes.

« Nous organisons des formations à l’égard des jeunes filles scolarisées et non scolarisées à travers des clubs de filles, des familles, des écoles et des groupes de travail pour les amener à dénoncer toute forme de harcèlement sexuel dont elles sont victimes. Pour les filles scolarisées, 14 écoles dont nous sommes partenaires ont des cours en matière de violence et le leadership féminin ».

Lumière SINGAY, experte en santé mentale précise que beaucoup de femmes pas seulement victimes de harcèlement sexuel souffrent parce que, les femmes ont été éduquées de la manière dont celle-ci ne doit pas dévoiler les secrets de sa maison. Ce qui reste un grand obstacle pour que les femmes de ménage et les filles puissent dénoncer le harcèlement sexuel dont elles subissent. Pourtant, il est important que les survivantes puissent suivre une thérapie avec d’autres personnes pour exposer leurs problèmes et obtenir la moitié du traitement.

« Si les survivantes ne suivent pas de thérapie, à la longue elles vont développer la nervosité, l’anxiété, les maux de tête, la gastrite mais aussi l’hypertension parce qu’elle s’enferme sur elle et le problème s’aggrave. J’invite ces filles victimes de harcèlement sexuel  à approcher les experts en santé mentale, les psychologues et les psychiatres afin d’exposer leur problème et parvenir à trouver tant soit peu le soulagement », indique Lumière Singay.

Les experts en santé mentale ne vont accompagner les femmes et filles dans les ménages des victimes de toutes ces formes de violence que si celles-ci les approchent lorsqu’un tel ou tel autre problème s’est présenté, a-t-elle conclu.

Le code pénal congolais en ses articles 2 et 4 punit d’un an à douze ans et d’une amende de cinquante mille francs congolais constants, celui qui se sera rendu coupable de harcèlement sexuel ou l’une de ces peines seulement. Comme pour toutes les infractions de violences, l’amende transactionnelle n’est pas de mise en matière de harcèlement sexuel. En ce qui concerne le harcèlement sexuel en milieu de travail, celui-ci a comme siège de la matière en RDC, les articles 2 et 4 de l’Arrêté ministériel du 26 octobre 2005 portant interdiction du harcèlement sexuel ou moral dans l’exécution d’un contrat du travail et l’article 174 de la loi du 20 juillet 2006 modifiant et complétant le Décret du 30 janvier 1940 portant Code pénal congolais.

De sa part, la chef de division du genre, femme, famille et enfant, Jacqueline Ngengele stipule que les cas de harcèlement et des violences sexuelles et celles basées sur le genre ne sont pas dénoncées auprès de l’état. Le harcèlement ne se passe pas seulement dans les ménages mais également dans des écoles et dans les milieux de travail pourtant censés être des milieux saints. Elle compte faire la vulgarisation auprès des points focaux genre des institutions publiques et les organisations de la société civile de la nouvelle stratégie nationale de lutte contre les VSBG validée en 2020 afin que toutes les parties prenantes s’en approprient, ainsi mettre fin à toutes formes de violence dont subissent les femmes.

« Nous attendons que le gouvernement puisse imprimer la stratégie nationale révisée de lutte contre les VSBG afin que toutes les parties prenantes prennent conscience qu’elles doivent travailler pour l’élimination des VSBG dans nos communautés », a-t-elle conclu.

La nouvelle stratégie  apporte quelques nouveautés de par sa définition qui englobe tous les aspects des VBG, y compris les violences domestiques, la responsabilité du Gouvernement renforcée et son champ d’action qui s’étend sur tous les territoires. Tout ça, pour lutter contre les VSBG sur toutes ses formes en RDC.

Joëlle Bufole, JDH.

ByRolande CINAMA

BUKAVU : UNE NOUVELLE STRATEGIE NATIONALE DE LUTTE CONTRE LES VBG EN VULGARISATION

La Division Provinciale du genre, famille et enfant du Sud-Kivu, réunit le mercredi 28 décembre 22, les points focaux genre des institutions publiques et les OSC avec objectif de vulgariser la nouvelle stratégie nationale de lutte contre les VBG.

Dans son propos, la chef de division du genre, famille, enfant, Jacqueline NGENGELE souligne que : « La stratégie nationale révisée est aujourd’hui le cadre de références pour tous les acteurs impliqués dans la lutte contre les VBG ; une raison donc de s’en approprier »

La nouvelle stratégie  apporte quelques nouveautés de par sa définition qui englobe tous les aspects des VBG, y compris les violences domestiques, la responsabilité du Gouvernement renforcée et son champ d’action qui s’étend à tous les territoires.

Les points focaux genre et les leaders communautaires ont un rôle important à jouer dans la vulgarisation et la mise en œuvre de cette stratégie nationale au sein de leurs organisations respectives.

L’ancienne stratégie ne mettait pas l’accent sur la situation des humanitaires et pourtant les femmes et jeunes filles étaient victimes des VBG heureusement qu’aujourd’hui  cette nouvelle stratégie en tient comptes

« Aujourd’hui encore dans les écoles, les familles et les milieux de travail ; les femmes, jeunes filles et enfants sont victimes des Vbg, pourtant ces milieux sont censés être des milieux saints, vous avez le devoir d’aller vulgariser cette nouvelle stratégie nationale». affirme-t-elle.

 

La prise en charge holistique des victimes est très importante tout en tenant compte de la nouvelle stratégie nationale.

« Je nous appelle à un changement de comportement vis-à-vis des victimes des VBG car très souvent certaines ONG ont tendance à se les approprier. Et lors de la réintégration on leur donne presque rien ».

Cette nouvelle stratégie validée en 2020 tient  compte des différentes observations et recommandations formulés par les différentes organisations faites sur la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre les VBG de 2009.

 

Rolande BASHI

 

ByRolande CINAMA

BUKAVU : UN NOUVEAU NE VOIT LE JOUR DANS LE MONDE MEDIATIQUE

L’organisation  Uwezo Afrika vient de lancer  une nouvelle Radio au sud Kivu.  C’était au cours  d’une communication avec la presse locale le jeudi 22 décembre 2022 à BUKAVU. UWEZO FM, une chaine radio essentiellement thématisée dans la culture et émettant  sur la 101.5MHz, ainsi qu’online au travers le www.uwezoafrika.org

 

Créée en 2022  par l’organisation Uwezo Afrika Initiative, UWEZO FM  a pour  mission de promouvoir l’accès à l’information sur les questions relatives à la culture.

La directrice de cette radio, Douce NAMWEZI, fait savoir que le contexte de  création de cette chaine est un fruit d’une  journée de réflexion des plusieurs personnes et des opérateurs cultures sur la création d’un média thématisé dans la culture.

« Le contexte de la naissance de cette radio est marqué par le besoin d’un espace d’expression de la culture ». a-t-elle ajoutée »

UWEZO MEDIA, qui se veut thématique se focalisera sur les questions de la CULTURE qui sont des questions cruciales pour le développement intégral de toute communauté, mais généralement laissé de côté.

Dans sa communication Douce NAMWEZI souligne  que : «  cette radio développera des programmes participatifs en direct et en différés, alimentés par des diffusions des événements culturels qui s’organisent dans la ville de Bukavu, et plus tard dans la province du Sud Kivu ».

Elle ajoute en disant que 100% de la programmation sont dédiés à la culture, en vue de répondre au souci d’améliorer la qualité et l’originalité des contenus produits par les artistes.

La ligne éditoriale d’UWEZO MEDIA  est la promotion de l’art et la culture à travers l’élaboration des programmes radio diffusées.

 

Le président de l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC), Darius  KITOKA   apprécie l’initiative de mettre en place une radio avec une spécialité culturelle .pour lui c’est un motif  de satisfaction que la famille médiatique s’agrandisse.

 

Cette chaine  repose sur les valeurs de diversité culturelle, d’inclusion de toutes les couches de la population, de l’intégrité et du respect de la dimension genre.

 

Rolande BASHI

 

 

ByRolande CINAMA

Bukavu : L’icône de l’humour africain Prissy la Degameuse loue le travail effectué par l’organisation UWEZO AFRIKA INITIATIVE

L’organisation UWEZO AFRIKA INITIATIVE à travers son service media UWEZO FM,  la chaîne culturelle  émettant à Bukavu dans la province du Sud-Kivu a reçu lundi  19 décembre 2022, une figure emblématique de l’humour Africain Prissy la Degameuse, originaire de la côte d’Ivoire et hôte de marque à la 5eme édition du festival Zéro Polemik.

 

Cette visite intervient dans le cadre de renforcement du lien avec cette chaîne qui s’est  donnée la mission de promouvoir les artistes et opérateurs culturels dans leurs diversités.

 

Séduite par le travail qu’effectue Uwezo FM en province  du Sud-Kivu, avec à sa tête Douce NAMWEZI, Prissy la Degameuse a eu des mots justes pour prodiguer des conseils aux artistes dans leurs diversités afin qu’ils puissent continuer à apprendre pour être plus meilleurs.

 

« Quand un artiste a un objectif, il donne tout le moyen pour y arriver, il  reste concentré sur ce qu’il fait. L’art est un métier. Il a ces exigences et ces principes. Il faut avoir la vision, la conviction, la passion, la patience et l’humilité. Un artiste ne doit jamais cesser d’apprendre  et se former », a expliqué Prissy la Degameuse.

 

Outre cela, cette humoriste a visité UWEZO Beauty une référence de la beauté Africaine dans la ville Bukavu. UWEZO Beauty est un salon de coiffure mixte de l’organisation UWEZO AFRIKA INITIATIVE. Il s’occupe également du traitement des cheveux naturels des femmes.

 

Cette icône de l’humour africain souhaite ses vœux les meilleurs à toutes les auditeurs et auditrices de la chaine culturelle émettant sur la 101.5 MHz.

 

Christian BUZANGU

ByRolande CINAMA

Bukavu : L’organisation RAJADH lance la campagne « Jeudis en noir » pour lutter contre les VSBG

Au cours d’une journée de réflexion  organisée jeudi 8 décembre 2022 sur le contexte des violences sexuelles et basées sur le genre dans la province du Sud –Kivu et la place des confessions religieuses dans la prévention des VSBG mais aussi la prise en charge des survivantes de VSBG, le Réseau des Enfants et Jeunes Africains pour les Droits Humains ( RAJADH)  vient de lancer la campagne « Jeudi en noir ».

C’est dans la salle de réunion du dépôt central médico-pharmaceutique DCMP situé dans la commune d’Ibanda.

Cette réunion a rassemblé les leaders religieux ainsi  que les organisations non confessionnelles de la société civile afin de délibérer sur une vision partagée, un engagement pour mettre fin aux violences.

Pour Nicole MASINGE, l’une des intervenants, aujourd’hui, l’Afrique en général et la RDC en particulier espère à  une masculinité positive afin que les gens vivent une vie sans discrimination. Il faut également mettre fin aux  coutumes rétrogrades ainsi que les religions qui ont tendance à jeter la pierre aux victimes de viol et violences sexuelles basées sur le genre. Les leaders religieux et la population doivent être capable de donner aux survivants un traitement préventif, un traitement curatif et promotionnel afin de lutter contre les conséquences des violences sexuelles et celles basées sur le genre.

« Cette femme qui a été victime, il faut qu’elle réinsère la communauté pour une vie sans discrimination. Offrons leurs un soutien psychologique et affectif à cette victime et arrêtons de les réprimander car si l’on connaît le danger on fait tout pour l’éviter », explique Dr Nicole

Elle stipule que cette prise en charge est multisectorielle et ne se réfère pas simplement au médecin.

La violence basé sur le genre est orienté vers quelqu’un à cause de son sexe et ; elle cause du tort avec beaucoup de préjudices à différents niveaux. Au Sud-Kivu, les normes du genre sont venues aggraver la violence basée sur le genre et les violations de droits des femmes parce que le système patriarcale domine et il y a une inégalité persistante des sexes avec des pratiques discriminatoires

« Le système patriarcale étant dominante accentue la violence basée sur le genre et la violation des droits des femmes avec cette ascendance de l’homme sur la femme », ajoute Déodatte CHISHIBANJI

Elvis BALOLA, membre du RAJADH dit que a campagne « Jeudis en noir » est une façon de conscientiser tout un chacun dans la lutte contre le viol et elle a pour objectif de s’engager dans la lutte globale contre les VSBG.

« Au travers cette campagne jeudis en noir nous voulons faire comprendre à tout un chacun que le changement vers un monde sans viol ni violence est possible si chacun y met du tien. Si nous pouvons nous habiller en noir, certains de nos jeudis en mémoire de ces femmes qui subissent les traitements inhumains au sein de nos communautés, les gens comprendront alors que nous nous levons pour une bonne cause et nous serons entrain de sensibiliser les autres et passer un message que nous en avons marre des VSBG».

Rappelons que l’objectif de cette campagne est de faire preuve d’unité et d’engagement contre les violences sexuelles et basées sur le genre.

C’est sous le thème « Jeudis en noir vers un monde sans viol ni violences » que le RAJADH a organisé cette activité.

Celle-ci s’est tenue dans le cadre de la célébration de 16 jours d’activisme contre les VSBG.

Rolande Bashi

ByRolande CINAMA

Culture: Dire et chanter la paix à travers le spectacle “REQUIEM POUR LA PAIX” à Beni

La messe de cette grande tournée culturelle à travers le projet “Requiem pour la paix”, elle a été dite le samedi 26 Novembre dans la ville de Beni.
Grâce à un cœur œcuménique formé des artistes venus de différents horizons et de différentes disciplines qui se sont dit s’unir, unir leur voix en chantant, en déclamant et en slammant, unir leur corps pour danser, pour glorifier, pour pleurer et pour consoler…
Avec des chants religieux et ceux populaires de deuil, ces jeunes se sont réunis à Beni dans le but de joindre leur voix pour pleurer les morts qui ne cessent de tomber chaque seconde qui passe surtout dans cette partie de l’Est..

Se confiant à votre rédaction, Mr Christian Ël Kabwe, point focal de UWEZO Afrika Initiative à Beni, il s’est dit être content au nom de toutes ces personnes qui ont pris cette activité à cœur au-delà même de l’attendue. Pour lui, rien ne saurait remercier cette ONG pour avoir pensé à transporter cette création jusque dans la ville de Beni. “Ce spectacle, au-delà d’être des numéros artistiques, j’ai Remarqué que cela a été comme une thérapie surtout pour ces personnes victimes directes des atrocités qui sévissent Beni, ils ont retenu plus que je ne pouvais l’imaginer…Merci à “UWEZO Afrika Initiative” a-t-il conclu avec satisfaction.
Notons donc que cette initiative est de l’ONG UWEZO AFRICA avec la collaboration de la fresque musicale de Beni et soutenue par la Coopération Suisse. Après Kinshasa, Bunyakiri et Uvira, le tour été à Beni de precher la paix à travers cette grandiose activité “Requiem pour la Paix”.

Alexis KANT

ByRolande CINAMA

Bukavu : Début de la campagne de 16 jours d’activisme pour lutter contre les VBG à l’égard des femmes et filles

 

La campagne de 16jours d’activisme contre les violences faites aux femmes a été lancée  vendredi 25 novembre 2022 à Bukavu dans l’enceinte de l’hôtel Panorama.

Plusieurs organisations féminines ont pris part à cette activité qui rencontre leurs combats de lutte contre les VBG.

Cette campagne a été lancée par le gouverneur de la province du Sud-Kivu, Théo Kasi NGWABIDJE qui souligne que : «  cette édition 2022 tombe dans des circonstances importantes en ce moment où notre pays fait face à une agression étrangère. Il y a des violences atroces qui nous sont imposé par les voisins ».

Les intervenants sont revenus sur le contexte politico géographique et géologique de la RDC qui favorise les viols. Pour eux, le pays traverse beaucoup des scandales. C’est notamment les guerres à l’Est de la RDC, les tueries, massacres mais aussi le viol.

La communauté internationale est interpellée pour que les auteurs du génocide qui se passe au Congo depuis 25ans puissent être interpelés ;

Tous congolais doit se lever aujourd’hui contre la énième agression de notre pays qui vient raviser les plaies encore saignante.

« Cette cause est défendue par le président de la république et les dignes fils du sud –Kivu ». affirme Théo Kasi.

Jacqueline Ngengele explique que pendant cette campagne des seize jours d’activisme, les sensibilisations à l’égard de la communauté seront faites afin de prévenir les violences basées sur le genre.

 « Cette campagne que nous lançons en ce jour couvre 16 jours d’activités intenses et engage tous les acteurs étatiques et non étatique dans la sensibilisation, la mobilisation communautaire et plaidoyer pour prévenir contre les VBG » déclare la chef de division du genre, femme, famille et enfant, Jacqueline Ngengele.

Pour cette année, le thème de cette campagne est : « Congolaises et congolais, en ce temps d’agression de notre pays, unissons-nous pour mettre  fin à la violence faite aux femmes et à nos filles ».

Rolande Bashi

ByRolande CINAMA

BUKAVU : Le diplôme « FEMME DISTINGUEE» décerné à Douce NAMWEZI

Depuis 5 ans, l’organisation ACTU STARS AWARD organise une cérémonie de remise des diplômes et des trophées aux personnes qui se distinguent dans différentes filières dans le but d’immortaliser les bonnes actions ayant impacter positivement la société et encourager ces acteurs et actrices à continuer à faire du bien.

Au cours d’une soirée de Gala qui s’est déroulé à ELISABETH HOTEL ce samedi 26 Novembre 2022, Douce NAMWEZI a reçu le diplôme dénommé « FEMME DISTINGUEE » pour les différentes actions et combats qu’elle mène au Sud-Kivu.

A travers son organisation Uwezo Afrika Initiative, la lauréate se bat pour plusieurs causes entre autre la gratuité des serviettes hygiéniques dans les écoles afin d’aider les filles vivant dans une situation de précarité à ne plus abondonner les cours suite aux menstrues. Elle milite également pour l’autonomisation économique des femmes et des jeunes filles et la promotion de la culture.

Cette année, à travers le programme d’appui au secteur culturel, Douce NAMWEZI a mis en place une radio essentiellement thématisée dans la culture.

Rappelons qu’ACTU STARS AWARDS est aujourd’hui à sa 5ème édition.

ByRolande CINAMA

UVIRA: le deuil est fait, les habitants brisent le silence et parlent des atrocités vécues

Plus de 500 personnes, jeunes, femmes et hommes se sont réuni ce samedi 12 Novembre 2022 dans la cour «Baraza la parokia » d’Uvira  afin d’échanger  autour d’une question qui les unit inévitablement et qu’ils ont tous en commun : la perte de plusieurs de leurs et le refus de la violence armée et toute autre situation fragilisant la cohésion sociale au niveau local, provincial et national.

La troisième édition du Requiem pour la paix a ainsi permis la prestation des trois groupes musicaux de la place, dont Bienheureuse Anuarite, Vie Nouvelle et Les Petits chanteurs d’Uvira qui ont scandé des chants vernaculaires avec trois chœurs locaux en mémoire et hommage aux morts, victimes des massacres et tueries que la RD Congo a connu et continue à vivre dans cette partie du pays.

Des témoignages sur les tueries et autres atrocités perpétrées dans la province du Sud-Kivu  précisément à Uvira et Fizi ont été relatés et partagé par les participants « Mon père et plusieurs autres personnes furent tués en 1965 durant les massacres de KIHUMBA sous mes yeux et tout cela à cause du mauvais système politique, le monstre qui nous divise et pourtant nous sommes frères. » Mr Phanuel BIZURI NZIBONERA, DG ISAVC Minembwe et Directeur exécutif de l’OPADER / SK

 

 

« Pour la première fois de ma vie en 1980 j’ai entendu des coups de feu ; et en 1994, j’ai vécu la guerre due au génocide au Rwanda. Chez nous  au Congo c’est précisément en 1996 que la guerre a déclenché et depuis lors la multiplicité des groupes armés s’en est suivie. C’est à partir de cette période que la « guerre »  a semblée être un mot familier au Congolais et dès lors on a perdu le sens de la vie humaine au Congo. témoigne Mme Abigaël, activiste de la société civile

Pour la majorité des participant(e)s, les minerais congolais convoités par les pays occidentaux et ceux voisins ; les rebellions (RCD, LDK), depuis l’époque du gouvernement Mobutu ; le tribalisme sont les causes de toutes ces atrocités. Quant aux conséquences, les participant(e)s ont montré que les guerres ont plongé la population dans le deuil infini. Tous les jours, le pays pleure ses filles et fils tués par-ci par-là, les violences sexuelles surtout chez les femmes et filles, la misère entretenue par l’insécurité.

Nous ne sommes plus libres de vaquer à nos propres occupations à travers le pays par crainte des coupeurs des routes et d’enlèvement. Il est devenu difficile même de joindre Bukavu. Les vols à mains armées, la multiplicité d’orphelins et des veuves, l’exode vide nos milieux. Souligne une des participantes.

Selon la chargée du programme culture au sein de Uwezo Afrika Initiative, Mme Jeannette Bazibuhe : «  le sens même de la cohésion sociale se fait sentir ici à Uvira car les gens ne se condamnent plus mais essayent de trouver ensemble des pistes de solutions pour avoir un Uvira sans massacre et sans tueries ».

Rappelons que cette activité visant la cohabitation et la cohésion sociale s’inscrit dans le projet « Promotion de la culture comme vecteur de changement pour le  développement et la cohésion sociale en RDC »

Cinama Rolande