La première écoute live de l’Album « Kwalobe » de l’artiste Deo Kanozire est prévu ce dimanche 15 Février. Ce sera lors du concert inaugural de cet album qui fusionne traditions et modernités dans une sonorité de la Rumba Mundaba. Abreuvée principalement dans la source culturelle Bashi, cet artiste au parcours hors pair, aborde la responsabilité, le leadership féminin, la jeunesse rurale dans cette œuvre.
Un album prévenant la disparition des valeurs culturelles
Cette œuvre est une clochette tirée au sein des communautés. « Un danger pérenne convoite nos cultures celui de l’acculturation. Cette dernière assombrisse le rayonnement de nos cultures », dit Deo Kanozire.
A travers son album, il alerte la communauté Bashi sur danger qui rôde autour de leur culture. Face à une culture importée, il invite sa communauté à s’abstenir des pratiques d’acculturation et d’inféodation.
Un album chanté au rythme Mundaba
La Rumba est devenue il y a guère un patrimoine immatériel de l’UNESCO. Ce Rythme captivant rassemble toutes les catégories autour d’un narratif commun, prendre plaisir en dansant.
« Composer sous le style de la Rumba Mundaba est la voie que j’ai explorée en vue de faire du métissage entre de la musique traditionnelle et le moderne », révèle cet artiste.
Pour lui, « Kwalobe » est un voyage sans limite dans l’univers musical. Ces sonorités harmonieusement sont faites du Mashi, Français et Swahili.
L’avènement de l’Album Kwalobe dans l’industrie musicale Bukavienne est un véritable signal au sujet de la conservation de l’héritage culturel local. La culture qui est une identité pour une communauté, cette dernière doit être véhiculée de génération en génération. La vitesse avec laquelle modernisme s’empare des sociétés, des langues ne cessent de se délier pour la conservation des pratiques culturelles de chaque communauté. Ainsi, « Kwalobe » est une preuve éloquente de la conscientisation et d’éveil pour la protection des richesses culturelles africaines.
Christian Buzangu