Category Archive Requiem pour la Paix

ByThèrese

Requiem pour la paix a BUNYAKIRI : Les survivant(e)s se recueillent enfin !

BUNYAKIRI, un ressort administratif du territoire de KALEHE, a enregistré plusieurs massacres et tueries au fur des ans. En Mars 1995 à RAMBA, en 1997 à CIGOMA, 1997 à BULAMBIKA, 2012 à KAMANANGA, 2010 à BITALE, 2021 CHIGOMA et MUSHUNGUTI. Durant ces massacres plusieurs personnes ont été tuées y compris les femmes et enfants, plusieurs maisons incendiées et des biens pillés.

Madame Christine BANYANGA KATOKACINI est l’une de survivante du massacre de KAMANANGA et a accepté de partager son témoignage au cours des échanges et témoignages organisés durant le Requiem pour la Paix.

C’était le 14 Mai 2012, vers 6h, je suis réveillé par les cris de mes enfants. Arrivée là où ils dormaient j’ai rencontré deux hommes vêtus en tenue civile avec des machettes dans la main. Je voulais reculer mais l’un d’eux m’a tiré par la main et m’a jeté dans le sang de mes enfants, dont trois étaient déjà par terre. Ils m’ont forcé à regarder comment ils coupent les têtes de deux autres. Quand mon tour est arrivé, ils m’ont coupé le bras droit, ensuite une autre personne a pris la main gauche et l’a cassé avec la porte. L’un d’eux a dit qu’il ne faut pas laisser une personne vivante, et puis il s’est retourné vers moi, il a pris la machette et m’a divisé la tête en deux, j’ai ressenti la douleur que je n’ai jamais ressentis dans ma vie et je me suis évanouie. C’est la grâce de Dieu qui m’a maintenu en vie, et j’ai été acheminé à l’hôpital général de Bukavu par les secouristes.

De la réparation des victimes

Comme Christine, plusieurs survivants et survivantes pensent que rien ni personne ne peut remplacer leurs enfants, époux, frères, sœurs perdues. Et pire encore, les conséquences physiques et psychologiques pas encore traitées les rendent désespéré(e)s. ‘’Je suis désormais handicape, je n’arrive même pas à me prendre en charge. Je suis devenu dépendante toute ma vie alors qu’avant je partais au champ et pouvais me nourrir’’.

10 ans déjà depuis le massacre de KAMANANGA, les auteurs ne sont pas encore punis et les victimes attendent toujours réparation. Plusieurs organisations sont passé pour identifier les lieux des crimes et les victimes, ce qui donne de l’espoir aux victimes mais ces dernières demeurent toujours dans l’attente.

KATONDO KAPALATA, l’un de voisin de madame Christine, pense que la prise en charge psychologique, serait d’une importance capitale. “Il y a des jours Christine passe toute la journée en pleurs. D’autres jours elle ne parle à personne. Nous essayons de lui apporter notre soutien mais il ne suffit pas toujours »  

Utilisant le chant comme un acte symbolique de recueillement, UWEZO AFRIKA, en partenariat avec la Coopération suisse, a organisé le 19 Novembre 202, le Requiem pour la paix. Cet événement rassembleur permet aux différents acteurs, victimes et autorités locales, de faire leur devoir de mémoire afin que ces situations macabres ne puissent pas se répéter.

« Depuis 2012, c’est la première fois que j’assiste à une telle activité qui me permet de me rappeler ce qui était passé. Aujourd’hui je ne ressens plus la douleur que j’éprouvais à chaque fois que je me rappelais ce qui c’était passé. C’est peut-être parce que je me retrouve en face des gens qui ont vécu la même chose que moi et ensemble on partage cette douleur et comme on dit ‘ensemble on est fort. Mais sincèrement, le massacre a changé ma vie. Agnès MONGI»

MUSOMBWA FUKU, chef de village de LUKANDO remercie UWEZO AFRIKA et encourage cette initiative qui permette aux victimes de prendre conscience qu’ils ne sont pas oubliés ni délaissés. Et continuer à croire à la justice de la part du gouvernement congolais.

 

 

 

Marie Thérèse CITO

ByRolande CINAMA

UVIRA: le deuil est fait, les habitants brisent le silence et parlent des atrocités vécues

Plus de 500 personnes, jeunes, femmes et hommes se sont réuni ce samedi 12 Novembre 2022 dans la cour «Baraza la parokia » d’Uvira  afin d’échanger  autour d’une question qui les unit inévitablement et qu’ils ont tous en commun : la perte de plusieurs de leurs et le refus de la violence armée et toute autre situation fragilisant la cohésion sociale au niveau local, provincial et national.

La troisième édition du Requiem pour la paix a ainsi permis la prestation des trois groupes musicaux de la place, dont Bienheureuse Anuarite, Vie Nouvelle et Les Petits chanteurs d’Uvira qui ont scandé des chants vernaculaires avec trois chœurs locaux en mémoire et hommage aux morts, victimes des massacres et tueries que la RD Congo a connu et continue à vivre dans cette partie du pays.

Des témoignages sur les tueries et autres atrocités perpétrées dans la province du Sud-Kivu  précisément à Uvira et Fizi ont été relatés et partagé par les participants « Mon père et plusieurs autres personnes furent tués en 1965 durant les massacres de KIHUMBA sous mes yeux et tout cela à cause du mauvais système politique, le monstre qui nous divise et pourtant nous sommes frères. » Mr Phanuel BIZURI NZIBONERA, DG ISAVC Minembwe et Directeur exécutif de l’OPADER / SK

 

 

« Pour la première fois de ma vie en 1980 j’ai entendu des coups de feu ; et en 1994, j’ai vécu la guerre due au génocide au Rwanda. Chez nous  au Congo c’est précisément en 1996 que la guerre a déclenché et depuis lors la multiplicité des groupes armés s’en est suivie. C’est à partir de cette période que la « guerre »  a semblée être un mot familier au Congolais et dès lors on a perdu le sens de la vie humaine au Congo. témoigne Mme Abigaël, activiste de la société civile

Pour la majorité des participant(e)s, les minerais congolais convoités par les pays occidentaux et ceux voisins ; les rebellions (RCD, LDK), depuis l’époque du gouvernement Mobutu ; le tribalisme sont les causes de toutes ces atrocités. Quant aux conséquences, les participant(e)s ont montré que les guerres ont plongé la population dans le deuil infini. Tous les jours, le pays pleure ses filles et fils tués par-ci par-là, les violences sexuelles surtout chez les femmes et filles, la misère entretenue par l’insécurité.

Nous ne sommes plus libres de vaquer à nos propres occupations à travers le pays par crainte des coupeurs des routes et d’enlèvement. Il est devenu difficile même de joindre Bukavu. Les vols à mains armées, la multiplicité d’orphelins et des veuves, l’exode vide nos milieux. Souligne une des participantes.

Selon la chargée du programme culture au sein de Uwezo Afrika Initiative, Mme Jeannette Bazibuhe : «  le sens même de la cohésion sociale se fait sentir ici à Uvira car les gens ne se condamnent plus mais essayent de trouver ensemble des pistes de solutions pour avoir un Uvira sans massacre et sans tueries ».

Rappelons que cette activité visant la cohabitation et la cohésion sociale s’inscrit dans le projet « Promotion de la culture comme vecteur de changement pour le  développement et la cohésion sociale en RDC »

Cinama Rolande

 

ByThèrese

Devoir de mémoire : les quatrièmes témoignages vivants de massacre

Ce quatrième numéro de devoir de mémoire vous présente quatre témoignages et 11 poèmes  qui reconstituent l’histoire des atrocités et font la promotion du Requiem pour la Paix.  Cliquez sur ce lien Chronique4 pour lire l’intégralité.

ByThèrese

Requiem pour la paix : Des Congolais réclament justice pour les massacres de l’Est

Améliorer la compréhension des participants de ce qu’est le devoir de mémoire et le devoir de la justice ; retenir l’histoire des atrocités et tueries de différentes guerres vécues ; et identifier les stratégies/instruments pour matérialiser le devoir de mémoire et de la justice. Tels sont les principaux objectifs poursuivis au cours de l’activité dénommée Requiem pour la paix organisée le vendredi 29 octobre 2021 dans la salle de spectacle du collège Boboto, à Gombe. Spécifiquement, le Requiem pour la paix 2021 a visé la représentation d’un symbole d’union et de cohésion sociale nationale, en offrant aux Congolais l’occasion de se recueillir autour de massacres de leurs compatriotes et le refus de la violence armée. C’est dans ce contexte que le chœur de Kinshasa a interprété le Requiem de Mozart, une prière pour le repos des âmes. Chacun des morceaux sélectionnés a évoqué des thèmes et atmosphères en lien avec l’initiative : le deuil, le recueillement, la guerre, la tristesse, l’inquiétude mais aussi l’espoir et la lumière. Le représentant du ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine a salué l’initiative de Uwezo Afrika et a révélé le projet du gouvernement sur l’érection devant l’Assemblée nationale d’un mémorial de souvenirs en faveur de toutes les victimes de guerres en RDC. De son côté, le coordonnateur adjoint du Programme de Désarmement, et démobilisation et relèvement communautaire et mobilisation a lui aussi soutenu cette initiative. Il a indiqué que ce programme du gouvernement a déjà établi la liste de personnes suspectes dans ces massacres des Congolais.

DEVOIR DE MÉMOIRE

Pour sa part, la représentante du Cadre de concertation de la Société civile, a invité les uns et les autres à dénoncer les auteurs de ces massacres en posant des actes administratifs, économiques, politiques. Quant à lui, le Dr Denis Mukwege, qui s’est fait représenter par son secrétaire particulier, Mme Thérèse Bulungu, a exigé le retour de la paix à l’Est par une justice et une réparation et que les bourreaux répondent de leurs actes. Le concept de « Requiem pour la paix » est une initiative de l’Asbl Uwezo Afrika mise en œuvre en partenariat avec l’archevêque de Bukavu, François Xavier Maroy, le prix Nobel de la paix 2018, Dr Denis Mukwege, la coopération suisse et d’autres acteurs locaux et internationaux. Ce, dans le but de servir d’acte symbolique de mémoire, de recueillement et de deuil pour les Congolaises et Congolais qui ont vécu et vivent encore tant des morts. La soirée s’est clôturée par des témoignages et d’échanges sur le devoir de mémoire autour du feu. Ce, dans le but de permettre à celui qui témoigne de se libérer, de guérir de ses traumatismes et à celui qui écoute de retenir son histoire afin que celle-ci devienne un flambeau du passé tenu par le présent pour éclairer l’avenir. Des étudiants qui ont pris part à cette soirée vont, au finish, produire un recueil collectif sous forme d’anthologie. La soirée a été agrémentée par des chansons folkloriques accompagnées d’instruments traditionnels.

Avec le magazine  LE POTENTIEL N° 8194 du 01 Novembre 2021

ByThèrese

Requiem pour la paix : vers l’érection d’un mémorial pour les victimes des atrocités de l’Est de la RDC

Le représentant de la ministre de la Culture, arts et patrimoines a, au cours de la soirée marquant la 2ème édition du Requiem pour la paix, annoncé le projet d’un mémorial pour les victimes de la guerre de l’Est de la RDC.

Requiem pour la paix : vers l’érection d’un mémorial pour les victimes des atrocités de l’Est de la RDC

Le projet est soutenu, d’après l’orateur par le chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi. D’ailleurs, dit-il, il est déjà en cours de réalisation. « Ce monument de requiem sera érigé d’ici 2022 devant le Palais du peuple pour servir de mémorial pour tous nos morts décédés durant cette longue guerre nous imposée par les ennemis de la paix», a indiqué lors de cette cérémonie, le représentant de la ministre Catherine Kathungu Furaha.

Rémy Kasindi de la société civile est revenu sur le choix de cette date symbolique du 29 octobre. « Nous sommes à la recherche de la vérité et nous disons que toute une histoire a été banalisée et que cette banalisation doit prendre fin. Nous pensons que les autorités qui nous suivent, savent tout ce qui s’était passé le 29 octobre 1996. A cette date, des milliers de Congolais ont commencé à être massacrés dans l’Est de la RDC jusqu’à Kinshasa au mois de mai 2017 et que ces massacres continuent jusqu’aujourd’hui dans les provinces de l’Est de la RDC. Je parle de la ville de Beni au Nord-Kivu, des provinces de l’Ituri, du Sud- Kivu ainsi que le Nord Katanga. Et voilà que ces réalités macabres nous poussent à nous mettre devant nos responsabilités. Nos autorités doivent comprendre que nous devons plus garder notre silence parce qu’il est le symbole de complicité…. Et que justice doit être faite», a martelé Rémy Kasindi.

En effet,  la date du 29 octobre 1996 symbolise en RDC les premières heures d’une longue série de morts causés par les conflits armés dans l’Est du pays, dont celui de l’Archevêque de Bukavu Christophe Munzihirwa.

L’histoire retiendra que Monseigneur Munzihirwa était une figure de la résistance contre les rebelles. Il a été la première victime des attaques de la ville de Bukavu et le début des massacres des réfugiés Hutu au Sud-Kivu en RDC (ex-Zaïre) par les forces négatives.

Pour certains observateurs, ce prêtre jésuite était resté le seul refuge moral pour les populations locales de Bukavu de par ses nombreuses initiatives prises pour protéger les populations et les réfugiés à la suite de la démission de l’armée régulière congolaise et le Haut commissariat des Réfugiés (HCR) lors des agressions du Front Patriotique Rwandais.

A cet effet, l’organisation de la société civile Uwezo Africa a initié une soirée de requiem le vendredi 29 octobre dernier à Kinshasa afin de sensibiliser les Congolais sur la paix à travers la reconnaissance et la commémoration des compatriotes qui ont perdu la vie durant ces deux dernières décennies dans ces atrocités.

Avec ouragan.cd

ByThèrese

RDC : « Requiem pour la paix » sur fond de la réconciliation

Les artistes musiciens et la société civile ont harmonisé leurs violons pour l’avènement de la paix dans la partie Est de la RDC. Ils l’ont manifesté lors de la soirée de la 2ème édition du Requiem pour la paix. Cette soirée culturelle très symbolique a eu lieu le 29 octobre dernier dans un premier temps en la salle des spectacles du Centre culturel Boboto.

RDC : « Requiem pour la paix » sur fond de la réconciliation

Il s’en est suivi dans le deuxième temps une tribune autour du feu dans le jardin de cette même institution au cours de laquelle les victimes des atrocités dans l’Est de la RDC ont délié leurs langues en guise des témoignages.

Initiée par la structure Uwezo Afrika, cette soirée de recueillement en mémoire des morts et des victimes des atrocités dans l’Est de la RDC a permis à l’assistance de réfléchir sur les mécanismes pour instaurer une paix durable basée sur la réconciliation et la cohésion nationale.

Pour la coordonnatrice nationale de cette initiative, Douce Namwezi, cette célébration est un acte symbolique de mémoire, de recueillement pour les Congolais victimes de différentes guerres voici 25 années.

Réconciliation et cohésion nationale

Présent dans cette soirée, l’ambassadeur de la République fédérale de Suisse en RDC, Jacques F. Grenaud, a déclaré que son pays soutient et continuera à soutenir cette initiative dans le cadre du travail du traitement du passé et de la promotion de la culture dans l’Est de la RDC où, témoigne le diplomate suisse, les femmes et les enfants, en particulier, restent les victimes flagrantes des crimes contre l’humanité.

«Requiem pour la paix constitue un acte de prise de conscience et de sensibilisation pour que les atrocités d’hier ne se reproduisent plus», a déclaré l’ambassadeur suisse avant de révéler à l’assistance qu’à travers la coopération et l’aide humanitaire, le gouvernement suisse s’engage à accompagner la RDC dans la prévention des conflits et la réconciliation.

Dans le même registre, Douce Namwezi a déclaré que «Les autorités de la République doivent se pencher sur la question de la paix dans l’Est du pays. L’Est n’est pas un autre pays, mais plutôt une partie de la RDC. Tout doit être mis en place pour la pérennisation de la paix en vue de booster le développement endogène du pays».

Prise en charge des victimes et devoir de mémoire

La représentante du docteur Dénis Mukwenge, Prix Nobel de la paix, Thérèse Kulungu, n’a pas manqué dans cette tribune de plaider pour la prise en charge des victimes de différentes formes des violences sexuelles et autres basées sur le genre, pour faire oublier les atrocités subies et redonner espoir de vivre. Elle a conscientisé l’assistance de bannir toute forme de tribalisme et de régionalisme pour s’unir en un seul homme. Et ce, «en vue de lutter pour la pérennisation d’une paix durable dans toute la partie Est de la République et mettre hors d’état de nuire toutes les forces négatives».

Avant de se clôturer à Kinshasa, la caravane de Requiem pour la paix a été mise en route le 21 octobre dernier à Kaniola dans la province du Sud-Kivu en passant par les villes de Bukavu et Goma. Cette deuxième édition de Requiem pour la paix a été rendue possible à Kinshasa grâce à l’appui entre autres de l’Ambassade de la République fédérale de Suisse, Wallonie-Bruxelles, Afrika Opéra et le centre culturel Boboto.

Avec ouragan.cd

ByThèrese

Célébration à Kinshasa de la 2ème édition du « Requiem pour la paix »

Kinshasa, 30 octobre 2021 (ACP).- « UwezoAfrica », une structure de la société civile congolaise, a organisé, vendredi dans la salle des spectacles du collège Boboto à Kinshasa, la 2ème édition du « Requiem pour la paix », à l’initiative de sa coordonnatrice nationale, Douce Namwezi, pour immortaliser la mémoire des victimes de différentes guerres ayant endeuillé les congolais, particulièrement ceux de la partie Est du pays.

Cette célébration constitue, selon Douce Namwezi, un acte symbolique de mémoire, de recueillement pour les congolais qui connaissent 25 années de guerre, et une action pour une paix véritable et construite sur la réconciliation et la cohésion sociale.

Pour la coordonnatrice nationale, cette activité se fera en deux étapes, à savoir un concert classique animé par des chants de recueillement et une cérémonie traditionnelle « Autour du feu » au cours de laquelle des victimes vivantes des évènements atroces de différentes guerres feront des témoignages.

« Les autorités de la République doivent se pencher sur la question de la paix dans l’Est du pays. L’Est n’est pas un autre pays, mais plutôt une partie de la RDC. Tout doit être mis en place pour la pérennisation de la paix, en vue de booster le développement endogène du pays », a-t-elle soutenu.

Auparavant, l’ambassadeur de la République fédérale Suisse en RDC, Jacques F. Gremaud, a indiqué que son pays soutient et continuera à soutenir cette initiative, dans le cadre du travail du traitement du passé et de la promotion de la culture dans l’Est de la RDC où les femmes et les enfants, en particulier, restent les victimes flagrantes des crimes contre l’humanité.

Le « Requiem pour la paix » constitue un acte de prise de conscience et de sensibilisation pour que les atrocités d’hier ne se reproduisent plus jamais, a-t-il affirmé, soulignant qu’à travers la coopération et l’aide humanitaire, le gouvernement suisse s’engage à accompagner la RDC dans la prévention des conflits et la réconciliation.

Pour sa part, la représentante du Dr. Dénis Mukwege, Prix Nobel de la paix, Thérèse Kulungu, a plaidé pour la prise en charge des victimes de différentes formes des violences sexuelles et autres basées sur le genre, pour faire oublier les atrocités subies et redonner espoir de vivre.

Elle a, par ailleurs, invité chacun et tous à bannir toute forme de tribalisme et de régionalisme, pour s’unir en un seul homme, « en vue de lutter pour la pérennisation d’une paix durable dans toute la partie Est de la République et mettre hors d’état de nuire toutes les forces négatives ».

Le « Requiem pour la paix » a été lancé depuis le 21 octobre dernier à Kaniola, dans la province du Sud-Kivu, avant de passer par Bukavu et Goma, pour se clôturer à Kinshasa, rappelle-t-on.

Avec acpcongo.com

ByThèrese

Guerre dans l’Est de la RDC : Un mémorial pour les victimes sera érigé d’ici 2022 devant le Palais du Peuple

La date du 29 octobre 1996 symbolise en RDC les premières heures d’une longue série de morts causés par la guerre à l’Est du pays, dont celui de l’Archeveque de Bukavu Christophe Munzihirwa.

A cet effet, l’organisation de la société civile Uwezo Africa a initié une soirée de requiem le vendredi 29 octobre 2021 à Kinshasa afin de sensibiliser les Congolais sur la paix à travers la reconnaissance et la commémoration des compatriotes qui ont perdu la vue durant ces deux dernières décennies dans ces atrocités.

L’ambassadeur de la Suisse, qui a pris part à cette cérémonie, a encouragé l’initiative, le ministère de Culture, des Arts et Patrimoines également.

Le représentant de la ministre de la culture a révélé qu’un projet initié par le président de la République pour l’érection d’un mémorial de toutes les victimes des guerres en RDC est en cours de réalisation.

« Ce monument de requiem sera érigé d’ici 2022 devant le palais du peuple pour servir de mémorial pour tous nos morts décédés durant cette longue guerre nous imposée par les ennemis de la paix », a déclaré ce représentant de la  ministre à cette cérémonie qui s’est clôturée par des témoignages des victimes de ces atrocités  autour du feu.

Pour la petite histoire, Monseigneur Christophe Munzihirwa est une figure de la résistance contre les rebelles. Il a été la première victime des attaques de la ville de Bukavu et le début des massacres des réfugiés Hutu au Sud Kivu en RDC (ex-Zaïre) par l’armée de Paul Kagame.

Pour certains observateurs, le prêtre jésuite était resté le seul refuge moral pour les populations locales de Bukavu de par ses nombreuses initiatives prises pour protéger les populations et les réfugiés à la suite de la démission de l’armée régulière congolaise et le Haut Commissariat des Réfugiés (HCR) lors de ces agressions du Front Patriotique Rwandais.

Avec 7sur7.cd

ByThèrese

Kinshasa : Uwezo Africa Initiative clôture le Requiem pour la paix ce vendredi 29 octobre au Centre Culturel Boboto

Tout est bien qui finit bien, dit-on. La tournée du Projet  »Requiem pour la paix » Deuxième édition sera clôturée ce vendredi 29 octobre 2021 à 16h00 dans la grande salle Centre culturel Boboto dans la commune de la Gombe à Kinshasa sous l’organisation de Uwezo Africa Initiative Asbl.

Comme dans d’autres, cette activité qui vise la représentation du symbole de l’union et de cohésion sociale nationale pour offrir les congolais l’occasion de se recueillir et prier pour le repos des âmes de victimes des guerres, se tiendra sous deux volets : un concert classique composé des chants de recueillement et  »Autour du feu » où les témoignages des personnes qui ont vécu les évènements attroces des différentes guerres en RDC seront faits.

A cet effet, Uwezo Africa Initiative invite les autorités nationales et la population kinoise à participer et s’approprier cette activité, en vue d’agir ensemble et faire des plaidoyers pour que la paix véritable soit construite sur la réconciliation et la cohésion nationale sur toute l’étendue de la RDC.

Il faut rappeler que le Requiem pour la paix est à sa deuxième édition et a été lancée le 21 octobre dernier à Kaniola au Sud-Kivu, avant de se poursuivre à Bukavu, à Goma, et s’achève ce vendredi 29 octobre à Kinshasa.

Avec matininfos.net

 

ByThèrese

Sud Kivu/ Requiem pour la Paix : « La vie humaine est sacrée et mérite protection » Douce Namwezi

L’organisation Uwezo Afrika vient d’organiser, dans la ville de Bukavu, la deuxième édition du Requiem pour la Paix. Cette structure indique que la cérémonie vise notamment à demander que justice soit faite en mémoire des victimes directes et indirectes des guerres et massacres en RDC. Elle veut aussi favoriser la cohésion sociale, la réconciliation entre victimes et bourreaux via la vérité, réconciliation et la justice. Après Bukavu, la même activité va être organisée à Goma, puis Kinshasa, avec le même appui de la Coopération  Suisse.

Les habitants de la ville de Bukavu et de la province du Sud Kivu, continuent de pleurer les leurs tués atrocement dans des guerres et massacres que la RDC connaît depuis 1994.

Dans un requiem de la paix tenu le weekend à Bukavu par l’organisation Uwezo Afrika Initiative, les participants sont restés inanimés et demandent la poursuite des auteurs de ces actes et la réparation des victimes.

D’après la coordonnatrice d’Uwezo Afrika, Douce Namwezi, la population et l’élite congolaise en particulier doit apprendre l’histoire du pays.

Plusieurs guerres suivies par des massacres ont été perpétrées sur les paisibles citoyens et certains commanditaires de tous ces actes ignobles sont encore vivants et occupent de postes de responsabilité dans le pays.

A en croire Douce Namwezi, des actions méritent d’être posées pour que plus jamais pareils actes qui ont entrainé plusieurs conséquences sur la vie des habitants ne se répètent. Elle rappelle que la vie reste sacrée et mérite la protection.

Douce Namwezi demande le respect de la vie humaine et la justice aux victimes des guerres

Plusieurs personnes et personnalités ont pris part à cette activité de recueillement.

Des artistes musiciens, des choristes, des slameurs et d’autres stars ont présenté des chants, des prières en l’honneur des victimes de ces guerres et massacres.

Avec mamaradio.info