Category Archive Success Story

ByThèrese

BAGIRA : LA PLANIFICATION FAMILIALE AU CŒUR D’UNE TRIBUNE D’EXPRESSION POPULAIRE A BAGIRA

300 personnes (leaders locaux, membres des organisations de la société civile, infirmiers titulaires des centres de santé, les relais communautaires, jeunes adolescentes et couples) de la zone de santé de Bagira améliorent leurs connaissances et s’engagent à briser les barrières socio-culturelles sur la planification familiale ce 04 Septembre 2019 au cours d’une Tribune d’expression populaire organisée par Uwezo Afrika Initiative.

Selon l’OMS : « Chaque MINUTE dans le monde: 380 femmes tombent enceinte, 190 grossesses sont non désirées, 40 femmes subissent un avortement et 1 femme, en meurt ». Ces statistiques alarmantes sont une des raisons pour UWEZO AFRIKA INITIATIVE, d’organiser cette tribune d’expression populaire afin d’emmener différents acteurs à analyser, prendre conscience et s’engager pour une meilleure Planification familiale.

Les différents panélistes ont éclairé l’opinion sur les pratiques relatives à la planification familiale, cette dernière étant l’ensemble des moyens qui concourent au contrôle des naissances, dans le but de permettre aux familles de choisir et d’avoir un enfant au moment et au temps voulu.

Docteur Yolande NSHOMBO, Médecin cheffe de zone de santé de Bagira, a montré que les plus grands défis sont les fausses rumeurs sur la planification familiale (cancer, stérilité secondaire, etc…). « Le faible accompagnement et l’implication réduite des églises, des certains leaders d’opinion communautaire, les barrières socio-culturelles (la richesse se traduit par le nombre d’enfants), ainsi que la très faible implication des partenaires masculins rendent difficile la pratique de la planification familiale », martèle-t-elle.

Docteur Nicole MAFINGE , de l’organisation SOFEDI (Solidarité des Femmes pour le développement Intégrale) invite les couples à planifier les naissances car avec le taux de croissance démographique actuel, dans 25 ans ce dernier sera multiplier par deux.  « Mais avec quel moyen de survie et quel espace ?» S’interroge-t-elle.

Par ailleurs, à l’issue de cette tribune d’expression populaire, la plupart des participants ont pris l’engagement de conscientiser leur Entourage, leurs équipes de travail et d’autres prennent la décision de commencer désormais à planifier leurs naissances. A titre illustratif :

Sylvain CHISHUGI, Infirmier Titulaire au centre de santé LUMU, promet de restituer le savoir acquis dans cet échange et faire une priorité les visites familiales et enseignements sur le planning familial’’.

Floride MAHESHE, un relai communautaire s’engage à sensibiliser sur la planification familiale chez les jeunes, leur faire comprendre qu’ils peuvent utiliser des méthodes de contraceptions dont l’abstinence pour éviter des grossesses précoces, non désirées et les avortements clandestins’’

Le couple Alexandre BWENGE et Neema KILONGO, s’engage à planifier désormais les naissances à travers les méthodes de contraception pour le bien-être de tous les membres de leur famille.

Il sied de signaler que les participants demandent aux personnels soignants d’intensifier les sensibilisations afin de  vulgariser les messages sur la planification familiale à chaque contact avec la population.

 

Marie Thérèse CITO

ByIsaac Musharamina

Sud-Kivu : Nicaise Kibel’Bel exhorte l’armée à former des brigades spéciales afin de vaincre les ADF

Présentant le contenu de son nouveau livre aux journalistes de Bukavu, l’écrivain et journaliste d’investigation Nicaise Kibel’Bel Oka recommande à l’Etat congolais de former des brigades spécialisées comme aux USA afin de venir à bout de ADF qui sèment la terreur et désolation à Beni.

Dans son livre « le Jihad en RDC » il explique comment les rebêlent prient afin qu’il y ait division au sein des FARDC, de quelle manière ils utilisent l’art de la ruse et leurs sources de financement.

Par ailleurs il dénonce le fait que certaines ONG et organisations de la société civile sapent l’image des forces loyalistes dans le but de le décourager et anéantir ses efforts.

Pour Kibel’ Bel Oka, la solution à ce problème des ADF à Beni passe par un changement des stratégies de la part des autorités congolaise.

« Entrainer les militaires sur base du terrain, revoir les relations entre populations et l’armée à Beni, redynamiser le renseignement et faire comprendre à la population que l’armée est son reflet » renchérit-il.

Notons que c’est depuis le 16 Janvier 2014 qu’avait eu lieu la première attaque de ce groupe militaire à Beni.

Isaac Musharhamina

ByIsaac Musharamina

La Fondation Etoile plaide pour l’encadrement de la jeunesse congolaise comme l’un des piliers de la restauration de la paix en RDC

A l’occasion de la sortie officielle de la Fondation Étoile, Delphie Namuto affirme que la promotion de l’éducation, l’encadrement de la jeunesse congolaise et la lutte contre la délinquance juvénile demeure parmi les piliers de la réussite véritable du processus de la restauration de la paix en RDC.

C’est lors de la foire culturelle organisée par les enfants orphelins encadrés par cette fondation que cette dernière lance un appel à toutes les couches sociales de la province de Sud-Kivu afin d’éradiquer l’analphabétisme et les inégalités sociales dans le but de garantir aux enfants un avenir radieux.

 

Pour la présidente de la Fondation Espoir, Delphie Namuto : »l’amour, l’engagement, l’ordre, le travail et le progrès repensent la marche de l’étoile pour faire briller l’humanité toute entier ».

Notons que cette fondation a mis au pied le projet « vijana wetu ndio Maendeleo » pour dire, nos jeune c’est le développement afin d’apporter sa pierre à l’encadrement des enfants orphelins.

 

Isaac Musharhamina

ByThèrese

BUKAVU : 90 élèves adolescentes informées sur l’hygiène menstruelle et reçoivent des serviettes hygiéniques renouvelables MAISHA PAD.

En marge de la journée mondiale de l’hygiène menstruelle, célébrée le 28 mai de chaque année, Uwezo Afrika Initiative a organisé deux séances d’échanges avec les élèves du complexe scolaire UJAMAA dans la commune de Kadutu et celles du Complexe scolaire Divin Maitre dans la commune d’Ibanda.  La gestion du cycle menstruelle et l’utilisation des serviettes hygiéniques renouvelables a été au cœur des discussions, dans le but de briser le tabou autour de la menstruation.

Les jeunes filles élèves n’ont pas hésité de parler des difficultés liées à la gestion de leur menstruation.

Alika NTABARUSHA, élève au complexe scolaire Ujamaa, explique : « quand j’ai eu mes premières règles, je ne savais pas ce que c’était au juste, vu qu’à la maison personne ne m’en parlait et non plus à l’école. Je me suis confié à ma grande sœur qui m’a juste dit que j’ai grandi, que je ne dois plus jouer avec les garçons. C’est là que j’ai compris que c’était un sujet tabou et que je ne devais pas en parler. »

Alika, n’est pas la seule à se retrouver dans pareille situation parce que dans beaucoup des familles, la sexualité et plus particulièrement la menstruation reste un sujet tabou, associé à des attitudes et langages négatifs véhiculés par plusieurs cultures.

Noëlla BASHIMBE, élève à l’école DIVIN MAITRE témoigne « je suis très heureuse d’avoir participé à ces échanges sur l’hygiène menstruelle, je comprends que c’est un phénomène naturel chez la femme et que je ne dois pas avoir honte de prendre soin de mon hygiène intime. »

A l’issue des échanges, les 90 élèves adolescentes (en raison de 45 par école) ont reçu chacune un paquet des serviettes hygiénique de la marque Maisha Pad fabriqué par Uwezo Afrika Initiative  afin de contribuer à l’amélioration de leurs conditions hygiénique mais aussi contribuer à la préservation  de la nature. Elles n’ont pas caché leur satisfaction :

Sifa BIRINGANINE : «  Grâce à Uwezo Afrika Initiative, je n’utiliserai plus d’étoffes d’habits pendant mes règles, je vais prendre très bien soins de moi parce que les règles font parti de moi, je vais en parler sans honte pour briser ce silence qui existe  tout autour ».

A travers ses échanges, l’organisation Uwezo Afrika Initiative, ambitionne contribuer à la lutte faite à travers le monde pour briser le silence autour de la menstruation et inviter tous les membres de la communauté à normaliser les conversations autour des règles.

Marie Thérèse CITO

ByThèrese

MAISHA PAD, Des serviettes hygiéniques renouvelables, une alternative sanitaire à la portée des femmes et filles du Kivu !

Des centaines des femmes du Sud-Kivu sont bénéficiaires des serviettes hygiéniques renouvelables et ne cachent pas leur satisfaction. Uwezo Afrika Initiative mobilisent des bienfaiteurs philanthropes mais également des individus afin de rendre accessibles les serviettes hygiéniques lavables aux femmes et aux filles.

C’est depuis Janvier 2019 que des serviettes hygiéniques de la marque Maisha Pad sont visibles à Bukavu et ses périphéries. Des plus en plus des femmes recourent à ces méthodes économiques, sanitaires et écologiques. Certaines utilisatrices n’hésitent pas à exprimer leur satisfaction.

Rose Nsimire témoigne : « auparavant j’étais obligée d’acheter des serviettes jetables, et cela me coûtait beaucoup, car obligée d’acheter chaque mois. Mais depuis que j’utilise des Pads renouvelables, je peux déjà économiser quelques sous de plus ».

Une autre utilisatrice, OLIRAGI Rolande avoue être motivée par la protection de l’environnement : « je n’utilise plus des serviettes jetables car ils ne sont pas recyclables et constituent un danger pour notre lac et l’environnement.

Comme Rose Nsimire et Oliragi Rolande, Uwezo Afrika Initiative (UAI en sigle)  rencontre des centaines des femmes du Kivu pour échanger sur une question qui les intéresse à savoir, leur santé sexuelle et reproductive. Après les échanges plusieurs d’entre elles prennent conscience des risques de santé relatifs à l’utilisation des serviettes hygiéniques jetables qui contiennent des produits chimiques et s’approprient avec enthousiasme l’alternative Maisha Pad.

Comment Uwezo Afrika Initiative atteint ces femmes ?

Linda Mugoli membre du service Marketing de UAI explique : « je contacte les revendeurs et les potentielles clientes afin de les sensibiliser concernant les bienfaits des serviettes hygiéniques renouvelables et les emmener ainsi à acheter le produit Maisha Pad ».

« Egalement, les autres membres de UAI mobilisent des philanthropes ou des bienfaiteurs qui peuvent acheter les serviettes hygiéniques pour un groupe des femmes qui n’ont pas assez des moyens et des filles au sein des écoles », ajoute-elle.

Interrogée sur les perspectives d’avenir, Linda Mugoli déclare que UAI souhaite que toute les femmes du Sud-Kivu et de la RDC en générale aient accès aux serviettes hygiéniques lavables et que la marque Maisha Pad devienne une référence dans le but de préserver la santé menstruelle des femmes et des jeunes filles.

Isaac Musharamina et Marie Thérèse Cito

 

ByIsaac Musharamina

En RD Congo, une femme en minijupe agressée à cause d’une rumeur

Dans le Sud-Kivu, en République démocratique du Congo, une rumeur prêtant au nouveau président Étienne Tshisekedi ou à sa femme la volonté d’interdire le port de la minijupe et du pantalon pour les femmes a débouché sur l’agression et l’humiliation d’une femme en pleine rue le 5 mars à Bukavu. Notre rédaction a mené l’enquête.

Depuis début mars 2019, la rumeur s’est répandue à Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu (est) : Félix Tshisekedi, le nouveau président de la République démocratique du Congo (RDC) élu en janvier, souhaiterait interdire aux femmes le port de la minijupe et du pantalon.

« Tout le monde en parlait sur WhatsApp ! »

Le 5 mars, au détour d’une conversation, elle parvient à Rukumbuzi Delphin Ntanyoma, doctorant en économie, de passage dans le Sud-Kivu :

J’étais à bord d’un camion qui allait de Bukavu à Uvira. Nous étions entassés avec des mamans, des papas, des jeunes et on débattait de tout. D’un coup a surgi dans la discussion la décision du président Tshisekedi d’interdire le port du pantalon et de la minijupe. J’en avais déjà vaguement entendu parler à Bukavu mais je n’y avais pas prêté attention.

J’ai alors demandé à la dame qui en parlait : comment l’avez-vous su ? Tout le monde m’a regardé comme si j’étais une personne étrange, qui n’a pas suivi l’actualité ! Ils m’ont répondu que tout le monde en parlait sur WhatsApp !

Certains disaient que ce n’était pas le président mais la première dame qui avait décidé cette interdiction. Parmi nous, il y avait un militaire qui parlait même d’un décret.

Je leur répondais que ce n’est pas la prérogative du président de dire aux gens comment s’habiller. Le fait que même des dames d’une soixantaine d’années y croient aussi alors qu’elles n’ont pas de smartphone me fait penser que cette rumeur a été diffusée très largement.

Ntanyoma R. Delphin@Delphino12

Ds ces conditions difficiles de transport ds la jungle du Kivu, on parle/discute de la « politique ». Politique ou rumeurs? Selon les sources que je trouve moins informé, @fatshi13 « Président de la République a interdit port de muni-jupe & pantalons pr de dames ». Monde de Rumeurs

 

à cause d’une rumeur

Dans le Sud-Kivu, en République démocratique du Congo, une rumeur prêtant au nouveau président Étienne Tshisekedi ou à sa femme la volonté d’interdire le port de la minijupe et du pantalon pour les femmes a débouché sur l’agression et l’humiliation d’une femme en pleine rue le 5 mars à Bukavu. Notre rédaction a mené l’enquête.

Depuis début mars 2019, la rumeur s’est répandue à Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu (est) : Félix Tshisekedi, le nouveau président de la République démocratique du Congo (RDC) élu en janvier, souhaiterait interdire aux femmes le port de la minijupe et du pantalon.

« Tout le monde en parlait sur WhatsApp ! »

Le 5 mars, au détour d’une conversation, elle parvient à Rukumbuzi Delphin Ntanyoma, doctorant en économie, de passage dans le Sud-Kivu :

J’étais à bord d’un camion qui allait de Bukavu à Uvira. Nous étions entassés avec des mamans, des papas, des jeunes et on débattait de tout. D’un coup a surgi dans la discussion la décision du président Tshisekedi d’interdire le port du pantalon et de la minijupe. J’en avais déjà vaguement entendu parler à Bukavu mais je n’y avais pas prêté attention.

J’ai alors demandé à la dame qui en parlait : comment l’avez-vous su ? Tout le monde m’a regardé comme si j’étais une personne étrange, qui n’a pas suivi l’actualité ! Ils m’ont répondu que tout le monde en parlait sur WhatsApp !

Certains disaient que ce n’était pas le président mais la première dame qui avait décidé cette interdiction. Parmi nous, il y avait un militaire qui parlait même d’un décret.

Je leur répondais que ce n’est pas la prérogative du président de dire aux gens comment s’habiller. Le fait que même des dames d’une soixantaine d’années y croient aussi alors qu’elles n’ont pas de smartphone me fait penser que cette rumeur a été diffusée très largement.

 

Ntanyoma R. Delphin@Delphino12

Ds ces conditions difficiles de transport ds la jungle du Kivu, on parle/discute de la « politique ». Politique ou rumeurs? Selon les sources que je trouve moins informé, @fatshi13 « Président de la République a interdit port de muni-jupe & pantalons pr de dames ». Monde de Rumeurs

 

Le même jour, le blogueur congolais Rodriguez Katsuva, cofondateur du site de vérification Congo Check, a d’ailleurs été sollicité pour vérifier cette rumeur.

Il n’existe à notre connaissance aucune trace d’une déclaration présidentielle concernant l’habillement des femmes.

Mais, toujours le 5 mars, une femme a été agressée à Bukavu par des hommes lui reprochant de porter une minijupe. Elle a été mise au sol et déshabillée de force, encerclée par une foule hilare. Les images de son agression et de son humiliation en public ont été partagées au moins plusieurs centaines de fois sur les réseaux sociaux.

 

Nathalie Yamb@Nath_Yamb

A Bukavu, au Sud Kivu, en mars 2019, une jeune femme a été agressée et déshabillée en pleine rue parce que des hommes n’ont pas apprécié sa tenue. Non, le 8 mars n’est pas un jour de fête et la lutte est encore longue. #8mars

Amb.Francine Muyumba

✔@Muyumba

Je tiens à dénoncer le traitement inadmissible réservé aux femmes de #Bukavu. Aucune loi de la république n’interdit les pantalons&mini-jupes. Que les autorités garantes de nos droits s’activent d’urgence pour mettre fin à cette tentative d’intimidation&violation de nos libertés.

Rodriguez Katsuva@rodrah1

#Bukavu +sieurs femmes humiliées hier par des motards parce qu’elles s’habillaient en pantalon ou en mini-jupe en ce mois de mars. Cause: une #FakeNews selon laquelle @fatshi13 Tshisekedi aurait interdit ces habits! L’infox fait des vraies victimes en #RDCongo @habariRDC #RDC

 

Alex Bahati

Est-il vrai que les gens s’acharnent sur les dames en mini jupe ou mini robe a Bukavu?? (Je m’excuse pour les images)
Kama nikweli please guys soyons civilisés

Dans le Sud-Kivu, en République démocratique du Congo, une rumeur prêtant au nouveau président Étienne Tshisekedi ou à sa femme la volonté d’interdire le port de la minijupe et du pantalon pour les femmes a débouché sur l’agression et l’humiliation d’une femme en pleine rue le 5 mars à Bukavu. Notre rédaction a mené l’enquête.

Depuis début mars 2019, la rumeur s’est répandue à Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu (est) : Félix Tshisekedi, le nouveau président de la République démocratique du Congo (RDC) élu en janvier, souhaiterait interdire aux femmes le port de la minijupe et du pantalon.

« Tout le monde en parlait sur WhatsApp ! »

Le 5 mars, au détour d’une conversation, elle parvient à Rukumbuzi Delphin Ntanyoma, doctorant en économie, de passage dans le Sud-Kivu :

J’étais à bord d’un camion qui allait de Bukavu à Uvira. Nous étions entassés avec des mamans, des papas, des jeunes et on débattait de tout. D’un coup a surgi dans la discussion la décision du président Tshisekedi d’interdire le port du pantalon et de la minijupe. J’en avais déjà vaguement entendu parler à Bukavu mais je n’y avais pas prêté attention.

J’ai alors demandé à la dame qui en parlait : comment l’avez-vous su ? Tout le monde m’a regardé comme si j’étais une personne étrange, qui n’a pas suivi l’actualité ! Ils m’ont répondu que tout le monde en parlait sur WhatsApp !

Certains disaient que ce n’était pas le président mais la première dame qui avait décidé cette interdiction. Parmi nous, il y avait un militaire qui parlait même d’un décret.

Je leur répondais que ce n’est pas la prérogative du président de dire aux gens comment s’habiller. Le fait que même des dames d’une soixantaine d’années y croient aussi alors qu’elles n’ont pas de smartphone me fait penser que cette rumeur a été diffusée très largement.

Ntanyoma R. Delphin@Delphino12

 

 

Ds ces conditions difficiles de transport ds la jungle du Kivu, on parle/discute de la « politique ». Politique ou rumeurs? Selon les sources que je trouve moins informé, @fatshi13 « Président de la République a interdit port de muni-jupe & pantalons pr de dames ». Monde de Rumeurs

 

à cause d’une rumeur

Dans le Sud-Kivu, en République démocratique du Congo, une rumeur prêtant au nouveau président Étienne Tshisekedi ou à sa femme la volonté d’interdire le port de la minijupe et du pantalon pour les femmes a débouché sur l’agression et l’humiliation d’une femme en pleine rue le 5 mars à Bukavu. Notre rédaction a mené l’enquête.

Depuis début mars 2019, la rumeur s’est répandue à Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu (est) : Félix Tshisekedi, le nouveau président de la République démocratique du Congo (RDC) élu en janvier, souhaiterait interdire aux femmes le port de la minijupe et du pantalon.

« Tout le monde en parlait sur WhatsApp ! »

Le 5 mars, au détour d’une conversation, elle parvient à Rukumbuzi Delphin Ntanyoma, doctorant en économie, de passage dans le Sud-Kivu :

J’étais à bord d’un camion qui allait de Bukavu à Uvira. Nous étions entassés avec des mamans, des papas, des jeunes et on débattait de tout. D’un coup a surgi dans la discussion la décision du président Tshisekedi d’interdire le port du pantalon et de la minijupe. J’en avais déjà vaguement entendu parler à Bukavu mais je n’y avais pas prêté attention.

J’ai alors demandé à la dame qui en parlait : comment l’avez-vous su ? Tout le monde m’a regardé comme si j’étais une personne étrange, qui n’a pas suivi l’actualité ! Ils m’ont répondu que tout le monde en parlait sur WhatsApp !

Certains disaient que ce n’était pas le président mais la première dame qui avait décidé cette interdiction. Parmi nous, il y avait un militaire qui parlait même d’un décret.

Je leur répondais que ce n’est pas la prérogative du président de dire aux gens comment s’habiller. Le fait que même des dames d’une soixantaine d’années y croient aussi alors qu’elles n’ont pas de smartphone me fait penser que cette rumeur a été diffusée très largement.

 

 

 

 

Ntanyoma R. Delphin@Delphino12

Ds ces conditions difficiles de transport ds la jungle du Kivu, on parle/discute de la « politique ». Politique ou rumeurs? Selon les sources que je trouve moins informé, @fatshi13 « Président de la République a interdit port de muni-jupe & pantalons pr de dames ». Monde de Rumeur

Le même jour, le blogueur congolais Rodriguez Katsuva, cofondateur du site de vérification Congo Check, a d’ailleurs été sollicité pour vérifier cette rumeur.

Il n’existe à notre connaissance aucune trace d’une déclaration présidentielle concernant l’habillement des femmes.

Mais, toujours le 5 mars, une femme a été agressée à Bukavu par des hommes lui reprochant de porter une minijupe. Elle a été mise au sol et déshabillée de force, encerclée par une foule hilare. Les images de son agression et de son humiliation en public ont été partagées au moins plusieurs centaines de fois sur les réseaux sociaux.

Nathalie Yamb@Nath_Yamb

 

 

A Bukavu, au Sud Kivu, en mars 2019, une jeune femme a été agressée et déshabillée en pleine rue parce que des hommes n’ont pas apprécié sa tenue. Non, le 8 mars n’est pas un jour de fête et la lutte est encore longue. #8mars

 

 

Amb.Francine Muyumba

✔@Muyumba

Je tiens à dénoncer le traitement inadmissible réservé aux femmes de #Bukavu. Aucune loi de la république n’interdit les pantalons&mini-jupes. Que les autorités garantes de nos droits s’activent d’urgence pour mettre fin à cette tentative d’intimidation&violation de nos libertés.

Rodriguez Katsuva@rodrah1

#Bukavu +sieurs femmes humiliées hier par des motards parce qu’elles s’habillaient en pantalon ou en mini-jupe en ce mois de mars. Cause: une #FakeNews selon laquelle @fatshi13 Tshisekedi aurait interdit ces habits! L’infox fait des vraies victimes en #RDCongo @habariRDC #RDC

 

Alex Bahati

Est-il vrai que les gens s’acharnent sur les dames en mini jupe ou mini robe a Bukavu?? (Je m’excuse pour les images)
Kama nikweli please guys soyons civilisés

 

« ils s’en sont pris à elle parce qu’elle était en minijupe »

Lorsqu’il a appris la nouvelle de l’agression, Omar Abedi, membre de l’association de défense des droits des femmes Uwezo Afrika, a immédiatement cherché à venir en aide à la victime.

Nous sommes en train de lui chercher un nouveau logement. Elle est traumatisée, il faut qu’elle quitte le quartier pendant un moment.

Elle m’a raconté l’agression. Elle était sur le chemin pour rentrer chez elle, de retour du travail. Elle est passée devant quelques motards qui ont l’habitude de stationner aux alentours de la place Major Vangu, dans le quartier de Panzi.

Ils se sont mis à lui crier dessus, à se diriger vers elle. Elle n’avait aucun antécédent avec ces hommes, ils s’en sont pris à elle juste parce qu’elle était en minijupe.

Elle a essayé de fuir mais ce n’était pas possible. Quand elle a résisté, les motards ont commencé à la déshabiller.

Elle était au sol, les gens prenaient des photos, y compris des femmes.

« Les femmes doivent pouvoir vivre leur habillement en toute liberté ! »

Douce Namwezi, la directrice d’Uwezo Afrika, veut que l’émotion suscitée par cette agression amène à une prise de conscience de la part des autorités :

C’est terrible d’assister au passage d’une rumeur à la violation de la dignité des femmes. Si tout le monde avait entendu cette rumeur à Bukavu, y compris les policiers et les politiques, pourquoi personne n’a réagi ? Dans un premier temps, cela n’a pas été pris au sérieux alors que cette rumeur est très grave !

En relayant les images de cette agression, on a voulu amener les autorités à sortir d’un silence complice, elles ont fini par dire que les auteurs de ces actes, dont les visages sont identifiables, devaient être sanctionnés.

Pour l’instant personne n’a été arrêté mais cela a au moins fait un peu taire cette rumeur.

Lorsqu’il a appris la nouvelle de l’agression, Omar Abedi, membre de l’association de défense des droits des femmes Uwezo Afrika, a immédiatement cherché à venir en aide à la victime.

Douce Namwezi, la directrice d’Uwezo Afrika, veut que l’émotion suscitée par cette agression amène à une prise de conscience de la part des autorités :

C’est terrible d’assister au passage d’une rumeur à la violation de la dignité des femmes. Si tout le monde avait entendu cette rumeur à Bukavu, y compris les policiers et les politiques, pourquoi personne n’a réagi ? Dans un premier temps, cela n’a pas été pris au sérieux alors que cette rumeur est très grave !

En relayant les images de cette agression, on a voulu amener les autorités à sortir d’un silence complice, elles ont fini par dire que les auteurs de ces actes, dont les visages sont identifiables, devaient être sanctionnés.

Pour l’instant personne n’a été arrêté mais cela a au moins fait un peu taire cette rumeur.

Pour en savoir plus, cliquer sur le lien ci-dessou

https://observers.france24.com/fr/20190315-rd-congo-une-femme-minijupe-agressee-cause-rumeur?ref=fb_i&fbclid=IwAR1wh8RLabj8qBjKhtg5vx-BrH1uAstHyDMdH7Ps2oUY6aInAyrIluODMZ0

ByIsaac Musharamina

Pourquoi les femmes doivent utiliser les serviettes hygiéniques renouvelables?

Une femme consomme des grandes quantités de protections féminines. Rien que pour les serviettes, 1447 serviettes jetables sont utilisé chaque seconde dans le monde selon le magazine français ecoconso. Les quantités des déchets largués dans l’environnement est énorme et sans compter combien cela coûte pour l’économie de la femme mais également de la famille. Afin d’apporter des solutions à ces défis, Florentin Kagamba Tino, chef de production à l’atelier de couture au sein de Uwezo Afrika Initiative nous donne les raisons d’utiliser les serviettes hygiéniques renouvelables en lieu et place des jetables.

De nos jours les serviettes jetables sont sujet des polémiques sur la santé et d’autres parts ils polluent la nature et sont aussi coûteux.

A en croire notre source, les Pads renouvelables ou serviettes hygiéniques offrent une garantie économique suffisante aux femmes afin qu’elles ne changent pas chaque fois les serviettes hygiéniques tout en répondant à un besoin de dépense mensuelle chez la femme.

Outres, l’impacte de l’utilisation des serviettes hygiéniques renouvelables sur l’environnement est largement meilleur par rapport aux serviettes jetables car ces derniers sont produits en grande quantité et jetées en plus dans la nature tout en générant d’énormes quantité de déchet, en plus de cela, ils ne sont pas recyclables.

 » ainsi les pads renouvelables sont écologiques,car leurs utilisatrices ne vont pas être obligées de les jeter dans la nature une fois utilisés. Ainsi ces serviettes renouvelables aident pour la protection de l’environnement » renseigne Florentin Kagamba.

Par ailleurs, sur le plan humanitaires, elles se révèlent comme étant une solution pour ces femmes vivant dans les milieux ruraux qui par manquent des moyens pour se procurer des pads à usage unique, utilisent des étoffes d’habits m’étant ainsi en danger leur santé car s’exposant aux maladies infectieuses.

Le chef de production à l’atelier de couture de Uwezo Afrikaans invite les femmes de venir vers eux afin de se procurer des serviettes hygiéniques renouvelable MAISHA PAD. Outre, il appelle les hommes de les acheter pour leurs épouses, filles, soeurs,mère afin de contribuer à leur bien être.

Par Isaac Musharhamina

ByIsaac Musharamina

Douce Namwezi : « La justice doit sanctionner ceux qui déshabillent les femmes à Bukavu »!

Depuis quelques semaines, certaines filles de la Bukavu qui portent des pantalons et mini jupes vivent dans la psychose suite à la chasse dont elles font face de la part des certaines personnes qui disent appliquer la mesure du président de la République qui interdirait le port des pantalons et mini-jupes. Ainsi en l’espace de deux jours certaines se sont vues déshabillées en public à des lieux différents en ville de Bukavu. Une situation qui ne laisse pas indifférente les organisations de défense de droit de la femme. Occasion pour madame Douce Namwezi, journaliste et Directrice de Uwezo Afrika Initiative (www.uwezoafrika.org), une structure de la société civile de dénoncer cette situation qui constitue une violation grave de la déclaration universelle des droits de l’homme.

Après la prestation de serment du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, une rumeur circule en ville de Bukavu, selon laquelle le président aurait interdit le port des mini-jupes et pantalons, mais curieusement aucune décision officielle n’a jamais été rendue publique par la présidence dans ce sens.

Entre-temps, certains motards et d’autres personnes s’adonnent à déchirer les pantalons et mini-jupes des jeunes filles à des endroits comme la place Major Vangu en commune d’Ibanda et au beach Muhanzi en commune de Kadutu sous l’œil impuissant de certaines autorités locales.

En réaction, Madame Douce Namwezi, journaliste et directrice de l’organisation Uwezo Afrika Initiative se dit choquée de cette pratique qui déshonore la femme qui a droit à la dignité comme tout autre personne.

« La Déclaration Universelle des droits  de l’homme stipule  en son tout premier article  que : tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droit ; Et en parlant des êtres humains on voit les femmes et les hommes, les filles les garçons. Autrement dit cela veut dire que chaque personne doit se sentir libre et jouir de toute sa liberté et cela va de l’éducation jusqu’à des choses vraiment élémentaires tel que l’habillement. Aussi aucune personne ne devrait sous prétexte de ne pas être d’accord avec tel ou tel autre habillement, abuser, en faisant recours à la violence pour déchirer publiquement les habits d’une femme ou d’une fille simplement puisque il y a une rumeur qui le dit» déplore-t-elle

Par ailleurs, Douce Namwezi, demande à la justice de poursuivre les auteurs et complices pour que ces derniers répondent de leurs actes et permettre ainsi à ces filles et femmes de jouir de leurs libertés garanties par la constitution de la RDC et différents instruments juridiques internationaux sur la protection de le femme auxquels la RDC est signataire.

« Je condamne avec la toute dernière énergie, ce genre de comportement et j’appelle à la justice de se saisir de ces cas de ces personnes inciviques qui ont osées porter les mains sur les femmes ou les jeunes filles qui se promenaient dans toute leur liberté » indique-t-elle

En somme, depuis un certain temps des messages de condamnation de cette pratique barbares circulent sur les réseaux sociaux en vue de sensibiliser la masse sur les méfaits de cette dernière : « Cette situation toute la communauté, nous devons nous unir comme un seul homme pour dire non à ces inciviques disons et libérons nos sœurs dans cette psychose qui les déstabilise. Partager ce message pour sauver nos camarades, nos sœurs » conclu un internaute.

Par Loni Irenge Joe de echosevangilemagazine.net

ByIsaac Musharamina

Nicaise Kibel’Bel Oka: « les Fardc devraient utiliser une stratégie de guerre non conventionnelle pour venir à bout des groupes armés »

Devant les chevaliers de la plume de la ville de Bukavu ce Jeudi le 28 Février 2018, l’écrivain congolais et journaliste d’investigation Nicaise Kabel’bel Oka échange sur la question de « relations interdépendantes entre les groupes armés locaux et étrangers dans le Kivu ». Lors d’un café de presse organisé par Uwezo Afrika Initiative en collaboration avec Internews, l’auteur des plusieurs livres dont l’avènement du Jihad en RDC, revient aussi sur les objectifs distincts des groupes armés ainsi que leurs modes opératoires.

A en croire Nicaise, il existe une relation interdépendante entre les groupes armés locaux et étranger à l’est de la république démocratique du Congo car ces derniers se partagent les mêmes territoires, où ils ont besoin d’y survivre et d’y consommer les produits mais également tous ont comme ennemi commun l’État.

Outres, les groupes armés étrangers bien équipes en armes et en munitions, logistiques et stratégies ont besoin des groupes armés locaux moins équipes mais qui ont une main d’œuvre locale. Ces derniers échangent des renseignements sur les positions des militaires et de la police nationales et se substituent même en renfort les uns pour les autres.

« dans le triangle d’interdépendance des groupes armés locaux et étrangers, lorsqu’un l’un veut attaquer les Fardc il sollicite le concours de l’autre en renseignement et en renfort ».

Outres, il exprime le regret de voir combien les hommes politique ne protège pas l’armé et ne comprend pas que c’est qu’une armée national:  » quand les Fardc tuent les mai mai ( nom des plusieurs groupes armés locaux), la classe politique et la population crie à la violation des droits de l’homme ou lorsqu’on les arrêtent, certains jeunes autochtones descendent dans les rues afin de revendiquer leur libération ».

Par ailleurs, la population elle même ne comprend pas les la réalité de cette guerre car le congolais lui même n’arrive pas à identifier l’ennemie ou encore la communauté nationale pour des raisons qui les sont propres ne dénonce pas ces groupes armés.

Signalons que l’écrivain congolais et journaliste d’investigation recommande aux congolais de refuser de collaborer avec l’ennemi mais aussi à l’armé de former des unités spéciales adaptées qui connaissent les stratégies de ces groupes armés mais également de mettre la ruse au premier plan.

Isaac Musharhamina

ByIsaac Musharamina

Election du Gouverneur : « Nous avons besoin d’un gouverneur qui connait la réalité et les problèmes du Sud-Kivu », Douce Namwezi

Le Sud-Kivu fait face aux multiples défis qui ralentissent son développement et qui affectent la population. A l’occasion du nouveau souffle de l’alternance à la tête du pays, et vu l’élection du gouverneur et du vice-gouverneur prévue en mars 2019, Douce Namwezi, Journaliste et Directrice de Uwezo Afrika Initiative (www.uwezoafrika.org), une structure de la société civile ; pense que l’heure est venue pour les députés à élire un gouverneur qui incarne la responsabilité, et qui maitrise les problèmes de la province, ceci dans le but de  participer au démarrage économique et social de la province.

«Nous avons besoin d’un gouverneur qui connait la réalité de la province et les problèmes du Sud-Kivu. (…) qui vit avec la population qui n’a pas d’eau, de l’électricité, des routes, etc. Il doit être suffisamment fort pour contrecarrer les injonctions soit de la capitale et des partis politiques, et qui peut être à mesure de pouvoir jouer de son poids pour faire décoller la province », fait savoir Douce Namwezi.

Pour la consœur, après un défilé des gouverneurs observé à la tête de la province, c’est le moment ou jamais d’avoir un gouverneur stable et dont les moyens de sa politique pourront aider à développer la province tout en étant ouvert à toutes les propositions et critiques négatifs à son égard.

«On besoin d’un gouverneur qui pourra lire un article et se regarder dans le miroir et changer, et non celui qui pourra museler tous ceux qui seront contre sa façon de faire. Il doit avoir le souci des problèmes de la population et y apporter une réponse qui ne sera pas démagogique ni politique», exhorte-t-elle.

Pour le genre, la Directrice de Uwezo Afrika Initiative, souligne que loin de connaitre les besoins de la population en général, la province a besoin d’un gouverneur qui pourra prendre en compte les besoins des femmes et des jeunes filles pour une société inclusive, en les plaçant dans le prochain gouvernement pour participer au changement de la donne.

Vu la confiance donnée aux nouveaux élus de la province, lors des élections provinciales passées, Douce Namwezi appelle alors aux électeurs députés à faire face au monnayage et aux injonctions d’ici et là lors des élections en faisant un choix judicieux et démocratique,  ceci pour sauver la province qui souffre de plusieurs défis.

Elie Bigaba de Jambo RDC