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ByRolande CINAMA

Sud-Kivu : Le rap comme style, une valeur pour l’épanouissement de la musique Gospel.

Le Rap comme style est une valeur inestimable pour la musique gospel à Bukavu.

Ruth CHIKOBERO Artiste rappeuse du gospel de la ville de Bukavu, souligne le fait que l’utilisation du rap  est d’une grande importance pour l’épanouissement du champ artistique gospel dans la ville de Bukavu bien que la société juge ce style à tort de non croyant.

« La perception communautaire attribue ce style  non croyant. Or le style utilisé par chaque artiste révèle de la vision et de l’intérêt accordé à sa chanson ».

Le fait de faire carrière  dans le rap est une manière de véhiculer les messages et les histoires sur les valeurs pieuses, d’impacter la jeunesse de manière positive sur la vie de sainteté mais aussi aplanir la musique gospel à Bukavu.

Pour elle, l’harmonisation actuelle de la musique nécessite aussi que le rap  soit minutieusement mis à contribution dans le gospel pour  communier avec les publics pendant les différentes productions.

« N’importe quel rythme peut ramener les âmes perdues au christ, et moi je m’engage à le faire car le rap c’est juste un rythme, mais le fond constitué par les paroles c’est ce qui est plus important. Le rap est un rythme compliqué à faire, c’est pourquoi d’ailleurs plusieurs artistes Gospel ne s’y investissent pas. J’invite ainsi les autres artistes à se joindre à moi pour aplanir et développer le secteur du Gospel à Bukavu. »

Sachez que le rap est un genre musical apparu dans les années 1970 aux Etats Unis. Il se caractérise par des paroles rythmées et scandées, sur un fond musical souvent basé sur des boucles de rythmes et de mélodies empruntées à d’autres morceaux.

David BYADUNIA.

 

ByRolande CINAMA

Sud-Kivu : les interdits culturels face au modernisme évolutif

La morale étant principalement prohibitive, les sociétés ancestrales bantoues ont mis en place une législation constituée fondamentalement des interdits. Connus sous l’appellation des « Miziro » chez plusieurs tribus de la province du Sud-Kivu, ils tenaient compte de la fragilité humaine et de la miséricorde. Aujourd’hui avec le modernisme, tout semble être oublié, les repères ancestraux ne guident presque plus les sociétés dites « modernes ».

On pourrait multiplier le dénombrement des interdits chez les tribus du Sud-Kivu, c’est notamment ceux relatifs au  mariage, à la naissance des enfants, ceux concernant la vie commune au foyer, la liste serait longue.

A titre d’exemple, chez les Bashi, l’homme ou la femme ne devrait pas porter les habits de son conjoint. La transgression de cet interdit provoquait inévitablement la mort du conjoint qui s’est mal comporté. Chez les Bambebe, jeter des excréments sur la terre était interdit.

Le Père Lwiyando Mujishamba Donatien avait, lors du forum culturel en 2020, expliqué que le recours aux interdits, aux tabous et à la coutume en général, soutenait la morale de la société. Ils sont des médiateurs entre le sacré et le profane.

Aujourd’hui, à l’heure du modernisme avec ses corolaires de techniques et son libéralisme éthique, la tendance de nombreux est de dire que les interdits n’existent plus et les peines ne sont plus efficace.  Ils sont parfois considérés comme étant des pratiques réservées aux sociétés traditionnelles ou ancestrales.

Le conservateur de la culture Bashi, M. Shakulwe Konda, fait savoir que les Miziro (interdits) ont encore de la place dans les sociétés modernes et condamne leur abandon aux bénéfices des cultures importées.

« Parce qu’on les a sabotés, on a cru qu’on les a cassés, mais ça existe et ça fait beaucoup plus de méfaits que ça ne faisait avant parce que tout le monde prenait ses gardes. Mais maintenant aujourd’hui quand on croit que ça n’existe plus, pendant que ça existe tous les jours, alors ça fait beaucoup plus de méfaits. Les miziro tuent tous les jours », dit-il.

Pour Shakulwe Konda, abandonné ces pratiques culturelles,  c’est oublier que la culture colle à la peau, et que malgré les mutations culturelles dues aux échanges interculturels, elle est du domaine de l’inconscient et influe sur la conscience de manière permanente.

Il souligne que les Miziro préservent la société contre les dérapages afin  d’éviter  de se compromettre dans la souillure sous toutes ses formes. En établissant ces interdits, soutient-il, l’ancêtre législateur tenait à la dignité et protégeait à tout prix la sacralité de la vie et de la famille

« Vous, évidemment, vous n’allez pas les comprendre comme ça.
Parce qu’on vous dit aujourd’hui que ce sont des habitudes rétrogrades.
Et ce sont des vocabulaires comme ça que vous apprenez de l’extérieur.
Et vous admettez ça. Vous ne réagissez même pas. Rétrograde par rapport à quoi ? Par rapport à Muzungu (blancs)? C’est ne pas Mzungu qui fait votre vie ? C’est votre père, votre mère qui font votre vie
 », renchérit-il.

Le conservateur des valeurs culturelles, Shakulwe Konda, appelle les peuples dans toutes leurs différences de valoriser leurs habitudes culturelles afin de sauvegarder  l’écosystème culturel.

Aboubakar KIGABI

ByRolande CINAMA

Uwezo Afrika Initiative : Cinq mois après le début du projet d’alphabétisation fonctionnelle dans le groupement de Luvungi, des apprenants sont capables de lire, écrire et compter.

Dans le but de réduire l’analphabétisme des adultes et ses méfaits dans les milieux ruraux, cent nonante et une femmes et sept hommes participent aux séances d’alphabétisation organisées par Uwezo Afrika initiative avec le soutien technique et financier de la GIZ à Lubarika, Luvungi et Katogota dans le territoire d’Uvira.

Ce projet allant de novembre 2023 à Juin 2024, ambitionne contribuer à amélioration des capacités des apprenants à pouvoir participer aux différentes structures locales ; et augmenter leur chance d’avoir l’accès aux ressources et de les contrôler, tout en élargissant leur compréhension et implication dans la prise de décisions au sein des ménages et de la communauté de Luvungi.

Ayant acquis des notions de lecture, écriture et comptage, la plupart des femmes se disent capables de détecter des messages sur différents documents. C’est le cas de Furaha Ndakwinja résidente de Katogota qui  laisse entendre : « je n’avais jamais été au banc de l’école mais grâce à Uwezo Afrika, je sais déjà écrire mon nom et plusieurs autres mots » a-t-elle-dit.

Pour d’autres, les notions de comptage leur permettront de ne plus encaisser des pertes lors de marchandage. Cekanabo Muzingwa Cécile et Adolphine kibasi n’ont pas caché leur gratitude : « je suis très contente du fait que je sais déjà compter et même lire les mots. Ces notions me serviront quand je serai en pleine vente pour assimiler encore plus les techniques de comptage ».

« Je remercie beaucoup ce projet. Avant je ne savais pas compter mais je sais déjà me débrouiller. Je comprends déjà les notions sur le comptage, comment faire l’épargne pour doubler mes biens, la gestion des bénéfices, savoir quoi manger et quoi garder pour gagner ma vie ».  

Leur souhait, par ailleurs, est de pouvoir maitriser davantage d’autres notions et arriver même à écrire des correspondances. Selon elles, l’ouverture d’une deuxième classe leur facilitera une acquisition complète des notions capitales : « je ne maitrise pas encore toutes les consonnes. Si la classe continue, j’en profiterai pour en apprendre plus » propos de Furaha Ndakwinja.

Kathia Amina

ByRolande CINAMA

Bukavu : Foire internationale de Bukavu ,un partage à bâton rompu des initiatives entrepreneuriales.

Démarrage ce lundi des activités de la première édition de la foire internationale de Bukavu .Cet évènement accueille cette année des entrepreneurs locaux et étrangers venant du Burundi, de la Tanzanie et de la RDC. Devant les chevaliers de la plume et du micro de Bukavu et de Goma, BASIZI RISSASSI Ambroise  directeur de cette foire, fait savoir que la  mise en place de ce projet est le résultat de sa participation à plusieurs manifestations entrepreneuriales respectivement à kagera au Burundi et en Tanzanie au travers l’expo BUKOBA 2023. De ces évènements selon lui  naquit le désir effréné  des entrepreneurs de ces pays à venir explorer les initiatives entrepreneuriales de la RDC particulièrement celles de Bukavu.  Une idée qui a débouché sur des résolutions consacrant la tenue de la première édition de la foire internationale à Bukavu en ce mois de mai souligne ce responsable.

Avec une projection de cinq cent entrepreneurs attendus à  cette édition, l’idée  est de créer un marché de partage,  de découverte, de vente, d’exposition  des produits  locaux  et étrangers .Outre ces évènements cette foire est habillée d’une plus belle  robe au travers une programmation consacrée à la culture.

«   Lorsque les gens se rencontre, c’est une occasion de découvrir la culture de chacun. Durant les dix jours, nous avons planifiés trois jours de « journée culturelle » pour chaque pays dont une pour la RDC, une pour la Tanzanie et une autre pour le la RDC, une randonnée sur le majestueux lac Kivu est également prévu question de valoriser la vue touristique dans la ville.

Nous recherchons d’abord l’échange d’expérience il y a en a ceux qui sont en avance  que  d’autres,  il y a  ceux qui ont besoin de plus d’information dans telle transformation, sur tel produit ou tel autre intrant. Ceci représente donc une occasion en or pour les entrepreneurs locaux de  découvrir les savoirs des entrepreneurs étrangers et aux étrangers de découvrir les atouts locaux dans l’entrepreneuriat renchérit-il ».

A lui d’ajouter que lorsque un entrepreneur a choisi  l’entrepreneuriat il ne doit   pas avoir peur d’échouer mais plutôt prendre des risques pour développer leurs structures au niveau locale.

La première édition qui se tient au chapiteaux de Labotte connait l’accompagnement des plusieurs organisations étatiques et non étatiques dont RISS ENTERTAINEMENT, ACAPAM, FEC, ANADEC , Uwezo Afrika Initiative pour ne citer  que celles-là. L’accès au site d’exposition ne conditionne pas le paiement d’aucun rond.

Christian BUZANGU     

ByRolande CINAMA

Sud-Kivu: l’organisation AHID lance le concours “Tempête du cerveau” en faveur de 48 écoles d’Idjwi

L’Association des Handicapés Intégrés aux Droits, AHID en sigle, a lancé la troisième édition du concours “Tempête du Cerveau” le mardi 30 avril 2024 à Idjwi en province du Sud-Kivu.  Ce concours de génies en herbe regroupe 48 écoles dont 24 de la chefferie de Rubenga et 24 écoles de la chefferie de Ntambuka.

Sous le thème : “ investir dans l’éducation et l’entrepreneuriat des jeunes, cette compétition scientifique et culturelle a pour objectifs de contribuer à l’amélioration de l’éducation et de créer une émulation

de lecture et de recherche mais également mettre en place une nouvelle famille scientifique des élèves du territoire d’Idjwi.

Le coordonnateur de l’AHID, M. Raphael Masudi, a indiqué que cette compétition est un vecteur d’union et de cohésion sociale entre les habitants de deux chefferies du territoire d’Idjwi, pour la promotion du vivre ensemble, la paix et l’unité. Il révèle que ce concours vise également à promouvoir la scolarisation des enfants et jeunes vivants avec handicap dans les milieux ruraux en difficultés d’accéder à l’éducation.

« Nous voulons aussi contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable, principalement celui lié à l’éducation. Et on veut beaucoup plus encourager la scolarisation des enfants et jeunes handicapés qui sont dans des milliers ruraux. Ils ont des difficultés à accéder à l’éducation, à accéder aux infrastructures de base.
Et avec ce tournoi, nous pensons que ça vient maintenant susciter la communauté à accompagner cette catégorie de personnes pour leur bien-être et pour leur meilleur futur. C’est ça, vraiment, la vision par rapport à ce tournoi que nous organisons à Idjwi”, dit-il.

Raphaël MASUDI, souligne que l’ambition est d’étendre cette compétition dans toute la province du Sud-Kivu afin que les jeunes des milieux ruraux puissent bénéficier directement des activités culturelles, renforcer leurs compétences, leurs capacités de réflexion,de rédaction.

Il demande  aux autorités administratives, politiques, les organisations ouvrant dans le secteur culturel et  les personnes de bonne volonté de soutenir la réalisation de ce tournoi qui, selon lui, nécessite un coup de main de tout un chacun qui peut d’améliorer les résultats des élèves  à travers ces concours dans le territoire d’Idjwi.

La cérémonie de lancement cérémonie a été couronnée par deux matchs entre les élèves de quatre institutions. Il s’agit de l’Institut Kaboneke, qui a affronté l’Institut Kahule, et de l’Institut Bugarula, qui a joué contre l’Institut Bukumbi.

ByRolande CINAMA

Bukavu / JM de la liberté de la presse : des professionnels des médias sensibilisent la communauté sur la protection de l’écologie à travers une marche pacifique.

La journée mondiale de la liberté de la presse est commémorée chaque année en date du 03 mai. Pour 2024, la presse du sud Kivu a tenu une manifestation pacifique pour sensibiliser la population sur la protection de l’écologie.  Pour le responsable de l’union national de la presse section du sud Kivu, DARIUS KITOKA, cette date qui met en valeur le travail quotidien des professionnelles des médias est non seulement mémorable pour  eux mais également pour les consommateurs de leurs productions.

Il renseigne que le choix du thème « La presse au service de la planète, crise environnemental et urgence pour le journalisme » cette année, est une manière de conscientiser les journalistes sur leur intérêt dans la protection de l’écologie. Il  ajoute que ce moment a été une occasion de montrer aux journalistes des urgences qui se posent pour combattre les crises environnementales en province.

« L’union nationale de la presse section du sud Kivu s’est inscrit comme d’habitude dans le thème mondiale. Nous nous sommes dit de porter la couleur écologique qui est le vert pour dénoncer le danger dans le quelle notre planète est exposé suite à la destruction de l’environnement. Le sud Kivu est aujourd’hui victime de plusieurs catastrophes qui dérangent la quiétude des paisibles citoyens. C’est à nous de bousculer les consciences de la population pour que tout le monde puisse comprendre que la question environnementale est cruciale. Nous voudrions que la presse du sud Kivu soit réellement, efficacement, pratiquement et concrètement au service de la planète ». A-t-il martelé.

Sachez qu’après la lecture du mémorandum qui a été réceptionné par le ministre de l’intérieur, le commissaire général chargé des médias TYPSON IDUMBO au cabinet de NYAMOMA, L’union nationale de la presse a clôturé sa manifestation par une conférence de presse tenue à l’auditorium de la de la femme située à LABOTTE en commune d’Ibanda.

Gisèle BASHWIRA

ByRolande CINAMA

Bukavu : les organes génitaux féminins, leurs hygiènes et leurs maladies au cœur des échanges dans le club Maisha

Donner aux jeunes filles une idée sur la constitution de leurs appareils génitaux en mettant un accent sur la manière dont elles doivent prendre soin de ses organes et les différentes maladies est l’objectif des échanges qui ont réunis 240 jeunes filles de six écoles membres de club Maisha dans la ville de Bukavu à raison de 40 filles par école.

Selon Adèle LUMPALI, animatrice de Uwezo Afrika, ces échanges ont suscité beaucoup d’intérêt chez les jeunes filles concernées « Aucune d’elles n’a été capable de citer ne fût-ce qu’une partie de son appareil génital, mais plusieurs d’entre elles avaient des connaissances un peu erronées en rapport avec l’hygiène de la partie intime. Ainsi se confirmait cette théorie de Mme Ivette gynécologue au pays bas disant que 7 femmes sur 10 s’y prennent mal pour les soins de leur partie intime. Et seulement 3 femmes sur 10 prennent bien soin de leur partie intime, de ce fait à travers certaines questions la grande tendance se penchait vers la confirmation de cette théorie ».

Au vu de l’ignorance totale, l’animatrice était contrainte d’expliquer en intégralité toutes les parties de l’appareil génital. Dans le but de faciliter la compréhension de la partie intérieure, il était plus logique de commencer par la grande partie extérieure qui en général s’appelle, la vulve. Celle-ci a son tour des sous parties dont, le pubis, les grandes lèvres, les petites lèvres, le méat urinaire, le clitoris, et l’entrée du vagin qui se prolonge jusqu’à l’intérieur de l’appareil et s’arrête sur le col de l’utérus, ainsi nous chutons sur la partie intérieure constituée du vagin, du col de l’utérus, de l’utérus, des trompes de Fallope et des ovaires.

Au cours des échanges, les élèves ont donné une idée sur la façon dont elles pratiquent l’hygiène.

Nadia ASSANI explique : Etant donné que chez nous, nous n’avons pas toujours de l’eau à la douche et utilisons des bassins, des sceaux, toute sorte de vases pour nous laver, Pour me laver la partie intime je place le bassin en dessous de la partie à laver et fais ainsi ma toilette intime.

Par rapport à la question concernant les matériels à utiliser lors de la toilette intime

FURAHA BYAMUNGU Joyce détaille la façon dont elle s’y prend « j’utilise n’importe quel gant, du savon et de l ‘eau, il y a ma mère qui m’avait dit que pendant le bain intime je dois introduire le doigts dans le vagin pour se rassurer que je l’ai bien nettoyée ».

En entendant toutes ces réponses et considérant les questions auxquelles on n’a pas donné des réponses, l’animatrice prenant alors soins d’expliquer en long et en large les différentes parties des organes génitaux féminins, la façon de procéder pour bien faire la toilette et les différentes maladies dont elles sont souvent victimes.

Pour finir elle exhorte aux élèves de laver chaque jour les culottes au savon et surtout de bien les rincer et de préférence les sécher au soleil ou pour celles qui peuvent c’est encore mieux de les repasser après le séchage.

 

ByRolande CINAMA

Bukavu : les jeunes filles membres de club Maisha échangent autour de la journée du 8 mars.

La communauté internationale célèbre la date du 8 mars comme une journée de la femme ou une journée de lutte pour les droits de la femme. A cette occasion 240 jeunes filles élèves membres du club Maisha ont échangés sur le thème concernant la célébration de cette journée.

La question capitale était de savoir si toutes celles qui la célèbrent surtout les jeunes filles et même certaines femmes, comprennent l’objet de la célébration de cette journée ?

Pour la plupart de ces élèves, cette journée est une journée où  l’on célèbre la femme.

Pour Natasha BYAMUNGU, cette journée est celle où toutes les femmes doivent porter des pagnes, et faire la fête « dans notre école on célèbre chaque année le 8 mars, mais dire que je connaissais ce que nous célébrons c’est faux, je savais qu’on doit seulement porter le pagne, faire des poèmes, manger et boire à l’honneur de la femme » ;

Emmanuella BAHATI, elle pense que c’est une journée où les hommes doivent aider les femmes à effectuer leurs travaux managers. J’ai un jour attendu ma grande sœur parler de cette journée : elle disait à mes frères que comme c’est le 8 mars, ce sont eux qui vont faire les travaux ménagers et dès lors j’ai compris que cette journée consistait à aider les filles et femmes aux travaux ménagers ».

Comme Natasha BYAMUNGU et Emmanuella BAHATI, nombreuses femmes et filles vivent dans la même ignorance d’où l’importance d’une sensibilisation.

Ceci a permis à Adèle LUMPALI animatrice de UAI d’expliquer brièvement l’historique qui a conduit à la célébration de la date du 8 Mars.

« Il s’agit entre autres de certaines figures et dates qui d’un côté ont marqué le passé et de l’autre influencent l’avenir. Loin de constituer un événement commercial dénaturé, la journée internationale des droits des femmes est une date charnière du calendrier féministe, dont l’objectif est de dénoncer les discriminations, les inégalités et les violences vécues par les femmes. Tout commence par une brave dame du nom de Clara ZETKIN, en 1908, sous son instigation 1500 femmes défilent dans les rues de new York pour réclamer une réduction du temps de travail, une meilleure rémunération et le droit de vote, et un an plus tard, le parti socialiste américain proclame pour la première fois la journée nationale de la femme.

Clara Zetkin une femme militante communiste défenseur des droits des femmes ne s’est pas arrêté par-là, sa lutte continue, en 1910. Elle organise une conférence internationale des femmes travailleuses à Copenhague, ou elle suggère que la journée nationale des droits des femmes accordée par le parti socialiste américain soit reconnue internationale. Une centaine des femmes venues de 17 pays présentes à cette conférence approuvèrent la suggestion  de Clara à l’unanimité. Ce fut une grande victoire célébrée en 1911 dans  certains pays Européens dont l’Autriche, le Danemark, l’Allemagne et la Suisse. Au fil du temps les choses prennent une grande envole et enfin de compte une officialisation de cette journée s’annonce lorsque les Nations Unis commencent à célébrer cette journée

Pourquoi le 8 mars ?

L’idée de Clara de créer une journée internationale de la femme n’avait pas des dates fixes. Elle n’a été officialisée qu’à l’occasion d’une grève en temps de guerre, en 1917, au cours de laquelle les femmes russes ont réclamé du pain et de la paix. Quatre jours après le début de la grève, le tsar a été contraint d’abdiquer, sur ce, le gouvernement provisoire a accordé le droit de vote aux femmes, ceci dit la date de début de la grève des femmes dans le calendrier julien alors en vigueur en Russie était le dimanche 23 février correspondant à la date 8 mars dans le calendrier grégorien. C’est à cette date que la journée de droits de la femme est célébrée aujourd’hui.

En fin de compte après cet historique il était nécessaire de montrer aux jeunes filles que la fête de cette journée ne se limite pas seulement à se remémorer du passé mais aussi de penser à l’avenir, en emboitant les pas de nos prédécesseurs. C’est-à-dire continuer à lutter, à se battre en réclamant les droits auxquels jusqu’aujourd’hui les femmes n’ont pas accès.